Gaz de schiste : le modèle américain n'est pas transposable !

 |   |  541  mots
Copyright Reuters
Pas question d'extrapoler «avec une règle de trois» les succès économiques américains du gaz de schiste en Europe, en Argentine ou en Chine, affirme le cabinet AT Kearney.

La liste des conséquences positives du gaz de schiste pour l'économie américaine est le principal argument des tenants de cette production: bas prix du gaz pour les particuliers, réduction des émissions de CO2 historique des Etats-Unis, créations d'emplois, relance de la compétitivité pour l'industrie chimique et pétrochimique américaine....
Mais, il ne faut pas s'attendre à ce que ces effets bénéfiques se reproduisent partout, affirme le cabinet AT Kearney.

? Pas de réserves, des ressources!
Le premier doute touche aux réserves. «Tant qu'on n'a pas fait de forages, on ne peut pas parler de réserves mais uniquement de ressources», met en garde David Richard, associé AT Kearney en charge de l'Energie. «Les réserves sont aujourd'hui impossible à quantifier».

? Les faibles coûts de production américains ne seraient pas possibles en France
En tout cas, pas tout de suite. L'Europe ne bénéficierait pas immédiatement de la courbe d'expertise américaine. «Un seul exemple: les machines de forage américaines ne passeraient pas sur nos routes, trop étroites», indique David Richard. Aux Etats-Unis, les coûts de production ont été divisés par plus de deux entre 2008 et 2010.

? Densité de population et réglementation différente
Même en Ariège, la densité de la population et les lois minières sont radicalement différente de celles en vigueur dans le Dakota, par exemple, un des Etats américains les moins peuplés. D'où, encore une fois, une faisabilité et un coût de production très différents.

? Les prix ne resteront pas si bas aux Etats-Unis
De toute façon, l'avantage prix (2 à 4 dollars aux Etats-Unis, contre 12 à 14 en Europe) ne durera pas! «Le prix ne peut pas rester à ce niveau car sinon les pétroliers ne continueront pas», affirme Hervé Wilczynski, du bureau de Dallas d'A.T. Kearney. «Les petits producteurs indépendants souffrent. Les seuls puits rentables sont ceux où on extrait du gaz mais aussi des condensats et de l'huile», ajoute-t-il. Il table d'ailleurs sur une consolidation du secteur.

? Pas d'amélioration des émissions de CO2 à prévoir en France
Les Etats-Unis arborent fièrement une réduction historique de leurs émissions de CO2 parce que le gaz de schiste se substitue au charbon dans la production électrique. Le charbon est encore à l'origine de près de 45% de l'électricité aux Etats-Unis. En France, le parc étant à 75% nucléaire, pas d'amélioration à prévoir, donc!

? Création d'emploi: impossible de transposer les chiffres américains!
«On ne peut pas partir des chiffres américains et faire une règle de trois pour extrapoler l'effet sur l'emploi qu'aurait en France ou en Europe le gaz de schiste», affirme catégoriquement AT Kearney, répondant à une polémique actuelle sur la question. Le cabinet estime à 800.000 les emplois créés aux Etats-Unis à horizon 2020 dans le seul secteur pétrolier. Ce chiffre monte à 1,8 million pour l'"éco-système gaz" (chimie, infrastructures, export GNL...) et à 5 millions avec l'ensemble de l'industrie.

