Le nombre de véhicules électriques atteint des records en 2016... Mais ça ne suffit pas

 |   |  378  mots
En atteignant les deux millions, le nombre de voitures électriques  dans le monde est désormais un record.
En atteignant les deux millions, le nombre de voitures électriques dans le monde est désormais un record. (Crédits : Reuters/Chris Helgren)
L'an dernier, les véhicules électriques étaient 2 millions à sillonner les routes du monde. Un nombre record bien que cela ne représente que 0.2% des véhicules légers en circulation.

Comme sur des roulettes ! Ça roule pour les véhicules électriques. L'an dernier, ils étaient 2 millions en circulation dans le monde entier, atteignant ainsi des records. C'est le double qu'en 2015. Mais selon un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'effort n'est pas suffisant pour atteindre "un niveau pouvant contribuer à limiter le réchauffement climatique". Le chiffre, bien qu'impressionnant, ne représente que 0,2% des véhicules légers en circulation.

"Il y a encore beaucoup à faire avant d'atteindre un parc susceptible d'apporter une contribution significative aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre [...] Pour contenir la hausse des températures à moins de 2°C d'ici la fin du siècle [comme le définit l'Accord de Paris, NDLR], le nombre de voitures électriques devra atteindre les 600 millions d'unités d'ici 2040", estiment les auteurs du rapport.

L'Agence internationale de l'énergie précise également que le secteur dépend toujours des aides publiques.

En tête du classement, la Chine

L'AIE prévoit entre 9 et 20 millions de véhicules électriques d'ici 2020 et entre 40 et 70 millions en 2025. Cette hausse peut être l'une des conséquences des progrès de la recherche et de la production de masse ayant permis une réduction de l'écart de prix avec les autres véhicules.

L'an dernier, dix pays avaient concentré 95% des ventes de voitures électriques: la Chine, les États-Unis, le Japon, le Canada, la Norvège, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède. La Chine a pris la tête du classement des pays ayant le plus important nombre de voitures électriques en circulation avec environ un tiers du parc mondial, dépassant alors les États-Unis.

L'Europe représente, en valeur absolue, le deuxième marché pour les électriques puisque 215.000 unités y ont été écoulées en 2016, principalement en Norvège où il existe de fortes incitations fiscales, mais aussi au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas.

Pour l'AIE, "des politiques publiques fortes seront nécessaires pour poursuivre la trajectoire" pour que les véhicules électriques puissent un jour rivaliser avec leurs homologues thermiques en matière d'autonomie et de coût, et ce, malgré l'augmentation de l'offre des constructeurs et de nets progrès technologiques.

(avec agences)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/06/2017 à 22:19 :
Ben pour les chinois eux utilisent des engins électriques à 3 roues depuis très très longtemps, plus de 10 ans, alors c'est facile pour eux d'être devant.
Pour construire un véhicule électrique il faut partir d'une page blanche comme Elon Musk, une (ou des) batterie intégrée au soubassement, un variateur de puissance, 1 moteur brushless intégré par roue, pas de cardans, de boîte de vitesses pas d'embrayage pas de freins, tout est fait par les moteurs du genre de ceux qui équipent les robots de production et entre 0 et 15000tours, 100cv par moteur 180kmh est possible.
Théoriquement ça ferait un véhicule peu cher et quasiment inusable.
Sauf que nos constructeurs européens en sont incapables et préfèrent recycler du matos pour diésel ou essence à la fiabilité nulle, soit une essence électrifiée et une surcouche financière et une absence d'intérêt évident.
J'aurais 30 ans, j'achèterais la prochaine Tesla la seule qui est entièrement conçue électrique et pas un recyclage de mauvais goût.
Comme c'est parti on risque même de trouver des voitures sans permis parfaitement conçues avant les vraies.
a écrit le 08/06/2017 à 13:05 :
Je roule au VE depuis 5 ans et 110 000km. Je suis equipé de 9 kW photovoltaique et ca couvre mes besoins domestiques et ceux de ma voiture. Pour parfaire ma couverture, j'attends encore 2 ans que les prix baissent pour m'equiper de 10 à 20 kWh de batteries (sans doute LG).

Si nos doctes commentateurs pouvaient donc cesser de deverser leur intox sur le VE et les EnR.
a écrit le 08/06/2017 à 11:28 :
Si on abandonne le nucléaire, les voitures électriques n'ont aucun sens. Le photovoltaïque et l'éolien - non recyclables - ne suffiront pas pour alimenter la France de demain. Surtout que l'équipement installé en ce moment arrivera en fin de vie en même temps que nos réacteurs nucléaires.
Réponse de le 08/06/2017 à 13:01 :
L'eolien et le PV sont parfaitement recyclés, developpés a grande échelle et couplés à des centrales de batteries de grande puissance.
Voire le nuke comme LA source d'électricité est vision franco-franchouillarde et dépassée et morte.

Cessez donc de mentir.
a écrit le 08/06/2017 à 9:08 :
Ceci dit,
j'avoue que je roule en diesel, c'est moins cher.
a écrit le 08/06/2017 à 9:06 :
Une confusion de stratégies ?
Déjà le constat : on bâtît tout le modèle sur et autour de l'énergie nucléaire, on investit massivement, jusqu'à être pendant une periodique en surproduction d'électricité.
Simultanément (et en même temps) on finance le diesel et le moteur à explosion jusqu'à en être saturés de pollution et de particules.
C'est un peu comme si on se plaignait de l'augmentation des cancers du poumon et qu'en même temps on fabrique et on vende un maximum de cigarettes. Tout le monde aura remarqué ce genre de contradictions, passons il n'y a rien à faire.

Et alors : cela fait longtemps que la France aurait du être à l'avant garde des transports électriques et au moment ou le marché et ces technologies sont mures, ... on va faire quoi ? Inventer un nouveau moteur diesel ?
On s'attendait à voir des investissements en R&D, des développements multiples et des déploiements de flottes de véhicules, de bornes à tous les coins de rues, des smartgrids et des énergies renouvelables à tous les niveaux, ...
A ce rythme, étant donné les investissements massifs de la Chine et des USA, ainsi que de l'Allemagne, dans quelques années on risque tous de rouler dans des véhicules Chinois, équipés de technologies Microsoft ou Tesla, avec des infrastructures réseau Siemens.

Le pire (la honte même), c'est que beaucoup des leaders actuels sont partis de rien.

Mais on reste les rois du pétrole.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :