Turbulences pour la compagnie de Nouvelles Frontières

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TUI Travel Plc multiplie les critiques sur CorsairFly, la compagnie aérienne de sa filiale française Nouvelles Frontières. Mais il dément sa mise en vente.

Bart Brackx, Managing Director Western Europe de TUI Travel Plc et Jean-Marc Siano, Président du Directoire du groupe Nouvelles Frontières viennent de publier un communiqué commun pour préciser qu'ils "n'ont pas de projet lié à la vente de la compagnie aérienne du groupe, Corsairfly". Avant de poursuivre:  "La marque TUI France, dont les résultats et les engagements de réservations pour cet hiver sont en progression, fait partie intégrante du portefeuille et de la stratégie de marques du groupe Nouvelles Frontières en France".

Un peu plus tôt dans la journée, le site du journal Tour Hebdo avait également cité Bart Brackx, invité d'honneur au deuxième Forum d'Euram, à Bruxelles. Selon ce journal spécialisé sur l'actualité du tourisme, le responsable de TUI aurait évoqué la vente de la compagnie Corsairfly sans équivoque.

Il aurait notamment déclaré : "Tout est à vendre ! A ce jour, nous devons évaluer toutes les solutions. Il est certain que la compagnie a subi un environnement très difficile cette année, avec la crise sociale aux Antilles, son premier marché, et la crise politique à Madagascar. Le réseau des escales étant limité, il y a peu de destinations de report. C'est un modèle plus risqué". Visiblement, le responsable avait parlé un peu vite. D'autant que pour vendre une compagnie aérienne, il faut un acheteur.

 

Ce n'est pas la première fois qu'un responsable de TUI Travel évoque les difficultés de sa division française. Dans La Tribune datée du 3 octobre, une source interne du groupe britannique constatait que "Nouvelles Frontières s'est trop dispersé. Par exemple, nous transportons tout juste quelques dizaines de personnes chaque année en Syrie. Ce genre de destination ne peut pas continuer". Il est donc prévu de ramener de 120 à "une cinquantaine" le nombre de destinations proposées. Par ailleurs, TUI Travel n'est pas habitué à intégrer son prestataire aérien et comprend mal l'intérêt de CorsairFly qui n'est remplie qu'à hauteur de 20 % par les passagers du tour-opérateur, le restent des places étant vendues soit à des concurrents, soit en vols secs.

 

Selon des rumeurs insistantes, le groupe Nouvelles Frontières, qui inclut sa compagnie aérienne, devrait perdre cette année entre 40 et 50 millions d'euros après un bénéfice de 11 millions d'euros en 2008. En prévision de ces mauvais chiffres, Nouvelles Frontières vient de faire l'objet d'une recapitalisation massive de 199 millions d'euros.


 

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