Toyota va tester un tricyle électrique en auto-partage à Grenoble

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L'i-Road en auto-partage à Grenoble
L'i-Road en auto-partage à Grenoble (Crédits : dr)
Toyota mettra en service à Grenoble (Isère), dès octobre prochain, un tricycle électrique révolutionnaire, l'i-Road. Le japonais va tester ce véhicule en auto-partage avant une commercialisation éventuelle.

Si vous voulez l'acheter, peine perdue. Il n'est pas (encore) en vente. Mais, si vous habitez Grenoble (Isère), vous pourrez l'utiliser en auto-partage dès le mois d'octobre. Le Toyota i-Road est un tricycle (deux roues à l'avant, une à l'arrière) avec deux moteurs électriques. Ce véhicule fermé à suspension spéciale active archi-sophistiquée et roue arrière directionnelle, a la largeur d'une moto et se faufile comme un deux-roues. Il peut accueillir un adulte et un (petit) enfant en tandem. L'autonomie revendiquée est de 50 kilomètres, le temps de recharge de trois heures sur une simple prise de courant.

Expérimentation  avant commercialisation

Ce véhicule japonais - que nous avions pu essayer à Nagoya, au Japon, il y a quelques mois - va être testé essentiellement par le groupe nippon... en France. 70 mini-véhicules électriques Toyota, dont  35 i-Road, seront  en effet mis en libre-service le mois prochain à Grenoble, à travers un partenariat élaboré entre la ville, Grenoble-Alpes Métropole, EDF,  Sodetrel (filiale à 100% d'EDF  qui fournit et exploite une trentaine de stations de recharge), Citélib (l'opérateur d'autopartage dans la cité)... et le constructeur  nippon.

Ce service permettra de tester l'i-Road, ainsi d'ailleurs que  le Coms, une voiturette monoplace à quatre roues. "Toyota fournit gratuitement les véhicules à Grenoble et prend la maintenance à sa charge", explique officieusement la firme japonaise. Les 35 i Road mis en service à Grenoble, plus les 10 qui seront mis en service à Toyota City au Japon, ont pour but de valider la pertinence et la fiabilité du véhicule. Avant d'envisager une éventuelle commercialisation.

100.000 par an pour être rentable

Le prototype, que nous avons essayé "a coûté 200.000 euros", souligne la firme nippone.  On est encore à des coûts prohibitifs. Forcément, à peine quelques exemplaires ont été construits à ce jour. "Pour le commercialiser, il faudrait que nous puissions proposer l'i-Road à moins de 10.000 euros. Pour que le projet soit rentable, il faudrait en produire 100.000 par an ", affirme une source chez Toyota.

En attendant, ce véhicule confortable, qui met le conducteur à l'abri des intempéries et pèse 300 kilos, se veut un concurrent du Renault Twizy, mais avec l'avantage de son étroitesse et de cette suspension active avec un rayon de braquage très court. Le Twizy, produit en Espagne, est d'ores et déjà vendu au public. Mais, les volumes restent très faibles.

Connecté au réseau informatique des transports de l'agglomération grenobloise, le nouveau système qui va y être mis en place veut promouvoir la multi-modalité 100% électrique, en particulier la connexion entre les transports publics existants (tramway, bus, réseau Transisère, TER) et un nouveau mode de déplacement individuel avec des engins électriques à faible encombrement. La mise en place permettra aux usagers des transports en commun d'effectuer les "premiers" ou "derniers" kilomètres de leur trajet avec ces mini-véhicules, notamment l'ingénieux i-Road, et de gagner ainsi en flexibilité et en temps.

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Commentaires
a écrit le 08/09/2014 à 21:55 :
Ce n'est jamais qu'un scooter à trois roues transformés en voiturette.
Pourquoi ne pas faire un triporteur électrique avec carrosserie légère : là, ce serait une innovation utile. Pour les fameux petits trajets urbains, ce serait l'idéal et bien moins cher.
Le problème du vélo, ce sont les vols et incivilités (le laisser en ville, c'est risquer de rentrer à pied), l'insécurité (pas de carrosserie donc risque de chute grave et un casque veut dire coiffure hirsute à l'arrivée), la nécessité de s'habiller pratique (difficile de porter jupe droite), les risques en cas de pluie (dérapage et tenue trempée).
Un triporteur permettrait de transporter un petit enfant ou des courses, tout en faisant un peu de sport. En plus, s'il est proposé en tricycl'lib, les problèmes de vol et incivilités ainsi que le rangement du matériel serait à la charge de l'exploitant et pas des particuliers.
a écrit le 03/09/2014 à 9:18 :
50 km d 'autonomie ? c'est nul, ce truc !!!!
pourquoi ne pas faire une sorte de smart pour deux grandes personnes, un coffre et 300 km d'autonomie ? là, ça serait top !
Réponse de le 03/09/2014 à 12:21 :
Peut-être parce que ça existe déjà ?
Réponse de le 13/09/2014 à 3:02 :
Pas besoin de plus de 50km d'autonomie pour des trajets 100% urbains. D'autant plus que les véhicules, avant utilisation, sont chargés sur des stations.

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