La dégringolade du pétrole se poursuit, les Bourses européennes déstabilisées

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Vers 16h40 à Paris, le Brent est même tombé à 37,93 dollars le baril, signant un nouveau plus bas depuis fin décembre 2008, tandis que le WTI a atteint au même moment 35,67 dollars, un minimum depuis février 2009.
Vers 16h40 à Paris, le Brent est même tombé à 37,93 dollars le baril, signant un nouveau plus bas depuis fin décembre 2008, tandis que le WTI a atteint au même moment 35,67 dollars, un minimum depuis février 2009. (Crédits : Bpifrance)
Les cours du Brent et du "light sweet crude" ont pâti du pessimisme de rapports de l'Opep et de l'AIE. A Paris, Londres et Francfort les Bourses ont terminé la journée en baisse.

Après avoir franchi la barre symbolique des 40 euros, les cours du pétrole continuent de chuter. Vendredi 11 décembre, en fin d'échanges européens, ils s'enfonçaient nettement, atteignant de nouveaux plus bas en près de sept ans, après des rapports de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) qui sont venus confirmer la surabondance d'offre pesant sur le marché.

Vers 18h00 à Paris, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 38,04 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 1,69 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 96 cents à 35,80 dollars. Vers 16h40 à Paris, le Brent est même tombé à 37,93 dollars le baril, signant un nouveau plus bas depuis fin décembre 2008, tandis que le WTI a atteint au même moment 35,67 dollars, un minimum depuis février 2009.

Les cours du Brent et du WTI pâtissent depuis une semaine de la décision de l'Opep de maintenir inchangé son niveau actuel de production.

Le CAC 40 à son plus bas depuis octobre

Cette dégringolade, qui nourrit les craintes sur la croissance mondiale, a déstabilisé les Bourses. Celle de Paris a terminé en fort recul vendredi (-1,84%), atteignant son plus bas depuis début octobre. L'indice CAC 40 a perdu 85,50 points à 4.549,56 points, clôturant sous 4.600 points pour la première fois depuis le 2 octobre, dans un volume d'échanges nourri de 4,4 milliards d'euros. La veille, il avait perdu 0,05%.

La Bourse de Londres a terminé sur une forte baisse de 2,22%, pâtissant également des inquiétudes sur l'économie sud-africaine. L'indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 135,27 points par rapport à la clôture de la veille, à 5.952,78 points.

Francfort, la Bourse a clôturé en forte baisse. L'indice vedette Dax, qui dérape fortement pour la deuxième semaine d'affilée, a lâché 2,44% à 10.340,06 points. La glissade a été de même ampleur pour l'indice des valeurs moyennes MDax, qui a perdu 2,29% à 20.196,80 points.

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a écrit le 21/12/2015 à 7:51 :
Si le prix de l'énergie baisse, le chomage tend à augmenter. Il faut financer ce chomage (le non travail) par une augmentation du prix de l'énergie, à niveau constant. Tous nos problèmes viennent de là.
a écrit le 15/12/2015 à 10:08 :
bien que le prix du baril baisse, à la pompe on ne le remarque pratiquement pas.comment cela se fait t'il? normalement avec la baisse qu'il y a eu le prix au litre devrait e
être largement en dessous de 1€ le litre; et encore à partir du 1° janvier les prix vont encore augmenter . le gouvernement nous prend vraiment pour des moutons!
a écrit le 12/12/2015 à 15:16 :
De façon moins savante que Corso ( merci), pourquoi aucune conséquence sur le prix à la pompe ?
a écrit le 12/12/2015 à 12:31 :
On mesure que notre croissance n'était due qu'à la montée rapide du pétrole. Cet épisode a créé des tensions internationales terribles avant qu'il soit décidé d'y mettre fin par un retour à des niveaux bas. Entre temps les USA ont utilisé ce levier pour créer des champions économiques qui remplacent cette croissance pétrolière. Il y a donc un moment de croisement d'un piston qui descend vite tandis que l'autre monte lentement, ne couvrant pas l'écart. La baril devrait stopper à 17 dollars et s'établir dans le range spéculatif 17-25 comme je l'ai déjà indiqué. Pourquoi les grosses entreprises concernées qui en étaient forcément averties n'ont-elles pas fait le nécessaire à temps pour protéger leurs actionnaires ? La réponse vient d'évidence : parce que ce n'est pas leur principal souci. Elles rejettent sur l'état(s) à la manoeuvre la responsabilité systémique de cette posture qu'elle dénoncent cyniquement. Le constat positif est que le plus gros du travail a été fait s'il reste encore une baisse importante à intégrer. La période de non croissance devrait prendre encore 7 ans et demi. Pour compenser des Q.Es sont en action et le dollar est entré dans le serpent monétaire qui le mène à fusionner avec l'euro. Mais une conclusion se fait jour doucement : le système de Bourse n'est plus adapté à l'économie du futur.
Réponse de le 12/12/2015 à 19:54 :
@ Corso ,
C' est plutôt la chute qui a provoquée un début de croissance , un plus pour notre balance extérieure. Maintenant en pleine cop21 , sans oublier la contraction mondiale , l'or noir va être de plus en plus en excédent....Ryad veut vider ses stocks avant que ç'a ne valle plus rien .Le nucléaire et renouvelable prenant le relais .

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