GM doit rappeler maintenant plus de six millions de voitures

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(Crédits : Reuters)
Un nouveau rappel porte à 6,23 millions le nombre de véhicule que le groupe américain doit rappeler. Un scandale qui touche de plein fouet le troisième constructeur auto mondial. Mary Barra, la nouvelle patronne, doit s'expliquer ce mardi devant le Congrès.

Le constructeur automobile américain General Motors a encore rappelé lundi 1,5 million de véhicules dans le monde, qui peuvent connaître une perte subite de l'assistance de direction. Aux Etats-Unis, le nombre de véhicules concernés est de 1,3 million, auxquels s'ajoutent 200.000 à l'étranger, notamment au Canada et au Mexique. Les modèles concernés sont des Chevrolet Malibu (2004-2009), Chevrolet Maxx (2004-2006), Chevrolet HHR (2009-2010), Chevrolet Cobalt (2010), Saturn Aura (2008-2009), Saturn Ion (2004-2007) et Pontiac G6 (2005,2006 et 2008-09). Des modèles qui n'ont pas été vendus en Europe.

Depuis la mi-février, le troisième constructeur mondial a donc dû rappeler un total de 6,23 millions de véhicules, principalement en Amérique du nord, pour différents défauts mécaniques. La firme du Michigan fait l'objet d'une triple enquête du département de la Justice, de l'Agence de la sécurité routière (NHTSA) et du Congrès. La patronne opérationnelle du groupe de Detroit, Mary Barra, doit rendre des comptes ce mardi au Congrès. Le constructeur automobile va inscrire une nouvelle charge de 450 millions de dollars (350 millions d'euros), soit un total de 750 millions de dollars (580 millions d'euros) pour effectuer les rappels nécessaires.

Treize décès

Un mois seulement après un premier train de 1,6 million de Chevrolet Cobalt rappelées pour un défaut du commutateur d'allumage, la pièce qui reçoit la clé de contact, le groupe de Detroit a décidé vendredi dernier de rappeler 971.000 véhicules supplémentaires dans le monde pour le même problème. Ce rappel de Chevrolet Cobalt, Saturn Ion, Sky, Solstice et Pontiac G5 produites entre 2008 et 2011 concerne principalement les Etats-Unis.

GM expliquait en février qu'il arrivait que la clé de contact se mette inopinément en position "arrêt" alors que le véhicule était en marche. Dans ce cas, les coussins gonflables de sécurité peuvent ne pas se déployer. Le défaut détecté a été lié à une trentaine d'accidents qui ont provoqué la mort de 13 personnes, selon un décompte du constructeur.

Par ailleurs, GM a annoncé tard vendredi soir un nouveau rappel de 490.000 pick-up et grosses cylindrées Chevrolet Silverado, Suburban et Tahoe et GMC Sierra, Yukon et Yukon modèles 2014 et 2015. Des fuites du liquide de refroidissement ont été constatées sur certains de ces véhicules mais aucun accident n'a été signalé, a précisé le constructeur automobile.

Rappels en cascade

Enfin GM, qui avait suspendu jeudi soir la vente de sa populaire Cruze sans expliquer pourquoi, a rappelé vendredi 172.000 de ces véhicules déjà vendus.L'essieu avant droit de ces véhicules pouvait se casser pendant la conduite. Le conducteur ne risque pas de perdre le contrôle de son véhicule, mais la voiture perdrait de la vitesse et finirait par s'arrêter, selon GM. S'ajoute le rappel à la mi-mars de 1,8 million de véhicules pour des problèmes de circuit d'alimentation du carburant et de non-déploiement d'airbags.

Dans l'affaire des rappels liés aux clés de contact, GM, l'ex-allié de PSA,  risque une amende de 35 millions de dollars, un montant certes faible comparé à son chiffre d'affaires annuel de 155 milliards. Mais la crise risque surtout de nuire à sa réputation, tout juste reconstruite après sa mise sous protection de la loi sur les faillites en 2009.

Précédent de Toyota

Toyota avait connu une crise majeure en 2009 et 2010, lors d'un rappel en urgence de près de 9 millions de voitures dans le monde, notamment aux Etats-Unis, à cause de problèmes de pédales d'accélération pouvant se bloquer et de freins réagissant tardivement. Une affaire, gonflée par les politiques et médias américains qui se vengeaient ainsi indirectement du succès de Toyota aux Etats-Unis, alors que GM et Chrysler étaient au bord de la faillite. Ce rappel massif avait nuit terriblement à l'image du groupe nippon outre-Atlantique.

Ce précédent reste dans les esprits. Même si, dans le cas de GM, il n'y a pas d'enjeu patriotique. A peine remis de sa quasi-faillite de 2009 et du sauvetage par l'administration fédérale à coup de dizaines de milliards d'euros, GM n'avait pas besoin de cette contre-publicité.

 

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Commentaires
a écrit le 01/04/2014 à 14:44 :
depuis 2004 ?
Comprends pas ce edux poids deux mesures en toyota pour des problemes en 2009 et GM a qui ont n'a rien dit depuis 5 ans (=2009-2004)
Ah les USA. Comme partout on parle de justice.. et elle est commme partout a double vitesse.

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