Membre depuis 2014 du CLER-Réseau pour la transition énergétique, Brest a massifié le repérage des ménages en situation critique grâce au Slime, un outil d’ingénierie territoriale. Et pour cause, la flambée des prix de l'énergie dans le contexte de la guerre en Ukraine fait que « les situations d'urgence se multiplient ».Alors que les prix de l'énergie n'ont cessé de s'envoler ces derniers mois, les collectivités veillent à accompagner les ménages en situation de précarité énergétique. Comme près de 50 d'entre elles en France, Brest a, pour cela, déployé le Slime, un outil d'ingénierie territoriale qui vise à massifier le repérage de ces foyers en difficulté. Piloté par le CLER-Réseau pour la transition énergétique, il leur permet d'analyser leur situation et de les orienter vers des solutions durables et adaptées.
Confrontée à une intensification du phénomène de précarité sur son territoire, Brest utilise, en effet, depuis 2014 le slime qui s'appuie sur les dispositifs existants nationaux, tels que les aides de l'agence nationale de l'habitat (Anah) pour la rénovation énergétique des logements et des locaux.
Si au niveau national, 60.000 ménages ont d'ores et déjà été accompagnés, en Bretagne, la métropole brestoise a, elle, repéré et soutenu 120 foyers en 2022 qui se sont retrouvés dans l'impossibilité de payer leurs factures.
« Les situations d'urgence se multiplient »
« En 2022, 120 ménages ont été visités sur le territoire de Brest Métropole, la moitié étant des locataires privés, 10% des propriétaires occupants et 40% des locataires du parc public. Une répartition équivalente aux années précédentes » évalue la collectivité, qui consacre 160.000 euros en moyenne par an à ce dispositif.
Mais elle constate une évolution de l'aide apportée dans un contexte de hausse des prix de l'énergie liée à la guerre en Ukraine : la majorité des ménages visités dans le cadre du programme Slime ne se permet plus de se chauffer, ou juste ponctuellement avec les poêles à pétrole, pour mieux maîtriser ses dépenses. « Les situations d'urgence se multiplient et les ménages sont de plus en plus fragilisés par l'augmentation de leur facture énergétique » s'alarme la métropole.