"Le vieillissement de nos infrastructures est très préoccupant" Bruno Cavagné, FNTP

Bruno Cavagné, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), tire la sonnette d’alarme : selon lui, il est temps de rééquiper les territoires en infrastructures et de relancer l’investissement public. Quitte à recourir à l’endettement.
Selon Bruno Cavagné, président de la FNTP, le secteur prévoit une croissance de 2,5 % qui sera en grande partie liée à un effet de cycle : les maires et les présidents d'intercommunalités arrivent à mi-mandat, traditionnellement la période où ils lancent leurs investissements dans les infrastructures. Par ailleurs, la réduction de 1 milliard d'euros de la baisse des dotations, accordée par François Hollande aux communes en 2017, permet de débloquer des opérations.
Selon Bruno Cavagné, président de la FNTP, le secteur prévoit une croissance de 2,5 % qui sera en grande partie liée à un effet de cycle : les maires et les présidents d'intercommunalités arrivent à mi-mandat, traditionnellement la période où ils lancent leurs investissements dans les infrastructures. Par ailleurs, la réduction de 1 milliard d'euros de la baisse des dotations, accordée par François Hollande aux communes en 2017, permet de débloquer des opérations. (Crédits : DR)

LA TRIBUNE - Comment l'activité des entreprises des travaux publics s'est-elle portée ces derniers mois, et que prévoyez-vous pour 2017 ?

BRUNO CAVAGNÉ - Elle ne baisse plus, ce qui est déjà un soulagement car, depuis 2008, l'activité de notre secteur a chuté de 27 % ! Ce fut d'ailleurs la période la plus noire depuis trente ans dans les travaux publics. En 2016, notre activité s'est établie en légère hausse de 3,5 %, dont un point peut être attribué au seul projet du Grand Paris. Et pour 2017, nous prévoyons une croissance de 2,5 % qui sera en grande partie liée à un effet de cycle : les maires et les présidents d'intercommunalités arrivent à mi-mandat, traditionnellement la période où ils lancent leurs investissements dans les infrastructures. Par ailleurs, la réduction de 1 milliard d'euros de la baisse des dotations, accordée par François Hollande aux communes en 2017, permet de débloquer des opérations.

Comment ne plus revivre ces années noires ?

Je pense qu'il faut faire de la pédagogie auprès des différents acteurs publics et privés sur la nécessité d'investir dans le renouvellement et la rénovation de nos infrastructures en France. Le but d'une telle démarche ne serait pas de se focaliser sur des intérêts particuliers, mais d'élaborer collectivement une vraie doctrine des infrastructures dans notre pays [voir ci-contre les 12 propositions de la FNTP, ndlr]. C'est un enjeu de compétitivité pour la France, mais aussi de cohésion sociale et territoriale, bref un enjeu d'intérêt général. C'est l'intérêt de notre économie, de nos entreprises, et donc de nos emplois.

Il faut agir vite car les infrastructures vieillissent...

Oui, le vieillissement de nos infrastructures est très préoccupant. Les réseaux de distribution d'eau potable présentent des pertes par fuites de 25 % en moyenne ; nos routes nationales - dont l'entretien est en chute libre depuis trente ans - se dégradent ; et que dire du ferroviaire... notamment en Île-de-France. Pourtant nous y consacrons des moyens. Mais à force de trop attendre, les infrastructures se sont dégradées et le coût de remise à niveau est devenu exorbitant. Enfin, il faut aussi noter que les zones rurales sont très mal équipées en numérique. Résultat, sur la qualité de ses infrastructures numériques, la France ne pointe qu'au 44e rang mondial.

Bref, ce qui faisait la force de la France, ses infrastructures, n'est plus. Pour redevenir performant, il faut donc prendre le risque de réinvestir. Au risque de choquer, disons-le : l'endettement n'est pas toujours une mauvaise chose. Cela dépend de quelle dette nous parlons. Si elle permet d'améliorer le patrimoine national que nous céderons à nos enfants, elle a de vraies vertus. Plusieurs études indiquent ainsi qu'il faudrait entre 8 milliards et 10 milliards d'euros supplémentaires par an pour retrouver un niveau de qualité satisfaisant pour nos infrastructures. Reste à savoir qui paiera...

Qui, selon vous, devra payer ces efforts supplémentaires ?

Il y a plusieurs solutions : usager, contribuable, ou les deux. À notre sens, dès que c'est possible, il est préférable de faire payer l'usager à condition, bien sûr, de ne pas le faire payer une deuxième fois en sa qualité de contribuable. Nous pourrions aussi imaginer un système hybride avec quelques centimes de hausse sur des impôts locaux destinés à financer la mobilité ou les réseaux d'eau.

Comment y arriver, sachant que les collectivités locales, le principal moteur de l'investissement public, voient déjà leurs ressources s'assécher...

