Renault : "L'Etat n'est pas monté pour l'éternité" au capital (Sapin)

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Monté au capital de Renault il y a deux ans, l'État a toujours l'intention de se désengager partiellement. Il faudra toutefois patienter encore puisque les conditions de marché pour une telle opération ne sont pas encore réunies, a déclaré jeudi le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, sur la radio BFM Business..
L'action Renault a perdu près de 6% depuis le début de l'année, affectée notamment par la publication d'extraits du rapport de la DGCCRF qui a conduit le parquet à ouvrir une information judiciaire pour tromperie présumée sur les émissions diesel du groupe. Le titre a clôturé mercredi à 79,50 euros. Le constructeur automobile "a trompé les consommateurs sur les contrôles effectués et notamment le contrôle réglementaire de l'homologation sur les émissions de polluants", est-il écrit dans ce document datant de novembre.
L'Etat a porté en avril 2015 sa participation dans Renault de 15% du capital à 19,74% pour s'assurer d'obtenir les droits de vote doubles prévus par la loi Florange. Cette décision avait provoqué une crise entre le constructeur automobile et son principal actionnaire, qui a promis de céder à nouveau cette participation lorsque les conditions seront réunies.
Dans un rapport publié en début d'année, la Cour des comptes a jugé que l'interventionnisme sans concertation de l'Etat dans les affaires de Renault n'a pas eu les effets escomptés, et qu'au contraire il a réduit son influence. L'absence de visibilité sur sa doctrine aurait également mis à mal l'équilibre entre Renault et Nissan dans l'alliance.
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(avec Reuters)
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