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Eau : Nestlé prévoit de supprimer une centaine d'emplois dans les Vosges

AFP

Publié le 06 juillet 2019 à 07:40 - Mis à jour le 06 juillet 2019 à 07:58

Les sites de Vittel et Contrexéville, détenus par Nestlé Waters, emploient un millier de salariés et produisent 1,5 milliard de bouteilles par an, toutes marques confondues (Vittel, Hépar, Contrex).

Les sites de Vittel et Contrexéville, détenus par Nestlé Waters, emploient un millier de salariés et produisent 1,5 milliard de bouteilles par an, toutes marques confondues (Vittel, Hépar, Contrex).

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Le propriétaire des usines d'embouteillage à Vittel et Contrexéville (Vosges) prévoit un plan de réorganisation des sites qui comprend notamment une centaine de départs non remplacés d'ici à 2022.

Le groupe Nestlé Waters, propriétaire des usines d'embouteillage à Vittel et Contrexéville (Vosges), a présenté aux salariés un plan de réorganisation des sites qui prévoit notamment une centaine de départs non remplacés d'ici à 2022.

Le plan de transformation, baptisé "Vosges 2022", présenté fin juin aux salariés, s'articule autour de trois axes, selon la direction : l'évolution des outils et l'innovation; une nouvelle organisation avec des perspectives d'évolution et de formation ; des aménagements de fin de carrière.

"Il s'agit d'un plan qui vise à assurer la pérennité de la production des sites de Vittel et Contrexéville dans un contexte concurrentiel accru avec l'émergence de différents concurrents, de nouveaux cadres réglementaires avec les états généraux de l'alimentation et de nouveaux modes de consommation à domicile des particuliers", a détaillé la direction.

"On doit s'adapter pour répondre aux attentes des consommateurs et des clients", a-t-on ajouté.

Un millier de salariés sur deux sites

Les sites de Vittel et Contrexéville emploient un millier de salariés et produisent 1,5 milliard de bouteilles par an, toutes marques confondues (Vittel, Hépar, Contrex). Dix millions d'euros ont été investis en 2019 pour notamment installer des presses à injection.

Les départs volontaires pourraient concerner 111 équivalents temps plein. "On a du mal à croire qu'on va pouvoir fonctionner avec 111 personnes en moins et on est inquiets pour la sécurité, les conditions de travail et la production", a réagi Stéphane Cachet, délégué syndical CGT. La CGT et la CFDT vont élaborer "des contre-propositions en s'appuyant sur le travail des experts qu'on a mandatés", a ajouté M. Cachet.

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"Contrairement aux réorganisations passées dues à la modernisation de notre outil de travail, on est sur une réorganisation structurelle de l'entreprise", a estimé Yannick Duffner, délégué syndical CFDT. "On a un sentiment de frustration. On a déjà fait énormément d'efforts pour pérenniser la marque ou satisfaire le groupe, et on s'aperçoit qu'il n'y a pas de fin, ils en demandent toujours plus", a-t-il ajouté. "Encore une fois, ça va faire des salariés en moins dans l'entreprise pour pouvoir prétendre à des investissements du groupe", a regretté M. Duffner.

Vaste repositionnement

Le groupe Nestlé a engagé un vaste repositionnement de son portefeuille de produits sous l'égide de son nouveau patron, l'Allemand Mark Schneider, qui a repris les commandes en janvier 2017 avec pour mission de relancer la croissance qui n'avait cessé de s'étioler.

Le géant suisse de l'agroalimentaire avait été vivement critiqué par le fonds activiste Third Point pour s'être laissé distancer par des entreprises plus petites et plus en phase avec les nouvelles tendances de consommation, l'exhortant à céder ses marques en perte de vitesse.

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"Il y a une pression accrue des actionnaires pour avoir davantage de rentabilité et le moyen de réduire les frais fixes, c'est de réduire les salariés", a résumé M. Duffner. Les discussions entre direction et syndicats sont prévues jusqu'en octobre.

AFP

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