La Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) avait la date en tête depuis le début du chantier. Elle devait rendre les clés du Village des athlètes au plus tard le 1er mars 2024 au Comité d'organisation de Paris 2024 (COJO). Comme convenu, le président de la République, Emmanuel Macron, est venu, ce jeudi, inaugurer cet ensemble bâtimentaire, symbole de l'immobilier de demain.
Car dès que la flamme s'éteindra, les promoteurs s'attèleront à la dernière épreuve de ces Jeux: l'héritage. Construire un village pour accueillir les délégations avant d'être transformé en logements et bureaux, c'était l'une des grandes promesses dans la candidature de la capitale. Mais cette réversibilité, comment s'opère-t-elle ?
Avant même la pose de la première pierre, chaque bâtiment a été conçu pour être facilement transformé une fois la compétition sportive terminée. « La meilleure réversibilité, c'est celle que l'on ne fait pas car le logement est conçu dès l'origine en multi-usage », assure le directeur opérationnel d'Eiffage Immobilier, Laurent Blanc. Afin de simplifier la procédure de transformation, la loi du 26 mars 2018 a établi un nouveau régime de permis de construire : le permis à double état. Il permet aux constructeurs d'entamer immédiatement les travaux de réaménagement sans avoir à reformuler une demande de permis de construire.
Autrement dit, dès le début, les professionnels ont reçu le feu vert pour la livraison initiale ainsi que pour la transformation. Actuellement, les chambres des athlètes sont séparées par des cloisons amovibles, collées au sol et vissées entre elles, une solution signée Saint-Gobain. Le fabricant de matériaux présentant ces cloisons comme étant modulables et simples à retirer.