Eviter la « bombe sociale » et rétablir le dialogue. Tel était l'objectif de la vaste concertation lancée par le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, en octobre dernier sur les Zones à faibles émission (ZFE). Les résultats devraient être annoncés lundi 10 juillet prochain et permettront, espérons-le, d'y voir plus clair sur ce dispositif. Ces zones, déjà mises en place dans 11 agglomérations et attendues dans les 43 agglomérations françaises de plus de 150.000 habitants en 2024, interdisent l'accès aux centres-villes des voitures les plus polluantes. Problème : cette mesure jugée anti-sociale par une partie de la classe politique, se heurte également à l'opposition de la majorité de la population.
Une vaste consultation en ligne effectuée par le Sénat à ce sujet en juin dernier montre que 86 % des particuliers et 79 % des professionnels sont contre le déploiement de ces zones, évoquant une mesure « discriminante », « injuste » et « excluante ». Pour autant, nombre d'entre eux sont conscients des problèmes de pollution de l'air, responsables chaque année de 40.000 à 100.000 décès en France. Les associations ainsi que les représentants des métropoles ont rendu leurs propositions avant les annonces en début de semaine prochaine.