62,5 milliards de dollars: les bénéfices trimestriels pharaoniques des cinq majors pétrolières
Juliette Raynal
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Le géant britannique des hydrocarbures était le dernier des cinq grandes majors pétrolières à publier ses résultats trimestriels. Pour le deuxième trimestre 2022, il affiche un bénéfice net multiplié par trois sur un an à 9,26 milliards de dollars.
Comme TotalEnergies, Shell, ExxonMobil et Chevron, le géant britannique BP a vu son bénéfice s'envoler au deuxième trimestre pour atteindre 9,26 milliards de dollars. Tirés par la flambée des prix des hydrocarbures, les profits de ces cinq majors atteignent 62,4 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB de la Bulgarie. De quoi faire grincer des dents, à l'heure où les ménages, en Europe comme aux Etats-Unis, voient leur pouvoir d'achat s'éroder avec l'inflation.
Après TotalEnergies, Shell, ExxonMobil et Chevron, c'était au tour de BP de publier ses résultats trimestriels ce mardi 2 août. Comme ses compétiteurs, la compagnie pétrolière britannique a vu son bénéfice s'envoler avec la flambée des prix des hydrocarbures. Au deuxième trimestre de l'année, le géant britannique a ainsi publié un bénéfice net multiplié par trois sur un an à 9,26 milliards de dollars.
En revanche, pour les six premiers mois de l'année, BP affiche une perte nette de 11,13 milliards de dollars, le groupe ayant passé au premier trimestre une charge après-impôts de 24,4 milliards de dollars à la suite de sa sortie du russe Rosneft, dans la foulée de l'invasion russe de l'Ukraine, le 24 février dernier.
Au total, les cinq plus grandes entreprises du secteur ont engrangé 62,46 milliards de dollars de bénéfices au cours des trois derniers mois. (Par ordre croissant : TotalEnergies 5,7 milliards, BP 9,26 milliards, Chevron 11,6 milliards, ExxonMobil 17,9 milliard et Shell 18 milliards). A titre de comparaison, c'est peu ou prou l'équivalent du PIB de la Bulgarie en 2020.
Flambée des hydrocarbures
Au cours du deuxième trimestre de l'année, le baril d'or noir coté à New York s'est échangé entre 95 et 120 dollars environ. En hausse depuis plus d'un an en raison du rebond de la demande des entreprises et des ménages après la pandémie, il a été propulsé à des niveaux plus vus depuis 2008 au printemps dernier, suite aux sanctions imposées à la Russie après qu'elle ait envahi l'Ukraine le 24 février.
Le gaz, de son côté, s'envole de nouveau depuis que la Russie réduit progressivement ses livraisons vers les Vingt-Sept. La guerre en Ukraine provoque, en effet, de vives tensions énergétiques entre les Occidentaux et Moscou, qui utilise le gaz comme arme géopolitique et rend ses livraisons de gaz naturel plus faibles et plus aléatoires, quand elles ne sont pas totalement coupées comme vers la Pologne, la Bulgarie ou encore la Lettonie depuis samedi dernier.
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