Les industriels du médicament seront reçus à l'Elysée le 25 janvier

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L'agenda du Conseil stratégique des industries de santé est chargé. Au terme d'une année 2011 commencée avec le scandale Mediator et achevée avec celui des prothèses PIP, les industriels font profil bas.

Cette fois, ça y est. Sauf surprise de dernière minute, le Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) aura lieu le mercredi 25 janvier, de sources concordantes. Le grand rendez-vous de politique industrielle du secteur, qui réunit tous les deux ans les représentants du gouvernement et ceux des principaux laboratoires pharmaceutiques mondiaux, a pourtant bien failli ne jamais se tenir. Au terme d'une année 2011 commencée avec le scandale Mediator et achevée avec celui des prothèses PIP, les industriels craignaient d'être devenus persona non grata auprès des politiques. "Ce rendez-vous va permettre de réaffirmer notre volonté de dialogue et de partenariat avec l'Etat", se félicitait, lundi, un participant.

Comme lors de la dernière édition, en octobre 2009, la réunion se tiendra en présence des ministres concernés. En l'occurrence, Xavier Bertrand (Travail, Emploi et Santé), François Baroin pour l'Économie et les Finances, Éric Besson à l'Industrie et Laurent Wauquiez (Recherche). "La rencontre se terminera, comme la dernière fois, par une allocution du Président Nicolas Sarkozy à l'Élysée", précise un participant.

Taxes spécifiques

L'ordre du jour comprendra quatre grandes thématiques. Il s'agira d'abord de "renforcer la recherche partenariale" entre instances publiques et laboratoires privés. Un thème déjà largement abordé en 2009 avec la création de l'Aviesan, alliance entre chercheurs académiques et laboratoires privés. La rencontre visera aussi à "structurer la filière des industries de santé". Ce volet pourrait comprendre la mise en place de mesures en faveur du dispositif médical et l'aménagement des taxes spécifiques au secteur. Le troisième axe, baptisé "faire face à la globalisation", vise à maintenir et développer la production en France. C'est à ce titre que les industriels déposeront une proposition de label "made in Europe" précisant le lieu de fabrication des médicaments. Plus traditionnellement, le CSIS comportera des mesures de lutte contre la contrefaçon, et pour l'emploi et la formation. Enfin, au titre de "l'anticipation des évolutions des actes de soin", les participants aborderont la question de l'innovation et de la médecine personnalisée.

Reste à savoir quelles décisions seront prises. En 2009, à côté de mesures concrètes comme la possibilité pour les laboratoires de faire produire leurs génériques en France à des conditions avantageuses (amendement Bolar), certaines, comme la mise en Bourse de la branche biotech du Laboratoire du fractionnement et des biotechnologies (LFB), détenu à 100% par l'État, n'ont jamais abouti.

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a écrit le 17/01/2012 à 9:43 :
Les médicaments ont en veut plus, ainsi que les produits chimiques dans notre alimentation. En 2006 passait le décret sur les complément alimentaires, aboutissant légalement en EUROPE via les lobbyings pharmaceutiques à la main mise des pharmaciens sur la vente des spécialitées de vitamines et en obligeant les revendeurs de compléments à déclarer en AMM (autorisation de mise sur le marché) ou pseudo AMM tous leurs compléments alimentaires à la DGCCRF, c est à dire que 2000 magasins effectues 2000 demandes pour le même produit qu'ils n ont même pas fabriqué et attendent 2 mois pour les commercialiser, en 2004 l Italie interdisait le MEDIATOR, l Espagne en 2005 et en 2007 l AFSSAPS en France renouvelait sa mise sur le marché en FRANCE, voila comment cultive les laboratoires leurs petits intérêts au détriments des autres acteurs économiques. La grippe H1N1 à annoncé le déclin de la vente des médicaments et des vaccins aux profits des médecines douces, des compléments alimentaires à base de plantes et de la phytothérapie, on comprends mieux...

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