Dans l'absolu, nous pouvons accepter que pour l'équilibre des finances publiques, l'exécutif décide de couper les vivres aux collectivités locales. Le problème, c'est que jusqu'ici, les réductions de dotations aux collectivités locales ont eu un impact désastreux sur leurs investissements, et donc sur notre activité. Il faut donc changer de méthode. Nous faisons notre l'idée d'Alain Juppé : travailler sur un système de bonus-malus qui permettrait aux collectivités locales qui font le plus d'efforts en matière d'investissement de conserver leur dotation globale de fonctionnement (DGF). Car plus on laisse la place aux investissements, plus on crée de la richesse. À l'inverse, celles qui ne réduiraient pas leur train de vie supporteraient les coupes budgétaires.

Le phénomène de métropolisation des territoires semble inéluctable. Comment les villes moyennes ou les zones rurales peuvent-elles lutter ?

Par la volonté politique. Il faut que les maires aient des visions à la fois d'aménageur et d'entrepreneur pour leur territoire. Le tout dans le but d'attirer des investissements. En effet, une entreprise ne s'implantera pas dans une ville dépourvue d'infrastructures. Ce sujet est majeur car aujourd'hui, ce sont les métropoles qui tirent l'activité des travaux publics. Le monde rural est à la peine. Or, tout le monde n'a pas envie de vivre dans une métropole. Il faut respecter ce choix et réindustrialiser le monde rural.

Nous ne sommes évidemment pas contre le développement des métropoles, mais nous pensons qu'il faut aussi réinvestir la France dans sa globalité.

Du point de vue des métropoles justement, le Grand Paris est-il un modèle à suivre ?

Oui, car autour du projet du Grand Paris, on a su construire  un environnement favorable grâce à une volonté politique, à la création d'une société pilote (la Société du Grand Paris), au déblocage d'emprunts à long terme (auprès de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d'investissement), et à l'instauration d'une mixité dans l'aménagement des zones autour des gares entre les secteurs public et privé.

Au total, ce sont entre vingt-cinq ans et trente ans de chantiers qui ont été engagés, preuve d'une vraie vision de long terme. On revient en fait à ce qui a fonctionné auparavant : financer sur plusieurs décennies des infrastructures qui serviront à plusieurs générations.

C'est tout à fait logique, et ces ingrédients gagneraient à être repris par d'autres métropoles. Car ces dernières années, on a trop pensé à court terme, et s'agissant des grands projets, avoir une vision à long terme est indispensable.

Que pensez-vous des différentes propositions des candidats, concernant les infrastructures ?

Certains candidats proposent par exemple de nationaliser les autoroutes. C'est une décision politique mais qui ne me semble pas être la meilleure, compte tenu de l'état de nos routes nationales et autoroutes non concédées. Et qui plus est, ce serait une solution coûteuse. Mais si la décision était prise, il faudrait pour ce faire une taxe affectée pour l'entretien et les travaux, afin d'assurer leur financement. Sinon, nos autoroutes souffriront d'un manque d'entretien et se retrouveront dans un piteux état.

Par ailleurs, beaucoup de candidats évoquent une nouvelle réforme territoriale. Mais je voudrais préciser qu'à chaque fois qu'une réforme de ce type est mise en œuvre, les investissements chutent. C'est pourquoi nous disons : attention à ne pas créer un système récessif par des réformes d'ampleur trop brutales qui stopperaient la bonne dynamique économique enclenchée ! Car si l'on ferme tous les robinets de l'économie, on se retrouvera à nouveau dans une situation catastrophique.

Propos recueillis par Mathias Thépot

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Commentaires 40
à écrit le 26/02/2017 à 11:48
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D'après Mr Cavagné, la nationalisation des autoroutes ne serait pas une bonne chose car il juge nos routes nationales et autoroutes non concédées en mauvais état. Mais est-ce qu'il s'est posé la question de la raison de ce manque d'entretien? La prin...

à écrit le 25/02/2017 à 11:17
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Refaire ce qu'a fait Mitterand pour moderniser la France : la retraite à 54 ans. Cela fera bien 500.000 fonctionnaires de moins, une économie nette de 100 milliards. L'augmentation de la productivité globale apportée par les infrastructures rendra la...

à écrit le 25/02/2017 à 9:47
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Eh ! , les gars, je suis un minable, je n’arrive pas à faire tourner ma boite .Une solution simple : dire que les infrastructures du pays doivent être reconstruites et c'est moi qui dois le faire à des tarifs très élavés . Ne pas oublier de me verse...

à écrit le 25/02/2017 à 6:46
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Il faut comprendre l'idéologie libérale, elle est très simple, elle nous vient des USA. 1) Le libéralisme, c'est d'abord tout privatiser : l'électricité, l'eau, l'autoroute, les trains, l'assurance, les retraites, les hopitaux, les universités, etc. ...

à écrit le 24/02/2017 à 20:26
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Encore qui n'a pas compris que le capitalisme est LA pour tuer l'état, mais ces gens pensent qu'ils n'en auront pas de conséquences... Réflexion à court terme, comme d'hab'. Faut lire Marx, de temps en temps.

à écrit le 24/02/2017 à 16:47
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Marrant le type. Le genre de gars qui demande moins d'impôts et une maîtrise des dépenses publiques. Et qui de l'autre côté veut bien que l'état lui passe des commandes. Secteur du bâtiment, secteur de para fonctionnaire... Toujours à faire la quête,...

à écrit le 24/02/2017 à 16:33
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". Les réseaux de distribution d'eau potable présentent des pertes par fuites de 25 % en moyenne". C'est un symptôme de la gestion privée. L'actionnaire passe avant la réfection, le remplacement des infrastructures. Conséquence, les réseaux sont au b...

à écrit le 24/02/2017 à 15:44
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A part les pays qui reçoivent des fonds de l'Europe type Feder, les autres voient leurs infrastructures se dégrader tranquillement. Ce monsieur en bon lobbyiste prêche pour sa chapelle, mais il y a bien pire ailleurs en Europe et en Amérique du Nord ...

à écrit le 24/02/2017 à 13:37
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Combien touchent les dirigeants de Véolia ? Il n'y a pas que les fuites d'eau qui coûtent ! L'argent est à chercher là où les fuites sont les plus importantes et injustifiées !

à écrit le 24/02/2017 à 13:35
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Quoi de plus étonnant avec la société libérale! L'Etat se retire et le privé entretien à minima (pour préserversa rentabilité maximum) et à condition que ce soit rentable!

à écrit le 24/02/2017 à 12:24
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depuis au moins 2000, la France a un des meilleurs taux d'investissement public de l'UE avec Pays-Bas, Suède ou Finlande (Eurostat). taux assez supérieur à la moyenne européenne, bien supérieur à ceux de UK et Germanie.

à écrit le 24/02/2017 à 11:41
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Les gendarmes ont de quoi jouer sur ces routes DANGEREUSES, dont la vétusté est la Toute Première Cause d'accident. Les plaintes pour dégradation, vandalisme, cambriolages, coups-blessures et agressions sans hospi, n'étant plus du tout considérés pa...

le 24/02/2017 à 16:56
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En tant que citoyen "normal", à quel endroit je risque ma peau ? sur la route, à cause d'un chauffard. Jamais vu d'accident à cause d'une route mal entretenue quand on respecte les limites (c'est certain qu' à 140 sur une RN, un nid de poule et c gr...

à écrit le 24/02/2017 à 11:33
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Bon, Le gars réclame du business hein. Du bon argent public pour faire tourner les boîtes de TP dont les dirigeants (et lui-même probablement) passent leurs dîners en ville à dauber sur les dépenses publiques excessives dans le pays. Faudrait s...

le 24/02/2017 à 17:05
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Il y a dépenses publics redisttributives (= aides sociales etc) ou dépenses d'investissement. Aujourd'hui, tout passe dans la redistribution, peu dans l'investissement. POur vous faire une idée, la sécu et le chomage c'est 600/700 Md€ par an redis...

à écrit le 24/02/2017 à 11:29
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En résumé flambée sampiternelle, et à nous tuer, de tous les impots et taxes et des endettements;

à écrit le 24/02/2017 à 9:59
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Il est évident que "la globalisation" amène a délaisser ses infrastructures, c'est ce que les USA et l'Allemagne viennent de réaliser! Le chacun pour soi n'amène qu’irresponsabilité!

à écrit le 24/02/2017 à 9:42
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Ras le bol de payer pour des rond-points inutiles et des fioritures hors de prix

le 24/02/2017 à 11:52
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RDS POINTS en pagaille , anarchiques, trop dangereux.

à écrit le 24/02/2017 à 9:32
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Une vision biaisée de ce que doit être l'investissement public; l'exemple des réseaux d'eau ne tient pas une seule seconde car il n'est pas obligatoire de confier l'entretien au service public ou à l'état. les grandes sociétés françaises spécialistes...

le 24/02/2017 à 16:37
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@BH Vous avez tout faux. "les grandes sociétés françaises spécialistes de l'environnement et de la gestion des réseaux d'eau font cela tous les jours avec de l'argent privé." NON, elles ne font aucun entretien, elles remplacent parfois une vanne c...

à écrit le 23/02/2017 à 13:04
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Ne pas négliger non plus la santé, l'éducation, la formation continue, l'énergie, l'espace, la transition écologique, les biotech, l'internet des objets, les télécoms, l'agriculture, la robotique,... Mon pauvre Monsieur, il y a tellement à faire dan...

à écrit le 23/02/2017 à 12:24
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Certaines de nos autoroutes sont gérées par l'Etat (facile à reconnaître, elles sont gratuites). Et elles sont en aussi bon état que les autres. Là où il y a une volonté, il y a un chemin, disait Confucius. Encore faut-il en arrêter avec la politique...

le 24/02/2017 à 17:08
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Les autoroutes gérées par l'Etat sont gratuites ? Ben non, on paye dans nos impôts... Quant à leur qualité... je préfère les autoroutes payants que les autoroutes gratuits breton. Quand au périph, A86, N104 en IdF, quelle misère (Enfin si, le bout de...

le 24/02/2017 à 22:17
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Les autoroutes payantes, elles aussi ont coute au contribuable. Vous l'avez oublié ?

à écrit le 23/02/2017 à 11:58
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Equipements publics , la poule aux œufs d'or , les régions ne font que ça depuis des années avec des sommes vertigineuses investies au détriment du pouvoir d'achat et des vrais emplois marchands capables de créer une masse de main d'œuvre suffisante ...

à écrit le 23/02/2017 à 11:28
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Encore une fois, les contribuables qui sont assujettis à l'impôt local (ils sont de moins en moins nombreux) vont devoir payer. Il n'y a plus que 47 % des français qui payent l'IR. Cette concentration des impôts sur les classes moyennes devient pr...

le 23/02/2017 à 16:52
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"C'est pas moi, c'est les autres!" Vous avez oublié de passer à l'âge adulte BA?! Comme tout le monde triche, on doit faire pareil!? On aime pas l'Europe, alors on peut voler le contribuable Européen? Oh mon dieu...

à écrit le 23/02/2017 à 11:24
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Il faut affecter les infrastructures (et une quote part de la dette publique correspondante) à des lignes de service (budgets annexes ou entreprises publiques) décentralisées ou non, dotées d'un chiffre d'affaire sous forme de redevance. Par exemple ...

à écrit le 23/02/2017 à 10:52
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Il a entièrement raison, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir, certains territoires sont laissés à l'abandon....d'autres infrastructures par l'intensité de leur utilisation sont dans un état lamentables...nos hommes politiques s'en moquent, i...

à écrit le 23/02/2017 à 10:33
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IL faut constater que la baisse de l'investissement des collectivités y est pour beaucoup car elles assurent les 2/3 de l'investissement public. La baisse des dotations et la multiplication des réglementations qui alourdissent le fonctionnement sont ...

à écrit le 23/02/2017 à 9:57
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Toute dépense d'infrastructure n'est pas un investissement pertinent et rentable. Après avoir défiguré la France avec des milliers de rond-points (seuls les premiers étaient pertinents), il reste à évaluer correctement les projets d'investissement. Q...

le 23/02/2017 à 12:26
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Les RP sont plutôt une bonne chose pour la sécurité routière. Ils remplacement avantageusement les feux-rouges, tant pour la régulation du trafic, la baisse des accidents que l'esthétique de nos routes et rues et la santé de nos portefeuilles (plus d...

à écrit le 23/02/2017 à 9:20
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Ca fleure bon le conservatisme à l'ancienne. Qu'ils mettent la même énergie pour aller gagner des marchés à l'international, on a assez de ronds points.

à écrit le 23/02/2017 à 8:59
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Et ça votera Fillon ! Quel tartuffe... Le seul qui propose une amélioration notable des infrastructures, c'est Mélenchon. Il propose de voter Mélenchon le lobby du BTP ?

à écrit le 23/02/2017 à 8:46
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"Bref, ce qui faisait la force de la France, ses infrastructures, n'est plus. " Et étrangement ce phénomène correspond parfaitement chronologiquement à la privatisation des services publics. Individualisation des gains et socialisation des pe...

le 23/02/2017 à 10:24
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C'est étrange car les autoroutes que détient l'ETAT sont en plus mauvaise état que celle du privé... Si les collectivité pouvaient aussi faire des investissements intelligents et non électoraliste avec l'emprunt...

le 24/02/2017 à 8:13
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Ben oui il faut dire que sans trop que l'on ne sache pourquoi, la DDE s'occupe aussi d'entretenir les autoroutes privées. Si elle ne s'occupait que des infrastructures publiques elle pourrait mieux entretenir nos routes. Bah ça doit être enco...

à écrit le 23/02/2017 à 8:44
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je resume ' envoyez nous du business sans regarder si les projets servent a qqch, on doit changer nos bmw X6' c'est normal que chacun estime que la puissance publique devrait renflouer son secteur, le tout paye ' par personne' via les impots des c...

à écrit le 23/02/2017 à 8:32
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sacré lobby de l'Immo/BTP !

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