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Entreprises & FinanceAutomobile

Stellantis : les actionnaires valident la rémunération astronomique de Carlos Tavares

Photo de Marie Nidiau

Marie Nidiau

Publié le 16 avril 2024 à 13:29 - Mis à jour le 16 avril 2024 à 17:14

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Stellantis a prévu de verser 36,5 millions d'euros à Carlos Tavares pour l'année 2023, soit une augmentation de 56% sur un an.

Stellantis a prévu de verser 36,5 millions d'euros à Carlos Tavares pour l'année 2023, soit une augmentation de 56% sur un an.

REMO CASILLI

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

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Réunis ce mardi en assemblée générale, les actionnaires de Stellantis ont voté à 70% pour la rémunération de Carlos Tavares, directeur général du géant industriel, qui suscitait pourtant la controverse. En visite lundi dans une usine de moteurs Peugeot, Carlos Tavares était revenu sur le sujet, mais aussi sur d'autres dossiers stratégiques, comme l'avenir de la voiture électrique et la bataille avec les constructeurs chinois. Sur de nombreux points, le dirigeant a changé plusieurs fois son fusil d'épaule.

[Article publié le lundi 15 avril 2024 et mis à jour mardi 16 avril à 15H23] Les multiples appels à voter contre n'y auront rien fait. La rémunération 2023 de 36,5 millions d'euros de Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis, a été validée cet après-midi lors de l'assemblée générale, à plus de 70%.

Pourtant, cette semaine, trois sociétés de conseil aux actionnaires avaient appelé à voter contre cette rémunération, dans un contexte de licenciements massifs au sein du groupe. Même son de cloche pour les syndicats représentants les salariés.

À noter toutefois qu'un vote « contre » ne remet pas en cause le versement de la rémunération. En effet, en 2022, les actionnaires avaient rejeté en majorité sa rémunération sur l'année 2021, mais le groupe avait tout de même versé les 19 millions d'euros actés par le conseil d'administration. Une rémunération jugée à l'époque « choquante » et « excessive » par Emmanuel Macron qui faisait campagne pour sa réélection.

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La hausse de 56% de la rémunération par rapport à l'année précédente est notamment liée au versement d'une prime de dix millions d'euros pour la « transformation » du groupe créé en 2021 avec la fusion de PSA et de Fiat-Chrysler. La rémunération intègre des pensions de retraite qui seront versées sur le long terme, mais aussi des bonus attribués seulement s'il est au rendez-vous d'objectifs fixés pour 2025, dernière année de son mandat actuel à la tête du constructeur. « Il y a une dimension contractuelle entre l'entreprise et moi et 90% de mon salaire est lié aux résultats de Stellantis. C'est donc que l'entreprise fait de bons résultats », s'est justifié Carlos Tavares.

Marie Nidiau

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