Au Royaume-Uni, le prix des maisons bat tous les records (même celui de 2007)
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De Paris à New York, la pandémie a grandement favorisé l'envolée des prix de l'immobilier, mais en rebattant les cartes au passage. Car les raisons de cette flambée, pas toutes claires, sont multiples et les situations diverses. Ainsi, en France, au second semestre 2020, on se perdait un peu en conjectures devant une situation où, malgré un arrêt des ventes quasi total (-90%) dû au confinement, les prix poursuivaient leur hausse.
Plus tard, au premier trimestre 2021, on constatait que le télétravail massif avait donné des idées d'évasion à nombre de Français, faisant flamber l'immobilier hors les murs des métropoles, jusqu'à 2h à la ronde, comme par exemple sur le littoral normand, une zone sous-tendue où les biens partaient difficilement, mais qui soudain se vendaient en quelques heures.
De l'autre côté de la Manche, même tableau, selon les données du site de petites annonces immobilières britanniques Zoopla, publiées ce mardi 27 juillet, qui constate que le prix des maisons au Royaume-Uni a flambé à des records ces derniers mois.
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Entre la pandémie et les confinements qui ont incité nombre de citadins à chercher plus d'espace, et un moratoire sur une taxe sur les transactions immobilières, le prix des maisons a atteint en juin quelque 230.700 livres (près de 270.000 euros) en moyenne. C'est 30% de plus que lors du précédent pic de marché en 2007, avant la crise financière, et 5,4% de plus qu'il y a un an.
Le bond des prix immobiliers a été alimenté notamment par une pénurie de biens comparé à l'offre avec une chute de 25% des volumes mis en vente comparé à la même période il y a un an, précise Zoopla.
La recherche d'espace et notamment de jardins pendant les confinements, avec la montée en puissance du télétravail, a dopé le prix des maisons au Royaume-Uni.
En revanche la cote des appartements a progressé bien moins vite (+1,4% sur un an).
Le moratoire mis en place par le gouvernement de Boris Johnson sur la taxe sur les transactions immobilières qui contribue aussi largement à l'inflation des prix se terminera toutefois fin septembre.
En mai, l'Office national des statistiques (ONS) avait déjà constaté un bond de 10,2% sur les douze mois à fin mars des prix de l'immobilier résidentiel, la plus forte croissance depuis août 2007, qui contribue à une accélération de l'inflation dans le pays.
(avec AFP)
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