A la SNCF, le trafic reprendra normalement au plus tard samedi

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Un retour à la normale est prévu ce vendredi soir ou samedi selon Guillaume Pepy, le président de la SNCF. Plusieurs sites de la SNCF ont voté ce vendredi la reprise du travail après le mouvement spontané déclenché la veille par la violente agression d'un contrôleur du train Corail Lyon-Strasbourg.

Le trafic ferroviaire reprend progressivement vendredi en France où un retour à la normale est attendu dans la soirée ou samedi matin, a annoncé Guillaume Pepy, président de la SNCF. Huit sites de la SNCF avaient voté à la mi-journée la reprise du travail après le mouvement spontané déclenché la veille par la violente agression d'un contrôleur du train, qui a provoqué de fortes perturbations du trafic.

"La bonne nouvelle, c'est qu'aucune assemblée générale n'a reconduit le mouvement", a dit Guillaume Pepy sur France 2. Il a ajouté que le trafic reprendrait normalement "en fin de soirée ou demain matin". La reprise du travail a été décidée à La Rochelle (Charente-Maritime), Paris Sud-Est, Reims, Dijon, dont dépend le contrôleur agressé, Toulouse, Lyon, Marseille et Chambéry, a-t-on appris auprès de la SNCF.

Parallèlement, la direction de la SNCF a reçu dans la matinée un à un les représentants syndicaux. Elle s'est engagée à présenter dès lundi un plan d'urgence avec les services de sécurité, selon le syndicat Unsa. L'Unsa "considère qu'il est temps de reprendre le travail", a déclaré à l'issue de la rencontre Roger Dillenseger, secrétaire général adjoint.

En revanche, Sud-Rail a estimé qu'il fallait présenter un tel plan dès ce vendredi et, surtout, annoncer des embauches "pour faire face à la déshumanisation des gares et des trains", a dit l'un des délégués, Stéphane Boulade. En conséquence, le syndicat soutient "tous les agents qui sont dans l'action", a-t-il ajouté, précisant que les assemblées générales étaient souveraines.

Guillaume Pepy avait appelé les cheminots à ne pas pénaliser les clients, dont des milliers ont été un temps bloqués jeudi en fin de journée dans des gares.

Les usagers pénalisés

Les trains avaient peu circulé vendredi matin à l'exception du réseau Transilien en Ile-de-France sur lequel le trafic est quasiment normal. Le trafic était normal également pour Thalys et Eurostar, a fait savoir la SNCF.

L'agression du contrôleur a provoqué jeudi l'indignation de ses collègues qui ont cessé le travail et provoqué de fortes perturbations du trafic ferroviaire partout en France. Aucun train de nuit n'a circulé dans la nuit de jeudi à vendredi. Tous les voyageurs présents dans les gares ont pu rejoindre leur destination ou être assistés pour trouver un hébergement pour la nuit, précise la SNCF.

Guillaume Pepy avait invité dans la matinée les syndicats à se montrer raisonnables. "L'émotion est grande et je la comprends mais il ne servirait à rien de pénaliser les usagers parce qu'un déséquilibré a commis un geste fou", a-t-il dit.

Selon le récit de la SNCF, le contrôleur a reçu huit coups de couteau alors qu'il intervenait auprès d'un passager "au comportement déséquilibré et agressif". Touché au bras et à l'abdomen, perdant beaucoup de sang, l'homme a été transporté par hélicoptère à l'hôpital de Besançon dans un état jugé très préoccupant.

L'agresseur, âgé d'une trentaine d'années, a été interpellé et placé en garde à vue. Le parquet a ouvert une enquête pour tentative de meurtre aggravé.

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Commentaires
a écrit le 07/10/2011 à 13:31 :
L'occasion était trop belle pour foutre la pagaille et faire perdre de l'argent aux citoyens et aux entreprises ! honte à ces nantis... au poil dans la main.

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