Alstom: Siemens veut des précisions, Arnaud Montebourg demande des comptes

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Siemens a écrit mardi à Alstom pour obtenir des précisions en vue de lui soumettre éventuellement une proposition de rachat de son pôle énergie. "Siemens continue son travail", a déclaré le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.
"Nous avons compris cette détermination comme étant constante, sérieuse, appliquée", a ajouté le ministre, expliquant dans un tweet que le courrier de Siemens précisait "les axes d'une alliance" avec le fabricant français de turbines électriques et de TGV.
Le conseil d'administration d'Alstom s'est donné jusqu'à la fin mai pour étudier des offres de rachat, tout en marquant sa préférence pour celle de General Electric, son autre grand prétendant qui est le seul pour l'instant à avoir formellement déposé une proposition pour l'instant.
Pour Patrick Kron, PDG du groupe français, cette offre de GE est "une excellente option pour garantir l'avenir des activités énergie d'Alstom, l'avenir de ses sites et l'avenir de ses employés". Assurant un processus "rigoureux, équitable et transparent", il souligne:
Le ministre de l'Economie appui plutôt une reprise par Siemens. Mais il a précisé:
Le gouvernement est soucieux de préserver l'emploi et l'avenir des activités de transports d'Alstom sur lesquelles le groupe veut se repositionner, a-t-il rappelé, soulignant qu'il ne "peut pas préjuger de ce que sera la meilleure alliance (...) Mais ce que je sais, c'est que grâce à ce décret, (...), rien n'est plié, tout est à décider".
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L'audition des deux hommes à l'Assemblée générale a donné lieu à quelques échanges secs. Le PDG d'Alstom s'est ainsi à nouveau fait tacler par Arnaud Montebourg pour son manque de coopération, lors d'un échange rapporté par Les Échos.
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Ce à quoi le dirigeant a répondu que son silence vis-à-vis du gouvernement n'avait "rien à voir avec la confiance mais avec la confidentialité", arguant qu'il ne s'était passé que "quelques heures" entre "le moment où [il] a pris conscience qu'un accord était possible" et la fuite dans les médias.
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