Comment le monde HLM s'adapte aux révolutions climatiques et démographiques
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ERIC GAILLARD
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
ERIC GAILLARD
Dans l'immobilier résidentiel, le logement social fait figure d'exception, au moins sur un point : la lutte contre les passoires thermiques, ces logements qui consomment trop d'énergie et dont les factures explosent pour les locataires. D'après une étude du service des données et études statiques (SDES) du ministère de la Transition écologique, dont dépend le ministère du Logement, publiée en septembre 2020, il ne reste plus que 7% de passoires thermiques dans les habitats à loyers modérés (HLM).
Dans le détail, 75.000 logements sociaux sont classés G, 289.000 classés F et 805.000 classés E, a détaillé, lors d'une conférence de presse le 22 septembre 2021, la présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH), Emmanuelle Cosse. En réalité, « on navigue un peu à vue ». « Tous n'ont pas été soumis au diagnostic de performance énergétique (DPE) et encore moins au nouveau [entré en vigueur le 1er juillet 2021, Ndlr] », a poursuivi l'ancienne ministre du Logement de François Hollande.
Au lendemain du déblocage de 500 millions d'euros pour la réhabilitation lourde des HLM dans le cadre de France relance en septembre 2020, la fédération qui rassemble les bailleurs sociaux se disait capable de résorber ces passoires thermiques d'ici à 2027. Dorénavant, il sera « impossible » pour certains bailleurs de tenir ces délais « avec les moyens financiers qui sont les leurs ». « En termes de stratégie financière, c'est compliqué. Il faudra débattre avec le gouvernement sur une aide ou un prêt pour aller plus vite. Les prêts de la Caisse des Dépôts ne sont pas calibrés », a affirmé Emmanuelle Cosse.
À lire également
D'autant que ces habitats sont encore majoritairement chauffés au gaz, fortement émetteur de gaz à effets de serre, et que le projet de loi Climat et Résilience interdira à la location dès 2025 les logements G, suivis des habitats F en 2028 et E en 2034. « Nous devons donc trouver des nouvelles solutions énergétiques. Ce ne sera pas si simple de tenir la deadline », a martelé la présidente de l'Union sociale pour l'habitat. En attendant, 109.000 habitats ont été réhabilités en 2020.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

César Armand