Ces biotechs françaises qui feront parler d'elles en 2017

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En mai, Poxel a enregistré une intention d'introduction en Bourse au Nasdaq.
En mai, Poxel a enregistré une intention d'introduction en Bourse au Nasdaq. (Crédits : Reuters)
Plusieurs sociétés biotechnologiques françaises comptent lancer leur premier produit l'année prochaine, ou visent des résultats cliniques positifs pour leurs traitements phares. 2017 sera une année clé pour plusieurs d'entre elles.

Rares sont les biotechs françaises à avoir réussi à lancer un traitement sur le marché. Et rares sont celles qui parviendront à lancer un produit sur le marché en 2017. Mais quelques sociétés biotechnologiques françaises attendent des résultats décisifs qui confirmeront l'efficacité de traitements innovants dans des maladies pour lesquelles les besoins médicaux sont non satisfaits. Et l'une d'entre elles pourrait même faire son entrée au Nasdaq, rejoignant le cercle fermé des biotechs françaises cotées aux Etats-Unis. Revue de détail.

Le traitement de Néovacs contre le Lupus sur le marché en 2017 ?

Néovacs, une entreprise spécialisée dans les vaccins thérapeutiques, pourrait être la prochaine biotech française à lancer un traitement innovant. Début décembre, elle a obtenu de l'Agence américaine des médicaments la désignation de procédure accélérée (Fast-Track) pour l'IFNα-Kinoïde un traitement contre le Lupus. Ce vaccin phare de la société française attend les résultats d'essais cliniques avancés (phase IIb) l'année prochaine. Si le produit confirme son efficacité, il bénéficiera d'une procédure d'autorisation de mise sur le marché accélérée. Le marché des ventes de médicaments contre cette maladie auto-immune est estimé à 4 milliards de dollars pour 2022.

DBV attend son blockbuster

La biotech française la mieux cotée au monde (plus de 1,6 milliard de dollar, mercredi 28 décembre) vise des résultats positifs en 2017 pour les essais cliniques en phase III du Viaskin Penaut, un traitement par immunothérapie contre l'allergie aux arachides. Ce potentiel blockbuster devrait arriver sur le marché début 2018 si tout se passe bien. Ce serait le premier traitement du groupe capable de générer de très hauts revenus à entrer sur le marché.

Abivax espère pallier l'échec retentissant de son traitement phare

La biotech a connu une grande désillusion cette année avec l'échec d'un vaccin contre l'hépatite B provoquant une chute brutale de son titre en Bourse. 2017 s'annonce comme une année clé. Abivax mise énormément sur un produit contre le VIH (ABX464) censé baisser la charge virale. La société biopharmaceutique publiera les résultats de son étude de phase II pour 2017. Au premier semestre de la même année, elle espère également établir une preuve de concept sur l'efficacité de ce produit contre la maladie inflammatoire de l'intestin

Cellectis confirmera-t-il dans les traitements dernière génération en oncologie ?

Cette société fondée en 1999 développe des traitement dernière génération contre les cancers. Et notamment l'UCART19, un anticancéreux fonctionnant avec des lymphocytes T ingénierés ("globules blancs"). L'année dernière, l'UCART 19 avait permis la guérison d'un bébé atteint d'une leucémie lymphoblastique.

La biotech attend les résultats intermédiaires d'un essai clinique de phase I l'année prochaine pour ce traitement. S'il s'avère positif, Cellectis prendra "de l'avance sur ses concurrents", estime son Pdg André Choulika. Des compétiteurs de poids parmi lesquels figurent les plus grandes biotechs américaines, à l'instar de Juno.

Le groupe conforterait son orientation stratégique orientée vers l'utilisation de la technologie d'édition du génome CAR-T, et se refaire une santé, Boursière entre autres, après avoir failli sombrer en 2013.

Valneva démarre les essais de deux vaccins contre Zika et la maladie de Lyme

Valneva évoquait en juillet 2016 avoir trouvé une preuve de concept pour un vaccin contre Zika. 2017 sera l'année où la biotech devra faire ses preuves. Elle va lancer un essai clinique pour prouver l'efficacité du vaccin sur l'homme. Une urgence, car la compétition est forte dans ce domaine thérapeutique. Une douzaine de sociétés développent des vaccins de ce type, dont Sanofi prépare déjà des essais de phase II pour un vaccin candidat.

Toujours en 2017, la biotech démarrera un essai clinique de phase I sur un vaccin contre la maladie de Lyme, afin de pénétrer un marché plus ouvert que celui de la lutte contre Zika. Peu de sociétés effectuent des recherches sur un tel produit. Et le marché pourrait être juteux, notamment outre-Atlantique : 300.000 nouveaux cas de maladie de Lyme surviennent chaque année aux Etats-Unis, selon des données gouvernementales.

Poxel bientôt au Nasdaq ?

La société lyonnaise attend des résultats cliniques de phase II décisifs en 2017 pour son traitement phare, l'Iméglimine, un antidiabétique oral qui serait capable de réguler le diabète.

Par ailleurs, Poxel pourrait entrer en Bourse au Nasdaq, synonyme sur le papier de levées de fonds conséquentes. Il a fait part de ce projet en mai 2016.

Nanobiotix va-t-il obtenir son premier marquage CE ?

Nanonobiotix lancerait son premier produit sur le marché en 2017, le NBTXR3, une solution capable "d'augmenter localement l'absorption de la dose de radiothérapie afin d'améliorer l'efficacité de la radiothérapie et ainsi détruire plus efficacement les tumeurs localement avancées".

Pour cela, le groupe a effectué des démarches auprès de l'Union européenne en août afin d'obtenir un marquage CE pour son produit. Il espère l'obtenir en 2017.

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Commentaires
a écrit le 29/12/2016 à 15:43 :
Et vous oubliez aussi AB Science, il vous faut revoir l'affaire.
a écrit le 29/12/2016 à 14:32 :
Vous oubliez Nicox, avec 2 médicaments qui, après un retard (CRL de la FDA), pourraient obtenir leur AMM aux USA en 2017, l'AC 170 et surtout un blockbuster, le Vesneo, traitement contre le glaucome en partenariat avec Bausch + Lomb (filiale de Valeant aux USA).
Potentielle quotation au NASDAQ à la clé également, incroyable d'oublier cette société dans votre article !
a écrit le 29/12/2016 à 10:57 :
Tant mieux, l'essentiel étant qu'elles ne fassent pas parler d'elles en tuant des gens, ce serait bien, merci.
Réponse de le 29/12/2016 à 16:04 :
Oui c'est le plus important. Surtout avec les nouveaux vaccins. On voit le scandale arrivé avec le HPV, donc svp tester correctement les effets secondaires de vos vaccins et médocs...

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