Des industriels veulent rouvrir le débat sur les gaz de schiste

 |   |  252  mots
Copyright Reuters
Pour ces vingt-et-un industriels et acteurs de l'économie, dont la patronne du Medef, le chef de l'Etat doit rouvrir le débat sur l'exploitation des gaz de schiste en France.

Ces 21 patrons, salariés, directeurs d'école demandent l'ouverture d'un débat sur l'exploitation des gaz de schiste. Ces acteurs du monde de l'industrie ont signé ensemble une pétition à l'intention du président de la République pour lui demander d'ouvrir un débat entre ONG, industriels et chercheurs, dans le cadre de la commission du débat public.

Le "non" du président à la fracturation hydraulique

Cette lettre ouverte publiée ce mercredi sur le site de l'Usine Nouvelle intervient dix jours après le discours de François Hollande lors de la conférence environnementale dans laquelle il avait fait part de ses réticences à l'égard de l'exploitation des gaz de schiste. Se faisant l'écho de risques pour l'environnement, il avait fermé la porte à la fermant la porte à tout projet faisant appel à la fracturation hydraulique.

"Une possibilité unique"

"Nous ne disons pas qu?il faut exploiter cette nouvelle ressource énergétique à tout prix mais que la France a le devoir d?évaluer ses ressources potentielles, une possibilité unique de développer des modes d?exploitation propre, une opportunité de faire un choix éclairé par un vrai débat une fois les données françaises connues", clame cette pétition.

Laurence Parisot, Jean-François Roubaud, Alain Storck...

Parmi les signataires de l'appel figurent notamment Laurence Parisot, la présidente du Medef, Jean-François Roubaud, celui de la CGPME, Alain Storck,  président de l'Université de technologie de Compiègne ou encore Jean-Pierre Clamadieu, le patron de Solvay.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/09/2012 à 9:14 :
Certains cherchent désespérément comment stocker le CO2 qui va nous détériorer sévèrement l'atmosphère, et pendant ce temps certains voyous de la finance envisagent de libérer toute la quantité que la Terre a mis des millions d'années a stocker, nous permettant (au passage) d'avoir une atmosphère respirable (ce qui n'était pas le cas au débuts de notre petite planète). Et si on commençait par arrêter les conneries pour une fois ?
a écrit le 20/09/2012 à 8:57 :
Le gaz un potentiel tresor, sont exploitation un poison certain. Le gaz de schiste n'est pas exploitable. Il vaudrais mieux se débarasser du Gaz isoler les habitation et passer a des energie renouvelable!
a écrit le 20/09/2012 à 6:10 :
La seule chose sûre dans l avenir, c est l augmentation du coût de l energie. Si on a une vision a long terme , ne vaut il pas mieux garder un potentiel "tresor" pour ces temps là? C est ceque font en partie les pays producteurs de pétrole avec l opep.
En plus ça peut permettre de trouver de nouvelle technologie pour exploiter.
Par contre l investissement dans les energies renouvellables devrait etre beaucoup plus massif pour permettre un mixte energetique, meeilleur solutio a mon avis
a écrit le 20/09/2012 à 1:50 :
Bilan des gaz des schiste : pollution de l?air (complexes BTEX etc), risques de pollutions des eaux à court comme à LT (produits utilisés + diffusion de contaminants types métaux lourds, mercure, arsenic etc), bilan énergétique faible : entre 1 et 2 unités d?énergie obtenue pour 1 unité d?énergie nécessaire, nécessités d?infrastructures dont stockage, multiples forages au km2, noria de camions (800 mouvements en moyenne par forage), nuisances d?exploitations et visuelles, brevets et technologie américaine donc retombées locales atténuées, multiples sociétés d?exploitation dont la responsabilité à long terme sera nulle en cas de dégâts à l?environnement etc.

Selon la couche de schiste, un puits peut donner accès à des quantités de gaz très variables pour être sûr de rentabiliser un champ il faut donc une forte densité de forages, des milliers de déplacements de camions, auxquels s?ajoutent la pollution du raffinage.

Suivant les endroits où les produits très toxiques utilisés pénètrent (quelle que soit la méthode utilisée, y compris celle de Gasfrac), par exemple une nappe phréatique, leur vitesse de propagation peut aller de 1 à 1000. Dans certains cas, ils peuvent ainsi parcourir des centaines de mètres par jour dans les sous-sols.

Sur 278 produits utilisés étudiés, 93% affectent la santé et 43% sont également des perturbateurs endocriniens durables (impacts sur la différenciation sexuelle, la stérilité, régulation hormonale, facteurs de diabète, cancers etc).

