"Le vieillissement de nos infrastructures est très préoccupant" Bruno Cavagné, FNTP

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Selon Bruno Cavagné, président de la FNTP, le secteur prévoit une croissance de 2,5 % qui sera en grande partie liée à un effet de cycle : les maires et les présidents d'intercommunalités arrivent à mi-mandat, traditionnellement la période où ils lancent leurs investissements dans les infrastructures. Par ailleurs, la réduction de 1 milliard d'euros de la baisse des dotations, accordée par François Hollande aux communes en 2017, permet de débloquer des opérations.
Selon Bruno Cavagné, président de la FNTP, le secteur prévoit une croissance de 2,5 % qui sera en grande partie liée à un effet de cycle : les maires et les présidents d'intercommunalités arrivent à mi-mandat, traditionnellement la période où ils lancent leurs investissements dans les infrastructures. Par ailleurs, la réduction de 1 milliard d'euros de la baisse des dotations, accordée par François Hollande aux communes en 2017, permet de débloquer des opérations. (Crédits : DR)
Bruno Cavagné, le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), tire la sonnette d’alarme : selon lui, il est temps de rééquiper les territoires en infrastructures et de relancer l’investissement public. Quitte à recourir à l’endettement.

LA TRIBUNE - Comment l'activité des entreprises des travaux publics s'est-elle portée ces derniers mois, et que prévoyez-vous pour 2017 ?

BRUNO CAVAGNÉ - Elle ne baisse plus, ce qui est déjà un soulagement car, depuis 2008, l'activité de notre secteur a chuté de 27 % ! Ce fut d'ailleurs la période la plus noire depuis trente ans dans les travaux publics. En 2016, notre activité s'est établie en légère hausse de 3,5 %, dont un point peut être attribué au seul projet du Grand Paris. Et pour 2017, nous prévoyons une croissance de 2,5 % qui sera en grande partie liée à un effet de cycle : les maires et les présidents d'intercommunalités arrivent à mi-mandat, traditionnellement la période où ils lancent leurs investissements dans les infrastructures. Par ailleurs, la réduction de 1 milliard d'euros de la baisse des dotations, accordée par François Hollande aux communes en 2017, permet de débloquer des opérations.

Comment ne plus revivre ces années noires ?

Je pense qu'il faut faire de la pédagogie auprès des différents acteurs publics et privés sur la nécessité d'investir dans le renouvellement et la rénovation de nos infrastructures en France. Le but d'une telle démarche ne serait pas de se focaliser sur des intérêts particuliers, mais d'élaborer collectivement une vraie doctrine des infrastructures dans notre pays [voir ci-contre les 12 propositions de la FNTP, ndlr]. C'est un enjeu de compétitivité pour la France, mais aussi de cohésion sociale et territoriale, bref un enjeu d'intérêt général. C'est l'intérêt de notre économie, de nos entreprises, et donc de nos emplois.

Il faut agir vite car les infrastructures vieillissent...

Oui, le vieillissement de nos infrastructures est très préoccupant. Les réseaux de distribution d'eau potable présentent des pertes par fuites de 25 % en moyenne ; nos routes nationales - dont l'entretien est en chute libre depuis trente ans - se dégradent ; et que dire du ferroviaire... notamment en Île-de-France. Pourtant nous y consacrons des moyens. Mais à force de trop attendre, les infrastructures se sont dégradées et le coût de remise à niveau est devenu exorbitant. Enfin, il faut aussi noter que les zones rurales sont très mal équipées en numérique. Résultat, sur la qualité de ses infrastructures numériques, la France ne pointe qu'au 44e rang mondial.

Bref, ce qui faisait la force de la France, ses infrastructures, n'est plus. Pour redevenir performant, il faut donc prendre le risque de réinvestir. Au risque de choquer, disons-le : l'endettement n'est pas toujours une mauvaise chose. Cela dépend de quelle dette nous parlons. Si elle permet d'améliorer le patrimoine national que nous céderons à nos enfants, elle a de vraies vertus. Plusieurs études indiquent ainsi qu'il faudrait entre 8 milliards et 10 milliards d'euros supplémentaires par an pour retrouver un niveau de qualité satisfaisant pour nos infrastructures. Reste à savoir qui paiera...

Qui, selon vous, devra payer ces efforts supplémentaires ?

Il y a plusieurs solutions : usager, contribuable, ou les deux. À notre sens, dès que c'est possible, il est préférable de faire payer l'usager à condition, bien sûr, de ne pas le faire payer une deuxième fois en sa qualité de contribuable. Nous pourrions aussi imaginer un système hybride avec quelques centimes de hausse sur des impôts locaux destinés à financer la mobilité ou les réseaux d'eau.

Comment y arriver, sachant que les collectivités locales, le principal moteur de l'investissement public, voient déjà leurs ressources s'assécher...

Dans l'absolu, nous pouvons accepter que pour l'équilibre des finances publiques, l'exécutif décide de couper les vivres aux collectivités locales. Le problème, c'est que jusqu'ici, les réductions de dotations aux collectivités locales ont eu un impact désastreux sur leurs investissements, et donc sur notre activité. Il faut donc changer de méthode. Nous faisons notre l'idée d'Alain Juppé : travailler sur un système de bonus-malus qui permettrait aux collectivités locales qui font le plus d'efforts en matière d'investissement de conserver leur dotation globale de fonctionnement (DGF). Car plus on laisse la place aux investissements, plus on crée de la richesse. À l'inverse, celles qui ne réduiraient pas leur train de vie supporteraient les coupes budgétaires.

Le phénomène de métropolisation des territoires semble inéluctable. Comment les villes moyennes ou les zones rurales peuvent-elles lutter ?

Par la volonté politique. Il faut que les maires aient des visions à la fois d'aménageur et d'entrepreneur pour leur territoire. Le tout dans le but d'attirer des investissements. En effet, une entreprise ne s'implantera pas dans une ville dépourvue d'infrastructures. Ce sujet est majeur car aujourd'hui, ce sont les métropoles qui tirent l'activité des travaux publics. Le monde rural est à la peine. Or, tout le monde n'a pas envie de vivre dans une métropole. Il faut respecter ce choix et réindustrialiser le monde rural.

Nous ne sommes évidemment pas contre le développement des métropoles, mais nous pensons qu'il faut aussi réinvestir la France dans sa globalité.

Du point de vue des métropoles justement, le Grand Paris est-il un modèle à suivre ?

Oui, car autour du projet du Grand Paris, on a su construire  un environnement favorable grâce à une volonté politique, à la création d'une société pilote (la Société du Grand Paris), au déblocage d'emprunts à long terme (auprès de la Caisse des dépôts et de la Banque européenne d'investissement), et à l'instauration d'une mixité dans l'aménagement des zones autour des gares entre les secteurs public et privé.

Au total, ce sont entre vingt-cinq ans et trente ans de chantiers qui ont été engagés, preuve d'une vraie vision de long terme. On revient en fait à ce qui a fonctionné auparavant : financer sur plusieurs décennies des infrastructures qui serviront à plusieurs générations.

C'est tout à fait logique, et ces ingrédients gagneraient à être repris par d'autres métropoles. Car ces dernières années, on a trop pensé à court terme, et s'agissant des grands projets, avoir une vision à long terme est indispensable.

Que pensez-vous des différentes propositions des candidats, concernant les infrastructures ?

Certains candidats proposent par exemple de nationaliser les autoroutes. C'est une décision politique mais qui ne me semble pas être la meilleure, compte tenu de l'état de nos routes nationales et autoroutes non concédées. Et qui plus est, ce serait une solution coûteuse. Mais si la décision était prise, il faudrait pour ce faire une taxe affectée pour l'entretien et les travaux, afin d'assurer leur financement. Sinon, nos autoroutes souffriront d'un manque d'entretien et se retrouveront dans un piteux état.

Par ailleurs, beaucoup de candidats évoquent une nouvelle réforme territoriale. Mais je voudrais préciser qu'à chaque fois qu'une réforme de ce type est mise en œuvre, les investissements chutent. C'est pourquoi nous disons : attention à ne pas créer un système récessif par des réformes d'ampleur trop brutales qui stopperaient la bonne dynamique économique enclenchée ! Car si l'on ferme tous les robinets de l'économie, on se retrouvera à nouveau dans une situation catastrophique.

Propos recueillis par Mathias Thépot

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Commentaires
a écrit le 26/02/2017 à 11:48 :
D'après Mr Cavagné, la nationalisation des autoroutes ne serait pas une bonne chose car il juge nos routes nationales et autoroutes non concédées en mauvais état. Mais est-ce qu'il s'est posé la question de la raison de ce manque d'entretien? La principale conséquence de la privatisation des autoroutes a été de priver l'état d'une recette importante destinée à financer les infrastructures routières. Parallèlement, l'état a confié la plus grande majorité des routes nationales aux collectivités locales. Ces dernières n'ont pas les mêmes moyens
Par ailleurs les concessions autoroutières ont été accordées à des groupe du BTP. Chercher l'erreur. Ils sont donneurs d'ordre et exécutants des travaux d'entretien. Après je trouve gonflé de venir se plaindre que l'administration ne fait pas assez travailler le BTP. Il ne reste plus que les collectivité locales et celles-ci ont de plus en plus de difficultés à financer ces travaux. Surtout que lorsque que c'est une commande public, les couts sont très supérieurs a ce qu'on demande pour une commande privée. Il y a des contraintes supplémentaires liés à l'accueil du public mais les entreprise pratiquent des marges très supérieurs.
Maintenant il est faux de dire que les collectivités locales n'investissent pas. Il suffit d'ouvrir les yeux pour s'apercevoir que les travaux publics sont permanents. Pour cela, il faut lever les yeux des comptes des entreprises de travaux publics. On nous parle souvent d'assistanat en faisant référence aux aides sociales, mais que doit on dire des entreprise qui travaillent majoritairement avec la commande public
a écrit le 25/02/2017 à 11:17 :
Refaire ce qu'a fait Mitterand pour moderniser la France : la retraite à 54 ans. Cela fera bien 500.000 fonctionnaires de moins, une économie nette de 100 milliards. L'augmentation de la productivité globale apportée par les infrastructures rendra la France plus compétitive sur plusieurs décennies.
a écrit le 25/02/2017 à 9:47 :
Eh ! , les gars, je suis un minable, je n’arrive pas à faire tourner ma boite .Une solution simple : dire que les infrastructures du pays doivent être reconstruites et c'est moi qui dois le faire à des tarifs très élavés . Ne pas oublier de me verser un salaire élevé.Il faut profiter des politiques qui sont, soit innocents, soit impliqués. Ne pas oublier de faire de la publicité de ma boite dans le canard du maire.
a écrit le 25/02/2017 à 6:46 :
Il faut comprendre l'idéologie libérale, elle est très simple, elle nous vient des USA. 1) Le libéralisme, c'est d'abord tout privatiser : l'électricité, l'eau, l'autoroute, les trains, l'assurance, les retraites, les hopitaux, les universités, etc. bientot l'air et le soleil, la neige, la vie, chaque centimètre carré ne sera que la propriété privée d'un riche, et non pas une propriété publique. Meme la notion de bien public sera supprimée ! 2) Le libéralisme, c'est détruire l'état avec des dettes publiques. L'état donc ne peut plus fonctionner car il n'a plus d'argent, les caisses sont vides. --- Bien-sur les libéraux vont dire que l'état c'est le mal, que y a trop de fonctionnaires, que rien ne remplace l'efficacité du secteur privé, et qu'il faut la liberté d'entreprendre, et la propriété privée, et la liberté, et que y a trop d'impots, les impots c'est le mal, bla bla bla.. On connait le discours depuis 50 ans, et on voit les résultats, ça ne fonctionne pas. Alors que va-t'on faire pour l'avenir ?
a écrit le 24/02/2017 à 20:26 :
Encore qui n'a pas compris que le capitalisme est LA pour tuer l'état, mais ces gens pensent qu'ils n'en auront pas de conséquences... Réflexion à court terme, comme d'hab'. Faut lire Marx, de temps en temps.
a écrit le 24/02/2017 à 16:47 :
Marrant le type. Le genre de gars qui demande moins d'impôts et une maîtrise des dépenses publiques. Et qui de l'autre côté veut bien que l'état lui passe des commandes. Secteur du bâtiment, secteur de para fonctionnaire... Toujours à faire la quête, les pires.....
a écrit le 24/02/2017 à 16:33 :
". Les réseaux de distribution d'eau potable présentent des pertes par fuites de 25 % en moyenne". C'est un symptôme de la gestion privée. L'actionnaire passe avant la réfection, le remplacement des infrastructures. Conséquence, les réseaux sont au bout du rouleau.
a écrit le 24/02/2017 à 15:44 :
A part les pays qui reçoivent des fonds de l'Europe type Feder, les autres voient leurs infrastructures se dégrader tranquillement. Ce monsieur en bon lobbyiste prêche pour sa chapelle, mais il y a bien pire ailleurs en Europe et en Amérique du Nord (là tout s'écroule).
Entretenir et construire (autre chose que des ronds-points; un rond-point un pot de vin), ça coûte et comme nos chers candidats (au moins les plus sérieux) veulent réduire la dépense publique pour présenter un bilan comptable de la maison France un peu plus reluisant, ça sent bon la hausse d'impôts.
Et comme l'épargne des Français est elle très bien pourvue,........pas de problème, c'est une affaire qui roule.
a écrit le 24/02/2017 à 13:37 :
Combien touchent les dirigeants de Véolia ? Il n'y a pas que les fuites d'eau qui coûtent ! L'argent est à chercher là où les fuites sont les plus importantes et injustifiées !
a écrit le 24/02/2017 à 13:35 :
Quoi de plus étonnant avec la société libérale! L'Etat se retire et le privé entretien à minima (pour préserversa rentabilité maximum) et à condition que ce soit rentable!
a écrit le 24/02/2017 à 12:24 :
depuis au moins 2000, la France a un des meilleurs taux d'investissement public de l'UE avec Pays-Bas, Suède ou Finlande (Eurostat). taux assez supérieur à la moyenne européenne, bien supérieur à ceux de UK et Germanie.
a écrit le 24/02/2017 à 11:41 :
Les gendarmes ont de quoi jouer sur ces routes DANGEREUSES, dont la vétusté est la Toute Première Cause d'accident. Les plaintes pour dégradation, vandalisme, cambriolages, coups-blessures et agressions sans hospi, n'étant plus du tout considérés par eux. Ils s'occupent des automobilistes, des homicides, trafic de stup. POINT
Réponse de le 24/02/2017 à 16:56 :
En tant que citoyen "normal", à quel endroit je risque ma peau ? sur la route, à cause d'un chauffard.
Jamais vu d'accident à cause d'une route mal entretenue quand on respecte les limites (c'est certain qu' à 140 sur une RN, un nid de poule et c grave...), et les gendarmes ont bien raison de prioriser la sécurité routière au vol à la tire. C'est ennuyeux de se faire piquer un téléphone, mais vaut mieux cela que de finir en fauteuil pour avoir croisé un fou de la route.
a écrit le 24/02/2017 à 11:33 :
Bon,

Le gars réclame du business hein. Du bon argent public pour faire tourner les boîtes de TP dont les dirigeants (et lui-même probablement) passent leurs dîners en ville à dauber sur les dépenses publiques excessives dans le pays.

Faudrait savoir les gars: vous voulez réduire les dépenses publiques ou vous voulez continuez à grailler dans la gamelle des budgets publics? Il faut choisir là.
Réponse de le 24/02/2017 à 17:05 :
Il y a dépenses publics redisttributives (= aides sociales etc) ou dépenses d'investissement.
Aujourd'hui, tout passe dans la redistribution, peu dans l'investissement.
POur vous faire une idée, la sécu et le chomage c'est 600/700 Md€ par an redistribués, là on parle de 10 Md€.
Il faut arbitrer, et certaines dépenses sont peut être prioritaires
a écrit le 24/02/2017 à 11:29 :
En résumé flambée sampiternelle, et à nous tuer, de tous les impots et taxes et des endettements;
a écrit le 24/02/2017 à 9:59 :
Il est évident que "la globalisation" amène a délaisser ses infrastructures, c'est ce que les USA et l'Allemagne viennent de réaliser! Le chacun pour soi n'amène qu’irresponsabilité!
a écrit le 24/02/2017 à 9:42 :
Ras le bol de payer pour des rond-points inutiles et des fioritures hors de prix
Réponse de le 24/02/2017 à 11:52 :
RDS POINTS en pagaille , anarchiques, trop dangereux.
a écrit le 24/02/2017 à 9:32 :
Une vision biaisée de ce que doit être l'investissement public; l'exemple des réseaux d'eau ne tient pas une seule seconde car il n'est pas obligatoire de confier l'entretien au service public ou à l'état. les grandes sociétés françaises spécialistes de l'environnement et de la gestion des réseaux d'eau font cela tous les jours avec de l'argent privé. Il y a eu une mode que de reprendre la main (par les collectivités locales), et on voit ce que cela donne: baisse du prix du m3 (très vite perçu par l'électorat), mais l'entretien laisse à désirer, et des qualités sanitaires discutables.. On imagine facilement quel serait l'état des autoroutes nationalisés. Alors non, l'argent public rare ne doit plus servir à bétonner la France, mais rembourser la dette...le BTP et l'immobilier ne peuvent construire la France de demain.
Réponse de le 24/02/2017 à 16:37 :
@BH

Vous avez tout faux. "les grandes sociétés françaises spécialistes de l'environnement et de la gestion des réseaux d'eau font cela tous les jours avec de l'argent privé." NON, elles ne font aucun entretien, elles remplacent parfois une vanne cassée... Ce qu'elles recherchent, c'est avant tout le maximum de rentabilité pour leurs actionnaires.
a écrit le 23/02/2017 à 13:04 :
Ne pas négliger non plus la santé, l'éducation, la formation continue, l'énergie, l'espace, la transition écologique, les biotech, l'internet des objets, les télécoms, l'agriculture, la robotique,...
Mon pauvre Monsieur, il y a tellement à faire dans tous les domaines, y compris immatériels, qui offrent de meilleurs retours sur investissements, que vos doléances sont bien trop générales pour mériter plus d'attention.
Nous avons peu de moyens financiers, donc changez de paradigme pour concevoir de l'infrastructure à forte valeur ajoutée, durable, avec la maintenance économique qui convient. Finis les ronds points en impasse et autres largesses de l'age d'or du béton !
a écrit le 23/02/2017 à 12:24 :
Certaines de nos autoroutes sont gérées par l'Etat (facile à reconnaître, elles sont gratuites). Et elles sont en aussi bon état que les autres. Là où il y a une volonté, il y a un chemin, disait Confucius. Encore faut-il en arrêter avec la politique autophobe et motophobe des gouvernements qui se succèdent depuis 15-20 ans !
Je rappelle aussi que quand on a privatisé les autoroutes au milieu des années 2000, on a fait chuté le budget de l'AFITF, d'où l'écotaxe, qui n'avait rien d'éco et tout de la taxe !
Si les villes ne cherchaient pas toutes aujourd'hui à avoir leurs trams, et donc détourner l'argent de l'AFITF du routier vers le ferroviaire, on n'en serait peut-être pas là...
Réponse de le 24/02/2017 à 17:08 :
Les autoroutes gérées par l'Etat sont gratuites ? Ben non, on paye dans nos impôts... Quant à leur qualité... je préfère les autoroutes payants que les autoroutes gratuits breton. Quand au périph, A86, N104 en IdF, quelle misère (Enfin si, le bout de tunnel de l'A86 avec péage et l'A14 sont nickel... mais payants !)
Réponse de le 24/02/2017 à 22:17 :
Les autoroutes payantes, elles aussi ont coute au contribuable. Vous l'avez oublié ?
a écrit le 23/02/2017 à 11:58 :
Equipements publics , la poule aux œufs d'or , les régions ne font que ça depuis des années avec des sommes vertigineuses investies au détriment du pouvoir d'achat et des vrais emplois marchands capables de créer une masse de main d'œuvre suffisante pour éponger la masse de demandeurs à pole emploi .
a écrit le 23/02/2017 à 11:28 :
Encore une fois, les contribuables qui sont assujettis à l'impôt local (ils sont de moins en moins nombreux) vont devoir payer. Il n'y a plus que 47 % des français qui
payent l'IR. Cette concentration des impôts sur les classes moyennes devient problématique. Les politiques comme d'habitude vont aller au plus facile, taxer et taxer encore. En revanche , pas question de réduire la dépense de fonctionnement. Il y a pléthore d'employés municipaux. On pourrait aussi faire des économies en fusionnant les régions et les départements.
A force de faire du social, les caisses sont vides . Bien sûr, il est normal qu'il y ait une solidarité entre français mais pour ce faire, il faut un état responsable qui cesse d’endetter
le pays et d’empêcher toute possibilité de croissance en raison d'un matraquage fiscal parmi les plus élevé du monde occidental. Un état qui prélève 58 %de la richesse nationale et qui emprunte 100 milliards d'euros par an pour boucler un budget déficitaire depuis 1974.
Réponse de le 23/02/2017 à 16:52 :
"C'est pas moi, c'est les autres!" Vous avez oublié de passer à l'âge adulte BA?! Comme tout le monde triche, on doit faire pareil!?
On aime pas l'Europe, alors on peut voler le contribuable Européen? Oh mon dieu...
a écrit le 23/02/2017 à 11:24 :
Il faut affecter les infrastructures (et une quote part de la dette publique correspondante) à des lignes de service (budgets annexes ou entreprises publiques) décentralisées ou non, dotées d'un chiffre d'affaire sous forme de redevance. Par exemple la bonne redevance pour notre réseau routier est la taxe sur les produits pétroliers. C'est donc l'usager qui doit payer et non le contribuable. L'impôt, lui, doit être direct portant sur des flux, s'appliquer aux personnes physiques et entièrement redistribué aux personnes physiques (pour certaines personnes ce sera un crédit d'impôt et pour d'autres une allocation). L'impôt donc au sens strict ne doit pas financer les services publics.
a écrit le 23/02/2017 à 10:52 :
Il a entièrement raison, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir, certains territoires sont laissés à l'abandon....d'autres infrastructures par l'intensité de leur utilisation sont dans un état lamentables...nos hommes politiques s'en moquent, ils prennent l'avion ou l'hélicoptère pour se déplacer et de haut tout est plus beau....
a écrit le 23/02/2017 à 10:33 :
IL faut constater que la baisse de l'investissement des collectivités y est pour beaucoup car elles assurent les 2/3 de l'investissement public. La baisse des dotations et la multiplication des réglementations qui alourdissent le fonctionnement sont les deux explications...
Sans un plan massif de modernisation des administrations publiques pour diminuer les couts administratifs, l’investissement continuera de chuter.
a écrit le 23/02/2017 à 9:57 :
Toute dépense d'infrastructure n'est pas un investissement pertinent et rentable. Après avoir défiguré la France avec des milliers de rond-points (seuls les premiers étaient pertinents), il reste à évaluer correctement les projets d'investissement. Quant à la démocratie plus ou moins participative pour les prioriser...
Réponse de le 23/02/2017 à 12:26 :
Les RP sont plutôt une bonne chose pour la sécurité routière. Ils remplacement avantageusement les feux-rouges, tant pour la régulation du trafic, la baisse des accidents que l'esthétique de nos routes et rues et la santé de nos portefeuilles (plus de risque de PV pour feu rouge grillé).
a écrit le 23/02/2017 à 9:20 :
Ca fleure bon le conservatisme à l'ancienne. Qu'ils mettent la même énergie pour aller gagner des marchés à l'international, on a assez de ronds points.
a écrit le 23/02/2017 à 8:59 :
Et ça votera Fillon ! Quel tartuffe...
Le seul qui propose une amélioration notable des infrastructures, c'est Mélenchon. Il propose de voter Mélenchon le lobby du BTP ?
a écrit le 23/02/2017 à 8:46 :
"Bref, ce qui faisait la force de la France, ses infrastructures, n'est plus. "

Et étrangement ce phénomène correspond parfaitement chronologiquement à la privatisation des services publics.

Individualisation des gains et socialisation des pertes.
Réponse de le 23/02/2017 à 10:24 :
C'est étrange car les autoroutes que détient l'ETAT sont en plus mauvaise état que celle du privé...

Si les collectivité pouvaient aussi faire des investissements intelligents et non électoraliste avec l'emprunt...
Réponse de le 24/02/2017 à 8:13 :
Ben oui il faut dire que sans trop que l'on ne sache pourquoi, la DDE s'occupe aussi d'entretenir les autoroutes privées.

Si elle ne s'occupait que des infrastructures publiques elle pourrait mieux entretenir nos routes.

Bah ça doit être encore des histoires d'argent occulte tout ça.
a écrit le 23/02/2017 à 8:44 :
je resume
' envoyez nous du business sans regarder si les projets servent a qqch, on doit changer nos bmw X6'
c'est normal que chacun estime que la puissance publique devrait renflouer son secteur, le tout paye ' par personne' via les impots des contribuables ' qui en ont les moyens' ou mieux, via les impots des enfants et petits enfants
la france est au bord de la faillite, sinon
je propose donc qu'il fasse des travaux et soit paye avec des I Owe You interet in fine qu'on lui paiera dans 30 ans ( sauf si le pays a depose le bilan, mais ca c'est un autre pb)
bon, c'est pas evident qu'il ait envie de prendre le risque!
a écrit le 23/02/2017 à 8:32 :
sacré lobby de l'Immo/BTP !

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