? La disponibilité en eau pourrait freiner des développements
C'est le cas notamment en Chine, souligne AT Kearney, la production de gaz de schiste nécessitant d'énormes quantités d'eau. C'est déjà le cas dans certains gisements américains.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/10/2012 à 0:45 :
Une voiture reste à peu près 95% de son temps en stationnement. Sachant qu?une voiture stocke environ 10 kWh, s?il y a un million de voitures électriques en France en 2020, cela représente 10 GWh de stockage de l?électricité, soit l?équivalent de 10 réacteurs nucléaires. On n'a vraiment pas besoin de gaz de schiste en plus mais une meilleure gestion et efficacité énergétique de l'ensemble qui bénéficiera à tous au meilleur prix sans pollutions.
a écrit le 14/10/2012 à 23:32 :
Vous inventez le futur sans le connaître sur la base de données actuelles en plus non réelles. Le gaz de schiste est cher à exploiter (forages, transport, indemnisation des accidents fréquents etc). Cà se traduit par des marges quasi inexistantes et une consolidation du secteur aux Etats-Unis tel qu'actuellement. On a vu un rebond des prix mais ce n'est pas suffisant pour les opérateurs pour survivre et plus on avance dans le temps plus les prix vont monter. L'indépendance toute relative à prix cher ne tient pas. Pendant ce temps d'autres énergies dont les renouvelables sont toujours en baisse et ont un potentiel technologique d'avancées et rendement encore très fort comme dans le solaire, le stockage, les énergies des océans, microalgues etc. Ils se trouvent qu'elle deviennent de plus en plus compétitives avec le gaz de schiste et le sont déjà dans de nombreux cas et ce n'est pas fini car la ressource est entièrement gratuite, propre et on sait la capter. Donc ne vous trompez pas d'analyse sur le futur, le gaz de shiste a de forts compétiteurs sans ses inconvénients et qui sont eux exportables aisément sous de multiples aspects et retombées technologiques. L'Arabie Saoudite a par exemple gagné un appel d'offre solaire majeur au Maroc devant l'Europe et ce n'est pas fini. Les pays d'Afrique du Nord pourront bientôt exporter leurs énergies renouvelables, solaire, éolien etc à un coût inférieur au gaz de schiste français. Pensez-y.
Réponse de le 15/10/2012 à 0:58 :
Bien vu, le gaz de schiste est une énergie du passé et dépassée. Seule une exploitation pour des applications recyclables et dans les sites les moins risqués serait acceptable mais seulement quand les ressources manqueront dans quelques décennies et quand les prix seront au top et que les ressources des autres seront en tout ou partie écoulées. C'est une ressource stratégique et militaire pour l'Europe qui vieillit et dans un monde à venir incertain avec la population mondiale et tensions croissantes et il ne faut évidemment pas la brûler comme en économie des banquiers et organismes de crédits peu scrupuleux aux Etats-Unis qui ont généré la crise économique mondiale en brûlant les avoirs des gens dans des puits sans fond.
a écrit le 13/10/2012 à 16:02 :
Avant de poursuivre des discutions de café de commerce il faudrait peut être commencer par vérifier l?existence de gisements de gaz exploitables chez nous, ce qui soit dit au passage n?est peut être pas aussi évident que cela. Ne pas le faire est une grave erreur.
Réponse de le 13/10/2012 à 17:16 :
exactement ! le sujet est d'arrêter les discussions de café du commerce, avec des calculs de coin de table sur ce qui pourrait se passer SI .....
Réponse de le 14/10/2012 à 19:50 :
Rechercher oui, trouver c'est bien mais exploiter est-ce rentable et sans risque là ce n'est pas sur
Réponse de le 14/10/2012 à 23:03 :
Pour un foreur vous devriez savoir que même en forant çà ne donnera pas l'indication des réserves exactes en France. Il s'agit de gaz de schiste et de fracking. Voyez l'exemple d'Exxon qui avait opté pour un secteur potentiellement profitable en Pologne selon quelques forages et qui s'est retiré face à la réalité. En plus le gaz de schiste n'a aucun intérêt en France actuellement au prix du gaz bas et sous forme combustible dans notre mix énergétique.
a écrit le 13/10/2012 à 15:48 :
L'article ne dit pas qu'il ne faut pas y aller, il faut seulement arrêter de débattre sur des règles de trois pour prédire l'emploi en 2020
Avant d:essayer de prédire un avenir lointain il faudrait peu être penser à demain quand les US seront de plus en plus compétitifs par rapport à l'industrie européenne, que deviendra notre chimie et autres industries des plastiques par exemple sans parler des investissements qui vont se déplacer de l'autre côté de l'Atlantique
Réponse de le 14/10/2012 à 23:14 :
Vous rêvez. regardez la situation des opérateurs de gaz de schiste aux Etats-Unis, leurs marges quasi inexistantes actuellement qui poussent à la consolidation du secteur et de nombreux intervenants à abandonner. Le président de Chasepeake lui-même ne prend plus aucune concession aux Etats-Unis et évoque bien la situation. Surveillez aussi les cours de ce gaz et son évolution récente à la hausse. Voyez aussi la durée moyenne d'un puits qui est de 4 ans et le coût des transport et des forages, sans parler des indemnisations d'accidents réguliers. Ce gaz n'est pas le meilleur marché et il a des compétiteurs forts. Son prix rebondit et ce n'est que le début si vous vous intéressez de près au sujet. Donc question compétitivité et surtout en France où çà serait encore moins rentable et plus cher, faudrait arrêter de croire aux miracles. Votre raisonnement est d'autant plus faux que le prix de l'énergie dans la production de l'industrie par rapport aux salaires est très faible donc çà ne changera rien à la compétitivité des américains par rapport aux Chinois ou aux Indiens déjà sans pétrole et encore moins à terme par rapport aux africains. De plus notre industrie s'est déjà déplacée puisqu'elle est de services en France en particulier et ce n'est pas aux Etats-Unis que les salaires vont être compétitifs et il faut en plus tenir compte du dollar par rapport à l'euro.
a écrit le 13/10/2012 à 2:35 :
Moi j'aime ça comme diagnostique! Donc en gros, il ne faut pas y aller... Je me demande ce qu'en dirait un cabinet russe si on lui demandait de nous conseiller sur la production en France de gaz, histoire de se passer du leur indexé sur le prix du pétrole... ;-)
a écrit le 13/10/2012 à 0:51 :
Encore une erreur qui provient du rapport de l'AIE : le gaz de schiste est plus émetteur de gaz à effet de serre que le charbon et le mazout comme Stanford et Cornell, entre autres, l'ont bien démontré, donc la pseudo réduction des émissions de Ges des Etats-Unis est fausse. De plus exploiter sous forme dans tous les cas polluante quelle que soit la technique cette ressource actuellement sous forme combustible alors qu'elle a des applications à bien plus hautes valeurs ajoutées pour l'avenir serait encore une gabegie énergétique de la pire espèce et une erreur considérable.
a écrit le 12/10/2012 à 20:22 :
Nous entendons tout et son contraire sur les gaz de schiste venant de gens qui en général ne connaissent pas la question !!! Nous pourrions en France , continuer au moins à autoriser de nouveaux forages d'étude qui ,seuls , permettent d'examiner en détail les conditions d'exploitation de ces "gaz de schiste" quitte à les surveiller de très près ! La technique d'extraction ne ressemble-t-elle pas à celles déjà utilisée pour la géothermie et évolue ? Au lieu de celà , c'est l'idéologie qui l'emporte actuellement ?
Réponse de le 13/10/2012 à 1:05 :
Techniquement le fait de forer "en France" n'apporterait rien de plus aux connaissances que l'on récupère ailleurs dans différents sites. Dans tous les cas quelle ce soit la méthode la pollution est bien réelle à court terme comme parfois à long terme et les risques élevés, d'autant plus en Europe avec la densité de populations, habitats et nappes phréatiques. En outre le prix du gaz ne serait guère très compétitif (coûts des forages, transports, technique etc) comparé par exemple au gaz algérien ou russe pas si loin et qui est bien plus facile à extraire. Enfin le délai de mise en exploitation prend plusieurs années, donc aucun éventuel bénéfice à la crise présente. Et si c'est pour brûler ce gaz dans des bâtiments la plupart mal isolés avec de faibles rendement, il est évident que ce serait un immense gaspillage, chaque puit s'épuisant vite, par rapport à bien d'autres appplications dont on aura besoin à l'avenir dans d'autres crises de ressources qui risquent d'être plus lourdes que celle actuelle.
a écrit le 12/10/2012 à 15:30 :
Précision pour Urgence : Contrairement au Droit US, les propriétaires du sol français n'ont aucun droit au sous-sol. Les finances publiques taxent au maximum les sociétés qu'elles autorisent à opérer. Gaz de France rachète les productions au tarif fixé avec son monopole, ce qui explique que Vermilion, Total, Providence qui opèrent en France y font des profits très limités. Dans les autres pays, la taxation n'est en moyenne que de 60 % des bénéfices sur la production. Les grands pétroliers ont quitté notre pays en conséquence, à part Total qui risque de faire de même, surtout pour ne plus susciter de jalousie.
a écrit le 12/10/2012 à 14:52 :
De bons arguments et des interrogations qui exposent clairement la question sans démagogie. Conclusion : il est urgent de forer un peu partout pour les confirmer, point par point. Le remarque la plus importante abordée par ATK concerne le code minier. La spoliation par l'Etat de la pleine propriété du sous-sol à ses légitimes propriétaires est évidemment l'un des freins les plus importants au développement harmonieux des forages en France. Autrement dit, si c'est Total ou GDF qui prennent 100% des marges, hors de question de les laisser forer. En revanche, si je touche, disons 75% des marges, ils peuvent venir forer dès demain dans mon jardin.
Réponse de le 13/10/2012 à 1:15 :
C'est un argument pour pigeons des promoteurs de gaz de schiste de dire que chacun va faire fortune. En fracking on n'a pas une poche de gaz sous un jardin mais un réseau complexe étendu qui peut s'extraire à peu près là où çà arrange l'opérateur. En pratique et pour confirmer, il suffit de regarder la réalité de ce qui se passe aux Etats-Unis, qui sont les principaux bénéficiaires et ce qu'ils touchent tous frais d'exploitations, taxes et impôts déduits in fine et ce qu'ils risquent en cas de pollutions des sols ou nappes qui peuvent apparaître parfois plusieurs années après.
a écrit le 12/10/2012 à 13:53 :
Les américains déshumanisent et détruisent. Ne les suivons pas dans leur logique.
Si toute la population mo,diale consommait comme eux, il faudrait 7 planètes.
La consommation est le sens de leur vie, pas de la nôtre.
Réponse de le 12/10/2012 à 14:56 :
Il n'y a visiblement pas assez de boucs-émissaires en France pour servir d'exutoire à la haine de certains, il leur faut absolument traverser l'océan pour en trouver de nouveaux. Si Hitler ou Staline devaient revenir aujourd'hui, ils auraient toujours autant de fidèles prêts à se conformer à leurs délires...
a écrit le 12/10/2012 à 12:03 :
Faisons un plot d'essai pour voir 1 si on a la technique adéquate (et aussi la mettre au point) sous contrôle des autorités 2 pour vérifier les assertions sur les ressources qui ne sont que des rêves d'economistes ou de géologues tant qu'elles ne sont pas démontrées
Les réserves (ce qui est exploitable économiquement parlant) viendront après
Ceci étant je suis assez d'accord avec les remarques de ce cabinet
Réponse de le 13/10/2012 à 1:25 :
Pour rappel on ne connaît réellement le volume disponible que lorsqu'on exploite un site. Voir le cas d'école d'Exxon pourtant pas amateur en Pologne sur son secteur et les surévalutaions qui ont été faites dans d'autres secteur pour promouvoir cette exploitation. Il ne s'agit en effet pas de simple poche de gaz et prétendre que l'on pourrait faire une évaluation suffisante de la France entière avec juste quelques forages serait une grosse tromperie pour amateurs.
a écrit le 12/10/2012 à 12:01 :
Ancien explorateur pétrolier et gazier, je ne peux que souscrire au premier paragraphe : Réserves et ressources sont très différentes. Réserves est une ligne des avoirs, ressources est un potentiel. Les paragraphes suivants seront à réévaluer rapidement. Le dernier est faux : Les quantités d'eau, selon le cas de rivière ou de mer, plus les antibactériens antipollution, sont récupérés dans la phase de production. Peut-on croire que 20 000 m3 d'eau prélevés pour un temps limité vont vraiment manquer à l'océan.
Réponse de le 12/10/2012 à 14:43 :
Et si votre forage est en plein milieu des terres, vous faites comment? Un aqueduc de 400 km pr amener l'eau de mer?
Réponse de le 12/10/2012 à 15:35 :
D'habitude, les rivières coulent vers la mer. L'eau de rivière qui serait prélevée loin des océans, manquerait donc elle aussi à la mer, pendant le temps de l'opération.
Réponse de le 12/10/2012 à 16:12 :
L?eau de mer peut être en effet utilisable mais dans certaines conditions seulement (dans le cadre de boue de forage par exemple). En fracturation c?est un peu différent car le fluide va entrer dans le réservoir et donc il faut être sûr de ne rien endommager (et le sel marin est corrosif et nécessiterait d?être sacrément traité avant de l?envoyer dans le puit). Mais ça pourrait-être une voie pour le futur (l?industrie envisage d?exploiter des aquifères salins dans certaines régions). Ceci-dit, en l?état actuel des technologies, ce n?est pas possible.

En outre les gaz de schiste ne sont pas une problématique offshore, les champs de gaz de schiste sont au milieu des terres et donc l?accès aux infrastructures d?eau reste bien un sujet clé. Un puits dans le fameux champs de Marcellus consomme 300 m3 d?eau pendant le forage et 15 000 m3 en frac. Imaginez-vous aussi 428 camions citernes (35 m3) faisant l?aller-retour avec la mer ? FYI, 15 000 m3 correspondent à la consommation journalière de 100 000 personnes en France.

Certes il est possible de récupérer l?eau qui revient, la traiter et la réutiliser mais on n'est pas en 1 pour 1 et, encore plus compliqué, l?eau injectée ne revient pas instantanément pour être réutilisée dans le puits suivant ?

Les infrastructures d?eau (captation, approvisionnement, traitement) restent donc bien un sujet clé.
Réponse de le 14/10/2012 à 12:20 :
Qu'il y est ou pas du gaz de schiste, le fracking reste une bombe pour l?environnement et la santé publique. Si vous le défendez c'est que vous travaillez pour un groupe pétro-chimique. ça pu le lobbying à plein nez par ici
Réponse de le 14/10/2012 à 19:23 :
Quand les USA quitteront le Moyen-Orient parce que le gaz de schiste leur assurera une indépendance énergétique retrouvée, et que la Chine et les mouvements fondamentalistes se partageront l'influence sur le Moyen-Orient, vous repenserez aux méfaits du cracking sur l'environnement en France. Et à la façon d'y remédier. Car aujourd'hui, c'est comme si l'homme des cavernes n'avait eu d'autres choix que de supporter la pluie ou de mourir asphyxié avec la fumée du feu ; heureusement, il a inventé la cheminée...
Réponse de le 15/10/2012 à 11:27 :
Sur le sujet de l'emploi et des fausse espérances du gaz de schiste en la matière, vous pouvez lire l'analyse publiée sur le site htt://www.stopgazviganais.org (cf en page d'accueil : 'la fable des 1000.000 emplois". Elle complète les articles ci-dessus et celui d'OWNI.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :