Médicaments : Bruxelles sanctionne 9 laboratoires pour avoir freiné l'arrivée des génériques

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La Commission européenne a condamné mercredi neuf laboratoires pharmaceutiques à payer un montant total de 146 millions d'euros. Ces sociétés sont accusées d'avoir passé des accords avec des producteurs de génériques pour retarder leur apparition sur le marché.

Il aura fallu quatre ans pour y arriver, mais l'enquête a porté ses fruits. La Commission européenne a condamné ce mercredi neuf laboratoires pharmaceutiques à verser un total de 146 millions d'euros d'amendes. La cause ? Ces laboratoires pharmaceutiques auraient retardé l?entrée de médicaments génériques sur le marché. Il s'agit des premières amendes infligées à des entreprises du médicament par Bruxelles depuis le lancement en 2009 d'une enquête sur les accords dits de "pay-for-delay" conclus entre le fabricant d?un médicament et le producteur du générique de la même molécule.

Amende élevée pour Lundbeck

Au premier rang des laboratoires touchés, le danois Lundbeck, sanctionné à hauteur de 94 millions d'euros, et l'allemand Merck, condamné à une amende de 21,4 millions d'euros, et doit payer 7,77 millions de plus avec son ancienne filiale Generics UK, désormais contrôlée par le fabricant américain de génériques Mylan.
Ces deux laboratoires étaient dans le collimateur de l?instance européenne depuis juillet 2012, pour le médicament Citalopram notamment. Mais d?autres laboratoires sont également concernés : Generics UK, Arrow, Resolution Chemicals, Xellia Pharmaceuticals, Alpharma, A.L. Industrier et Ranbaxy, le numéro un indien du secteur. L?Union européenne les accuse d?avoir violé les règles sur les ententes et les abus de position dominante en vigueur au sein de la communauté. Les entreprises visées encourent d'importantes amendes, dont le montant peut atteindre jusqu'à 10% de leur chiffre d'affaires.

La Commission européenne estime que les arrangements entre fabricants de médicaments princeps et producteurs de génériques pourraient avoir conduit à des surcoûts de 20% pour les consommateurs et avoir retardé l?arrivée sur le marché de certains médicaments génériques de deux ans. Sachant que "les accords de ce type nuisent directement aux patients et aux systèmes nationaux de santé publique, qui subissent déjà des contraintes budgétaires difficiles", a déclaré Joaquin Almunia, commissaire européen à la Concurrence.

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Commentaires
a écrit le 21/06/2013 à 17:45 :
Le pays du sud ont besoin des qualités.Par ce qu' ils ont compris que un appareil éléctronique francais dure plus longtenp 2 ans par exemple et ceux qui est fabriqués au sud 2à3mois.Prendre un médicament fabriqué à l'espace européen vous avez la chance de vivre plus longtemp.Nous mangeons et nous consommons franchement du poison en frik.Moi,je voudrer travailler comme intermediaire ou réprésentant d'un laboratoire pharmaceutique ou une firme européen dans mon pays la Rdc.Je suis disponible.
a écrit le 20/06/2013 à 11:56 :
Vite des calmants , des somnifères ou que sais-je encore sinon c'est la dépression garantie chez les dirigeants de ces laboratoires shootés à la croissance infinie des profits !!
a écrit le 20/06/2013 à 0:37 :
Le contournement des brevets des laboratoires initialement autorisé à titre dérogatoire pour soigner les pauvres est devenu une véritable industrie de la contrefaçon légale dont le but désormais est de réduire la dette publique des états "pirates". Il est somme toute logique que les laboratoires qui investissent dans la recherche de molécules nouvelles protègent leurs découvertes pour les amortir financièrement.
Réponse de le 20/06/2013 à 8:50 :
Erreur, ce ne sont pas des contrefaçons, et il y a même des laboratoires qui produisent par des "sous-traitants" des génériques. Ne vous inquiétez pas pour les laboratoires, ils ont amorti financièrement depuis longtemps leurs recherches lorsque des génériques arrivent sur le marché.
Réponse de le 21/06/2013 à 0:41 :
@@Michel

Pour les brevets tombés dans le domaine public la rentabilité est probablement assurée, pour les brevets contournés par dérogation gouvernementale c'est très discutable! Ceci pourrait expliquer l'origine d'une possible entente entre les laboratoires et les industriels du générique.

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