Même dans le vin, la Chine s'éveille

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L'Empire du Milieu ne cesse de planter des vignes et de s'intéresser aux vins étranger. Ses volumes restent faibles mais, en 2010, il est devenu septième producteur mondial.

Ils s'appellent Changyu ou Dynasty et n'ont pas fini de faire parler d'eux. Grâce à ses nouveaux mastodontes de la viticulture, la Chine fait une percée spectaculaire dans le marché mondial du vin, passant de la dixième à la septième place des producteurs entre 2007 et 2010. Selon une étude de l'International Wine and Spirit Record pour le salon Vinexpo (qui se tiendra du 19 au 23 juin à Bordeaux), la production chinoise devrait encore augmenter de 77 % dans les quatre ans et sa consommation bien plus rapidement. Elle a grimpé de 104,4 % depuis 2005 et devrait encore progresser de 20 % d'ici à 2014.

« Nous encourageons les Chinois à produire car plus ils boiront leurs vins locaux, plus ils auront envie de découvrir ceux des étrangers », explique Robert Beynat, directeur général de Vinexpo. Les Chinois, comme les Américains et les Russes (dont la consommation devrait progresser de 9 % environ chacun dans les quatre ans) sont les relais de croissance de demain.

Si la production mondiale est stable et devrait le rester, à environ 3 milliards de caisses (de 9 litres), la consommation, elle, devrait encore progresser de 3,2 % dans les quatre ans. Elle continuera aussi de se valoriser (+ 6,7 % de hausse en valeur), les nouvelles classes moyennes délaissant les vins de table à moins de 5 euros au profit des bouteilles à plus de 10 euros.

L'Argentine veut exporter plus

À côté de la Chine, les producteurs dits du « nouveau monde » ne constituent plus un groupe de pays homogène. L'Australie, qui a consenti de fortes baisses de prix, notamment pour entrer chez le distributeur britannique Tesco, souffre d'une image de qualité dégradée et s'apprête à diminuer sa production. Le Chili n'a plus beaucoup de terre disponible. À l'inverse, l'Argentine a de l'espace et un marché intérieur en baisse, ce qui va la conduire à augmenter sa production de plus de 13 % d'ici à 2014 pour exporter.

La France reste le premier exportateur en valeur, loin devant l'Italie (7,7 milliards d'euros exportés, contre 4,4 pour le second). Mais ses ventes en volume ne cessent de chuter rétrogradant le pays à la troisième place mondiale pour la production en nombre de caisses, derrière l'Italie et l'Espagne. Sophie Lécluse

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Commentaires
a écrit le 20/01/2011 à 15:10 :
Et oui et les chinois commencent à acheter nos chateaux de vin français.
a écrit le 16/01/2011 à 18:37 :
Pas étonnant que la France recule, en Californie les vins français sont plus cher que les autres mais pas toujours bien meilleurs, j'ai trouvé des vins français pour 30 - 40 ? la bouteille alors qu'en France le même est entre 10- 15? c'est du vol, on prend les étrangers pour des pigeons mais sa marche pas, d'autant plus qu' il y a d'excellent vins californiens, chiliens, argentin, pour bien moins cher

Bravo au chinois, ils s'investissent dans tout et essaye de faire des efforts pour s'améliorer, ils verront leur succès par les résultats et nous au lieu de se croire les meilleurs dans tous on devrait faire preuve de plus d'humilité et se remettre en question
Réponse de le 16/01/2011 à 19:04 :
@ Plop: les vins californiens, c'est la loterie, certains ont excellents, d'autres infects. Les vins chiliens et argentins sont bons. Quant aux produits français, ils sont au départ au même prix, mais plus la marge de l'importateur, du vendeur et le transport, ils deviennent en effet inabordables.

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