L'Algérie "renationalise" les parts d'ArcelorMittal dans trois sociétés

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Le gouvernement algérien a récupéré "à titre gratuit" les parts du groupe sidérurgique ArcelorMittal dans trois sociétés, a-t-il annoncé ce mercredi 7 octobre. Les deux parties ont fait état dans un communiqué de "la restructuration de l'actionnariat" de trois sociétés qui deviennent 100% propriété de l'Etat Algérien.
"Cette cession n'a pas donné lieu à une transaction financière. La cession des actions a été effectuée à titre gratuit", a précisé le ministère de l'Industie et des mines dans un courriel reçu par l'AFP. Smain Kouadria, député et ancien syndicaliste à ArcelorMittal Annaba a affirmé à l'AFP que "cette opération est une renationalisation à 100%". Les trois entités ont été acquises par le groupe public algérien Industries métallurgiques et sidérurgiques (IMETAL).
"ArcelorMittal transfèrera ses participations minoritaires dans les deux sociétés ArcelorMittal Algérie et ArcelorMittal Tébessa ainsi que sa participation majoritaire dans ArcelorMittal Pipes & Tubes Algérie à la partie algérienne qui contrôlera de ce fait pleinement ces sociétés", lit-on dans le communiqué.
"C'est une victoire pour l'Algérie et pour le monde du travail. C'est l'aboutissement de longues luttes", a assuré M. Kouadria.
Cette décision de transfert du capital qui met fin au partenariat avec le groupe sidérurgique ArcelorMittal, a été prise "dans le cadre de la recherche, par l'Algérie, de la meilleure voie pour relancer la sidérurgie", a déclaré, cité par l'agence APS, le ministre algérien de l'Industrie et des mines, Abdeslam Bouchouareb. Le groupe public algérien de sidérurgie Sider a repris en octobre 2013 la majorité du capital d'ArcelorMittal Annaba (51%).
Le ministre algérien a précisé que le rôle du groupe mondial ArcelorMittal sera désormais "purement technique" en attendant que le groupe public IMETAL n'annonce, d'ici à décembre, la dénomination de la nouvelle entreprise sidérurgique dont l'Algérie détiendra la totalité des parts.
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Ce transfert constitue "le moyen d'atteindre les objectifs fixés qui sont de porter la production annuelle de produits sidérurgiques à 10 millions de tonnes, d'assurer l'autosuffisance de l'Algérie et de mettre fin aux importations d'ici à 2017", a indiqué M. Bouchouareb. La facture d'importation d'acier par l'Algérie est de 10 milliards de dollars par an.
(avec AFP)
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