L?exploitation de gaz de schistes peut entraîner la remontée de contaminants des sols, à court, moyen ou long terme (large diffusion de métaux lourds, arsenic, mercure, matériaux radioactifs etc) (Pr Theo Colborn Université de Floride)

http://www.tiogagaslease.org/images/BVW_02_20_09.pdf

de même que la pollution de l?air (complexes BTEX « benzène, toluène, éthylbenzène, xylène » + oxydes nitreux, méthane, métaux lourds etc.).

Une étude publiée par le professeur Robert W. Howarth de l?Université Cornell et confirmée par l?Université de Stanford constate qu?une fois calculé l?impact des émissions fugitives de méthane dans le cycle de vie, les émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les gaz de schiste sont plus élevées que celles du charbon et du mazout.

http://www.enerzine.com/12/11812+le-gaz-de-schiste-contribue-au-rechauffement-climatique+.html

Le bilan des gaz de schiste est déplorable et au pire son exploitation « ponctuelle à certains endroits où les risques sont moindres  et maîtrisables» pourrait à terme avoir un intérêt pour des applications à haute valeur ajoutée et « recyclables » et non sous forme « combustible ». D?autant que cette dernière retarderait encore l?essor et les innovations des énergies renouvelables.

http://www.enerzine.com/12/14341+gaz-de-schiste---ce-que-vous-affirmez-est-un-tissu-de-contre-verites+.html
a écrit le 19/09/2012 à 22:15 :
Il serait normal de pouvoir évaluer les stocks disponibles.Evaluer ne veut pas dire exploiter. Mais une fois de plus, Fraise des Bois ne veut pas de vagues et préfère satisfaire un parti qui a fait 2% des voix
Réponse de le 20/09/2012 à 1:46 :
Faux problème : impossible d'évaluer les stocks comme on le voit tous les jours (Etats-Unis, retrait d'Exxon de son secteur très largement surestimé d'un facteur 10 en Pologne etc). Ce ne sont pas des poches de gaz en effet.
a écrit le 19/09/2012 à 22:14 :
Il serait normal de pouvoir évaluer les stocks disponibles.Evaluer ne veut pas dire exploiter. Mais une fois de plus, Fraise des Bois ne veut pas de vagues et préfère satisfaire un parti qui a fait 2% des voix
a écrit le 19/09/2012 à 22:14 :
Il serait normal de pouvoir évaluer les stocks disponibles.Evaluer ne veut pas dire exploiter. Mais une fois de plus, Fraise des Bois ne veut pas de vagues et préfère satisfaire un parti qui a fait 2% des voix
a écrit le 19/09/2012 à 19:02 :
Bâ au pire on peut acheter le gaz US, se sera toujours moins cher que celui actuellement vendu en France.
Si on veux exploiter se gaz en France il faut au moins changer le code minier au profit des propriétaires des terrains concernés.
a écrit le 19/09/2012 à 18:38 :
notre 'moi président" est coincé par les écolos d'EELV ,et de ce fait ne peut prendre de bonnes décisions ,étant de part sa nature un homme d'appareil il n'aura jamais le cran de s'opposer franchement a eux ,et encore une fois par idéologie nous passerons a côté de nouvelles technologies ,c'est typiquement français comme la culture de dépenser plus que
les finances le permettent et de créer du déficit perpétuel
Réponse de le 20/09/2012 à 1:48 :
Ce sont quoi les nouvelles technologies ? : la fracturation c'est toujours de la fracturation avec des dégâts et des risques. Total, Exxon entre autres ne le cachent pas.
a écrit le 19/09/2012 à 17:56 :
C´est cela que l´on veut? On racle les dernières réserves, mauvais signal!
Gaz de schistes en Europe
http://www.aspo2012.at/wp-content/uploads/2012/06/Zittel_aspo2012.pdf
Gaz de schistes USA
http://www.aspo2012.at/wp-content/uploads/2012/06/Berman_aspo2012.pdf
http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2011/05/BILAN-TOXICOLOGIE-GAZ-DE-SCHISTE.-A-Picot.pdf
a écrit le 19/09/2012 à 17:38 :
le gouvernement a choisi la facilité en disant "non", il faut rouvrir le débat car au vue des avancées technologique on peux trouver un moyen plus "soft" d'extraire ce gaz il ne faudrait pas qu'a ce moment il ne faudra pas etre en retard.
Réponse de le 20/09/2012 à 2:06 :
C'est en l'exploitant que l'on prendra du retard, comme tous les pays qui ont l'énergie facile.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :