En mal d'économies, Ford se retire du championnat du monde des rallyes

 |   |  363  mots
Alan Mulally,  PDG de Ford. Copyright Reuters
Alan Mulally, PDG de Ford. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Ford doit faire des économies. Il devrait perdre en Europe un milliard de dollars cette année. Il va donc mettre fin à ses activités officielles dans le championnat du monde des rallyes.

Ford se retirera du championnat du monde des rallyes à la fin de la saison actuelle. Histoire de faire des économies. "Les temps sont difficiles", indique-t-on laconiquement chez Ford. Traditionnellement présent dans les rallyes, le groupe à l'ovale bleu a remporté trois fois le championnat du monde des rallyes (constructeurs), en 1979, 2006 et 2007. Mais il n'a remporté le championnat (pilotes) qu'en 1979 et 1981. En raison des difficultés économiques rencontrées par le constructeur de Dearborn, il n'y aura plus d'équipe officielle lors de la prochaine saison. Mais Ford continuera de soutenir M-Sport, la société partenaire de Ford en WRC en continuant à la fournir en véhicules et en moteurs.

Troisième au championnat

Le pilote finlandais de Ford Jari-Matti Latvala est actuellement troisième du championnat du monde des rallyes 2012 avec une petite Fiesta. Le championnat n'est pas encore terminé qu'il est d'ores et déjà remporté par le français Sébastien Loeb pour la neuvième fois consécutive. Lui aussi a toutefois annoncé un retrait partiel de la compétition l'année prochaine. Citroën continuera en revanche de courir. Et Volkswagen arrive en rallyes.

Grosses pertes

Le numéro deux américain de l'automobile avait indiqué à la mi-juillet que ses ventes avaient chuté de 19% au premier semestre en Europe, où il emploie 66.000 personnes, principalement en Allemagne. La firme est implantée industriellement  outre-Rhin, mais aussi en Belgique, outre-Manche et en Espagne ainsi qu'en Roumanie et en Turquie, qui livre le marché européen. Alan Mullaly, le PDG, avait alors éludé toutes les questions sur d'éventuelles fermetures d'usines ou licenciements, mais avait insisté sur le fait que le succès du redressement aux Etats-Unis était dû à "l'implication de toutes les parties prenantes, y compris les syndicats", et qu'il comptait faire de même en Europe. "Le pire serait de continuer à perdre de l'argent et de faire faire faillite", avait-il précisé.  Le groupe prévoit plus... d'un milliard de dollars de pertes sur le Vieux continent pour l'année en cours. Heureusement, la bonne tenue des ventes outre-Atlantique permet au consortium de rester à flot et d'investir dans une multiplicité de nouveaux véhicules, y compris sur le Vieux continent.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/10/2012 à 16:46 :
Citroën devrait faire pareil ! Ce championnat sans concurrence est sans intérêt et en plus aucun impact sur les ventes.
Réponse de le 18/10/2012 à 2:03 :
non, mais peu importe ce que devrait faire Citroen, c'est une pauvre marque. Les véhicules Citroen sont de piètre qualité.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :