Alimentation : forte baisse des prix de vente des agriculteurs en mai
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Les prix de vente des agriculteurs ont baissé de 9,4% sur un an en mai.
Reuters
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Les prix de vente des agriculteurs ont baissé de 9,4% sur un an en mai.
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Les prix des produits vendus par les agriculteurs ont reculé de 9,4% en mai dernier en France par rapport à mai 2022, sous l'effet de la baisse des cours des céréales et oléagineux. Ces prix restent toutefois globalement supérieurs aux prix relevés deux ans plus tôt, a rapporté l'Insee vendredi.
En un mois seulement (entre avril et mai 2023), les prix du blé tendre, la céréale du pain, ont baissé de 9,8% « en raison notamment de conditions de culture favorables en Russie et dans l'Union européenne et de la prolongation de l'accord autorisant les exportations en provenance d'Ukraine et de Russie par la mer Noire ». Les prix du maïs ont aussi reculé (-12,5% sur un mois), « en lien notamment avec de bonnes conditions de culture aux États-Unis et au Brésil ».
Les coûts de production des agriculteurs ont également reculé : -1,8% sur un an, selon l'indice mesurant l'évolution des prix des biens et services utilisés par les exploitants (carburant, engrais, pesticides, aliment des animaux, services vétérinaires, entretien du matériel...).
Du côté de la viande, les prix payés aux éleveurs étaient en mai 2022 « supérieurs de 33,9% à leur niveau de mai 2021 ». Le prix des œufs a, lui, plus que doublé sur la période (+145,4%).
Ces prix ne sont pas sans effet sur la consommation des ménages : celle-ci, qui est l'un des principaux moteurs de la croissance, avait accentué sa baisse en avril. Elle avait chuté de 1%, après -0,8% en mars et -0,3% en février, du fait d'une moindre consommation en énergie comme en produits alimentaires.
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L'Insee a aussi publié vendredi les chiffres de l'inflation. Dans le détail, les prix alimentaires ont continué à flamber en juin (+13,6% sur un an), mais leur progression a ralenti par rapport au mois de mai (+14,3% sur un an). Le niveau des prix, toujours très élevé, pourrait revenir sur la table des sujets sensibles du gouvernement.
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Début juin, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait de nouveau demandé aux industriels de l'agroalimentaire d'accélérer les négociations pour faire baisser les prix, sous peine de les taxer et de les dénoncer. « Avant la fin du mois de juin, je publierai la liste de tous les industriels de l'agro-alimentaire qui ont joué le jeu et la liste des industriels de l'agroalimentaire qui ont refusé de revenir à la table des négociations et qui n'ont pas voulu faire baisser les prix de détail alors que les prix de gros baissent », avait averti le ministre.
(Avec AFP)
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