Souveraineté énergétique : le rapport parlementaire est passé à côté du sujet, selon plusieurs experts
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Antoine Armand Raphaël Schellenberger
Amaury Cornu / Hans Lucas via Reuters Connect
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Alors que le rapport parlementaire sur les raisons de la perte de la souveraineté énergétique de la France, rendu public en fin de semaine dernière, tape sans ambages sur trente ans de « divagations politiques » et « d'errements [...] mortifères » pour la filière nucléaire, les réactions suscitées par l'épais document s'avèrent tout aussi virulentes. « Approximatif », « superficiel », « inutile » voire « bourré d'inepties » et « bâclé » : depuis jeudi, les critiques fusent de la part de nombreux experts, y compris les plus favorables à l'atome civil. Au point que certains d'entre eux accusent les députés d'être passés à côté du sujet, en tombant à leur tour dans les biais qu'ils dénoncent.
Plutôt que de chercher des solutions concrètes, l'exercice aurait même tourné au règlement de comptes, de manière à « pointer du doigt les coupables du passé, sans regarder vers l'avenir », estime Andreas Rüdinger, coordinateur sur la transition énergétique en France à l'Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales).
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« On avait des attentes très élevées après les auditions, dont certaines étaient passionnantes. Mais cela aboutit à des propositions "bateau" auxquelles tout le monde avait déjà pensé, avec très peu de chiffres ou d'infographies », ajoute Sayah El Hajji, doctorant en physique appliquée et adhérent aux Voix du nucléaire.