Skoda est devenue la pépite du groupe Volkswagen

 |   |  413  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Skoda)
La firme tchèque passe la barre des 800.000 immatriculations annuelles et vise 1,5 million en 2018.

Le très haut de gamme se porte bien, malgré la crise... Les modèles économiques aussi. Alors que le roumain Dacia s'apprête à boucler une année record en production (y compris les modèles sous label Renault), le tchèque Skoda annonce des ventes historiques. Et ce, alors même que 2011 n'est pas encore achevé. Au cours des onze premiers mois, les ventes ont progressé de 16 % à 816.800 unités pour un objectif initial de plus de 800.000 sur l'exercice. Quel chemin parcouru, vingt-et-un ans presque jour pour jour après la signature des accords de reprise par Volkswagen, à la barbe de Renault ! En 1990, l'usine de Mladá Boleslav, obsolète, peu productive, produisait à peine 190.000 véhicules de très mauvaise qualité.

Technologie réputée

Et ce n'est pas fini. Le constructeur vise 1,5 million d'unités en 2018. Il va notamment lancer une mini-urbaine, la Citigo (copie de la Volkswagen Up) en mai 2012, une compacte (équivalente de la Golf) en fin d'année prochaine et une remplaçante de la familiale Octavia (la plus vendue de la gamme) en 2013.

S'il tire son épingle du jeu en Europe, le constructeur a plus que doublé ses volumes le mois dernier en Russie, où il dispose d'une usine à Kalouga. Skoda croît aussi de 42 % en Chine (production à Shenzhen), 26 % en Inde (fabrication à Poona), où il a lancé en novembre un modèle à quatre portes spécifique, la Rapid.

À l'origine du succès : une technologie réputée d'origine Volkswagen, y compris la transmission 4x4 ou la boîte à double embrayage, une fiabilité similaire à celle des voitures de son actionnaire allemand, une esthétique classique et élégante, un bon rapport habitabilité-qualité-prestations-prix. Même si les tarifs ont augmenté, il reste un différentiel de 1.500 euros (dans l'Hexagone) en faveur de la petite Fabia de base (70 chevaux, 12.200 euros) vis-à-vis de sa demi-soeur Volkswagen Polo ; de 2.000 euros pour une Octavia (105 chevaux) en comparaison d'une Jetta. Skoda est également monté en gamme sur la décennie. Rien à voir avec des Dacia ! Une limousine Superb, très chic et proche d'une Audi, culmine à plus de 40.000 euros !

Skoda, qui s'est imposé dans le groupe Volkswagen au détriment de l'espagnol Seat avec une meilleure productivité, des coûts inférieurs et une gamme plus cohérente, a augmenté son chiffre d'affaires de 21 % sur neuf mois. Il a fortement accru (+ 83 %) son résultat opérationnel à 575 millions d'euros. Sa marge atteint 7,5 %, un résultat très honorable pour un constructeur généraliste.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/01/2012 à 17:32 :
C'est bien pour Skoda...Mais que les prix restent compétitifs et que les nouveautés ne nuisent pas à la fiabilité.Aujourd'hui, ce que l'on attend d'un evoiture set simple:
-Qu'elle nous plaise (Design, mode...)
-Qu'elle soit facile à entretenir. (FAP en particulier...)
-Qu'elle soit fiable (On n'a pas le temps à passer dans une concession à attendre qu'ils reprogramment ou trouvent une panne électronique )
-Qu'elle ne coûte pas trop cher...
Que ce constructeur se le rappelle à l'occasion.
a écrit le 29/12/2011 à 15:51 :
pourtant elles sont vieillottes... comme quoi
Réponse de le 30/12/2011 à 9:36 :
Faudra aller faire un tour dans une concession . . .
La technologie est celle du groupe VW, quand au design ça reste une question de gout mais ce n'est certainement pas vieillots.
a écrit le 29/12/2011 à 12:20 :
"...reprise par Volkswagen, à la barbe de Renault.." Ne pas oublier l'important coup de main, à VAG, de la délégation CGT de Renault venue en Tchécoslovaquie pour déconseiller aux "camarades" de se laisser racheter par la Régie...
a écrit le 29/12/2011 à 9:08 :
Les clés de succès : les produits à très fortes valeurs ajoutée ... l'inverse de Dacia Renault qui tire tout vers le bas, dans les pronfondis de la misère économique. Regardez un peu, même le groupe Kia avec Yundai tire la valeur ajoutée vers le haut... et en une dizaine d'année est devenu plus important que Peugeot et Renault
Réponse de le 29/12/2011 à 11:30 :
Je suis d'accord avec vous. Les voitures françaises ont atteint des sommets dans le bas de gamme. Renault, PSA devraient se servir de ce qui se passe chez notre voisin allemand au lieu d'essayer d'innover en proposant des véhicules dont personne ne veut. Dacia étant le symbole de cette apupérisation de la France et de la désindustrialisation de ce pays. Autre point, les français ne vendent presque pas dans les pays à fort pouvoir d'achat ( USA, EU états du nord, Canada, Japon, Australie) par contre, nous sommes des champions pour vendre des "merdes" à des pays soit disant en developpement....mais ce dont les acheteurs potentiles veulent, c'est de la qualité à un prix convenable.... non pas de la #@x# telles des Dacia. celui qui roule en Dacia, désolé, c'est car il n'a pas la possibilité d'acheter un véhicule de gamme supérieur... c'est aussi simple que cela. Audi, mercedes, DS, et autres, sont des achats de coeur, DAcia, c'est un achat de raison....Hélas, les français n'ont toujours rien compris....
Réponse de le 29/12/2011 à 15:07 :
Il faudrait bien lire tous les articles de la tribune. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/20111229trib000674391/9-septembre-2004-logan-le-pari-fou-de-renault.html
Réponse de le 30/12/2011 à 17:19 :
"mais ce dont les acheteurs potentiles veulent, c'est de la qualité à un prix convenable non pas de la #@x# telles des Dacia"
1) Les Dacia sont au top 5 toutes marques en fiabilité, car beaucoup plus simples et sans gadgets électroniques qui tombent en panne y compris chez Mercedes. Tout dépend donc ce que vous appelez "qualité".
2) Je connais des gens qui ont les moyens qui achètent des Dacia en deuxième voiture. Ils ne veulent simplement pas mettre tout leur argent dans des voitures.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :