Air France est-elle impossible à réformer ?

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(Crédits : Christian Hartmann)
Le départ de Jean-Marc Janaillac de la tête du groupe Air France-KLM ne change rien aux menaces qui planent sur Air France. Alors que la concurrence se renforce et que le prix du pétrole remonte, la compagnie a peu de temps pour enclencher les réformes. En a-t-elle encore les moyens ?

Après la fracassante démission du Pdg d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac, le conseil d'administration a nommé ce mercredi l'un de ses membres, Anne-Marie Couderc, présidente non exécutive par intérim, le temps de trouver un successeur à Jean-Marc Janaillac. "Espéré pour être le plus court possible", le processus devrait durer plusieurs mois.

Pendant ce temps-là, le conseil d'administration va finaliser le plan stratégique, dont la présentation était initialement prévue en juin, afin de ne pas prendre de retard. Ce plan n'est pas neutre. Il vise notamment à restructurer le réseau court-courrier de HOP, à développer l'activité de la low-cost Transavia au départ des régjons françaises et à trancher la question du lancement ou pas d 'une activité low-cost long-courrier. Autant de sujets qui nécessitent des négociations avec les pilotes dont l'accord est nécessaire pour toutes les questions liées au changement de périmètre de l'entreprise. Inutile de dire que la partie s'annonce sportive.

Gel des négociations salariales

D'autant plus que, sur les négociations de hausse générale des salaires, le groupe compte aller beaucoup moins vite et attendre que le nouveau patron arrive pour les reprendre. Un calendrier qui se situe aux antipodes de celui des syndicats, qui veulent se mettre autour de la table rapidement. De quoi les pousser à appeler à reprendre la grève, même si la mobilisation risque d'être difficile, non seulement parce que les pilotes s'orientent vers des négociations bilatérales avec la direction, mais aussi parce que le départ de Jean-Marc Janaillac peut avoir créé un électrochoc auprès des salariés.

Un destin à la Alitalia?

Reste la question. Air France est-elle réformable ou est-elle condamnée à mourir à petit feu comme Alitalia qui, après une longue agonie et le soutien de l'État, ne pourra s'en sortir qu'en s'adossant une nouvelle fois à une autre compagnie?

Repartir de l'avant va être extrêmement compliqué. Au regard de la situation actuelle de l'entreprise complètement déchirée, la mission peut même sembler impossible. Car la majorité des syndicats et la direction ne sont pas sur la même planète, comme c'était déjà le cas sous la présidence d'Alexandre de Juniac.

«Quand aucune lampe ne fonctionne, il faut se demander si cela ne vient pas de la prise », ironise un proche de Jean-Marc Janaillac.

Constat non partagé

Aucune réforme ne pourra être négociée par la direction et les syndicats tant qu'il n'y aura pas de constat partagé entre les deux parties sur la situation économique et financière d'Air France, sur sa compétitivité, et sur l'environnement concurrentiel. Ce point fondamental est à l'origine des tensions sociales au sein de la compagnie depuis quatre ans. Il tourne en effet au dialogue de sourds.

Pour la majorité des syndicats, de nouveaux efforts n'ont plus lieu d'être depuis les le retour aux bénéfices d'Air France en 2015, ponctués par un résultat d'exploitation record de 588 millions d'euros en 2017. Les mêmes estiment par ailleurs que les écarts de compétitivité avec les autres compagnies proviennent uniquement du poids des charges en France et des taxes spécifiques qui pèsent sur le transport aérien français. Sans négliger ce volet, qu'elle dénonce également, la direction souligne aussi de son côté le déficit de compétitivité intrinsèque d'Air France par rapport à ses rivaux. En 2017 en effet, la performance opérationnelle de British Airways dépassait celle d'Air France de plus de 1,3 milliard d'euros. Celle de Lufthansa dépassait elle aussi le milliard d'euros. De tels écarts ne peuvent s'expliquer en totalité par le poids des taxes.

En octobre 2016, dans un rapport demandé par Jean-Marc Janaillac, Jean-Paul Bailly, l'ancien Pdg de La Poste, ne disait pas autre chose.

« Face à ces faits [l'écart de compétitivité et la fragilité financière, Ndlr] qui me paraissent avérés et difficilement contestables, les organisations syndicales ont des attitudes très différentes, allant de la compréhension et du partage de ces réalités jusqu'à la remise en cause des chiffres, en passant par diverses stratégies que l'on pourrait qualifier de stratégie "d'évitement", visant à contourner la difficulté de ce constat (...). Cette préoccupation [le poids de l'environnement fiscal et social, Ndlr] est commune aux organisations syndicales et à la direction générale, mais elle est mise en avant par certaines organisations comme "la" solution aux problèmes de compétitivité d'Air France, au risque d'en faire un préalable à toute autre action et donc de conduire à un certain immobilisme », écrivait-il. Dix-huit mois après, Jean-Paul Bailly ne changerait pas une virgule.

Baisse du fardeau fiscal

Néanmoins, dans le cadre des Assises du transport aérien qui sont en cours, l'État serait bien avisé de réduire le fardeau qui pèse sur le transport aérien français. Lors de l'assemblée générale des actionnaires, ce mardi, Jean-Marc Janaillac l'a souligné. Cela pourrait créer une dynamique positive pour convaincre les syndicats de se mettre autour de la table afin de négocier les conditions de réforme d'Air France. A condition, bien sûr, de ne pas demander la lune, comme le fait le SNPL en demandant à l'État des mesures réduisant les coûts d'Air France de 600 millions d'euros.

Le SNPL sera d'ailleurs au cœur de la problématique de réforme d'Air France. Pour la direction, les syndicats réformateurs et une partie des pilotes, la capacité de rebond d'Air France se jouera au sein de ce syndicat, lors des prochaines élections professionnelles en fin d'année. Si l'exécutif actuel du SNPL, dirigé par Philippe Evain, est reconduit pour 4 ans, les chances de reconstruire la compagnie sont quasiment nulles, assurent plusieurs observateurs. Pour ces derniers, la volonté de torpiller l'accord de création de Joon l'an dernier, alors qu'il allait dans l'intérêt des pilotes -qui ont poussé le bureau à le signer-, résume les difficultés voire l'incapacité de ce bureau à signer des accords.

Janaillac conseille à l'État de sortir du capital d'Air France-KLM

Enfin, outre le rôle qu'il peut jouer dans la baisse du boulet fiscal, l'État pourrait donner un sacré coup de main à Air France en sortant du capital d'Air France-KLM. Cette participation, aujourd'hui de 14%, explique, elle aussi en partie, l'immobilisme qui frappe la compagnie. Car elle donne le sentiment aux salariés et aux syndicats qu'Air France est immortelle avec un État qui sera toujours là pour la sauver. Ce sentiment, qui ne pousse pas à se prendre en main et n'incite pas à regarder à deux fois avant de se mettre en grève, est si ancré dans l'identité de la compagnie qu'il a conduit Jean-Marc Janaillac à changer son point de vue sur le sujet et à recommander à l'État de se désengager totalement.

Bref, autant de conditions qui prendront du temps, peut-être une décennie, pour transformer en profondeur les mentalités dans l'entreprise et les modes organisationnels... Problème, Air France n'a pas dix ans devant elle. Et doit absolument se mettre en ordre de bataille pour ne pas boire la tasse le jour où l'environnement sera moins clément. Avec la montée du prix du baril, les nuages arrivent vite.

Lire ici : Pourquoi les autres compagnies font moins grève

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Commentaires
a écrit le 22/05/2018 à 10:46 :
La solution existe depuis longtemps, mais personne n'a eu le courage de l'appliquer.
Cela s'appelle le lock-out.
a écrit le 16/05/2018 à 22:09 :
Je salue l'intiative de Janaillac et son conseil pour l'état de vendre au + vite ses capitaux. Le comportement des salariés pourra être sensiblement modifié sans aucun effort ni de coûts pour l'état.
a écrit le 16/05/2018 à 13:07 :
L'état pourrait mettre 4 milliards d'euro au pot:cela permettrait de rénover la flotte et d'accorder des augmentations raisonnables au personnel.Cette somme serait transformée en actions nouvelles(augmentation de capital)Une fois la compagnie redressée,l'état revend avec plus value!
Réponse de le 16/05/2018 à 17:20 :
Vous rêvez! Cette compagnie est la moins rentable donc en augmentant les salaires, ce sera pire. A ce rythme, l'action ne décollera (0 dividende depuis 2008) pas et vous ne serez toujours pas à l'abri d'autres revendications syndicales. Ce que vous proposez est clairement un mauvais signal envoyé à la compagnie et aux contribuables.
Réponse de le 16/05/2018 à 17:22 :
Vous n'y pensez pas!! L' UE de Bruxelles n'autorisera rien de tel, sinon cela serait fait!
Réponse de le 17/05/2018 à 13:55 :
Autant utiliser cet argent pour sauver les entreprises dont les salariés et la direction sont d'accord pour faire des efforts! Ou financer des start-ups!
Hors de question de payer plus d'impôts pour augmenter les salaires de pilotes AF!
Réponse de le 17/05/2018 à 17:40 :
@ps
"L'etat pourrait mettre 4 milliards...." On voit bien qu'avec les socialos, c'est l'argent facile qui coule à gogo! Chassez le naturel, il revient au galo....Rappelez vous avec Hollande...plus de 30 milliards de plus d impôts!!!!!!!!!!
a écrit le 16/05/2018 à 11:42 :
Réformer ne veux rien dire, si ce n'est suivre une idée dogmatique et singer ce qui se fait ailleurs! Il n'y a pas adaptation, mais uniformisation!
a écrit le 16/05/2018 à 10:12 :
L'Etat doit sortir vite de la compagnie et il peut le faire même si le prix de l'action est actuellement bas. Le nom AF doit intêresser de nombreux investisseurs et personne ne s'en plaindra surtout pas le contribuable.
Réponse de le 16/05/2018 à 14:34 :
TRES Contente de lire celà
Réponse de le 16/05/2018 à 14:39 :
EXACT, pourquoi continuer à compliquer et à s'en encombrer. Que IAG par exemple, ou KLM, ou Emirates....etc..... achète ces 14% VITE VITE VITE.
Réponse de le 16/05/2018 à 15:18 :
Les investisseurs, entendre les 1 % des plus riches et pour augmenter la concentration des amis à Macron ....?
a écrit le 16/05/2018 à 8:17 :
Comment fait Easyjet pour avoir des lignes rentables avec ses bases en France (Orly, Roissy, Lyon, Toulouse...). Les salariés et les pilotes sont soumis aux taxes, charges sociales et redevances françaises?
Et French bee dont le siège est en Vendée?

Les taxes sont sans doute un élément qui explique les difficultés d'AF, mais un élément parmi d'autres seulement...
Réponse de le 16/05/2018 à 10:35 :
Ils se posent sur des lignes significativement rentables près des gros
pool urbains avec des tarifs low cost, c' est pourtant facile à analyser et
à ne pas se tromper !
Et cet louable équipage tire l' ensemble de la profession vers le bas cad vers l' ubérisation attendue de l' économie selon macron premier pendant que lui assure et rassure les copains du CAC qui exilent fiscalement.
a écrit le 16/05/2018 à 7:31 :
AIR FRANCE a besoin d'une restructuration. D'une réforme??? Je vais consulter un dictionnaire pour voir la différence entre réforme et restructuration, car ce gouvernement nous rabat trop les oreilles avec des "réformes" qui ne sont que de l'agitation médiatique.
a écrit le 16/05/2018 à 7:19 :
A reduir substantiel le compensation max. du chomage (actuellement euro 6000,00/mois net, le plus genereux de l'UE) et supprimer le statut speciale des syndicalistes voire les subventionnes de l'etat au ces organisations destabilisants.
a écrit le 15/05/2018 à 22:45 :
Tout cela n'a plus aucune importance. C'est juste une question de temps pour qu'Air France disparaisse, désormais. Mais cela peut effectivement prendre encore du temps. A part ceux qui dépensent de l'argent public, qui voudrait reprendre une compagnie aérienne dont les pilotes sont les premiers ennemis ? Trop de ménage à faire...
Réponse de le 16/05/2018 à 14:30 :
Que le premier actionnaire 14% dégage, et ce sera réglé
a écrit le 15/05/2018 à 20:40 :
Le PDG démissionne comme un gamin capricieux et ensuite il se permet de conseiller l'état premier actionnaire avec un conseil fallacieux qui ressemble à une petite vengeance. On croit rêver.
Réponse de le 15/05/2018 à 22:03 :
le PDG démissionne comme un dirigeant responsable voyant qu'il ne peux rien faire face à des salariés capricieux.
A bon entendeur
a écrit le 15/05/2018 à 20:39 :
La situation financière d'Air France est autrement meilleure que celle qu'avait Alitalia, donc arrêter les comparaisons douteuses.
Réponse de le 15/05/2018 à 20:58 :
Vous le pensez vraiment ? Ce ne sont que des chiffres.
De plus la situation financière air france n'a jamais été présenter au peuple français.
Là seul chose que l'on vous dit tout va bien :-)
a écrit le 15/05/2018 à 20:16 :
Air France n'est pas réformable tant que le SNPL et son bureau seront dirigés par un idiot jusque boutiste qui conduit la compagnie à sa perte. Trop de salariés d'Air France n'ont jamais travaillé ailleurs et ne se rendent pas compte de ce qu'est une société au service du client. A les écouter tout est de la faute des dirigents des taxes etc... Aucune remise en question alors que le service est souvent médiocre. Franchement c'est triste à dire mais je ne regretterai pas cette société qui ne sait pas évoluer dans un monde qui change. Elle sera vite remplacée comme cela s'est passé dans d'autres pays.
Réponse de le 15/05/2018 à 20:47 :
L' UE peut disparaitre qui impose ce schéma pendant qu' une poignée d' oligarques euro -atlantistes s' en met plein les poches, je ne la regretterai pas, heureux anglais, UPR, Frexit vite ..
https://francais.rt.com/france/50715-dividendes-record-cac-40-rapport-oxfam
Réponse de le 16/05/2018 à 7:56 :
@Gédéon
L' euro est voué a éclater : http://www.politique-actu.com/osons/euro-premiers-quitteront-euro-sortiront-mieux-stiglitz/1631423/
Osons le dire,"les premiers qui quitteront l'euro s'en sortiront le mieux" STIGLITZ
Réponse de le 16/05/2018 à 8:11 :
Pourquoi les syndicats n'ont pas accepté les augmentations prévu par le PDG, peut être faut il chercher du coté des rémunérations du conseil d'administration, on ne peut pas demander à la base de se serrer la ceinture, alors qu'a la tête ils se gavent...Une autre observation, pourquoi les PDG et autres DG sont politique, et pas des personnes issue de la boite ? ils n'ont jamais fait un voyage long courrier, pour voir l’état des cabines (classe premium et business) et des avions !!
Pour redresser la boite, il ne faut pas une dame de 68 ans( age de la retraite, il faut croire que ces personnes a cette age ne sont pas fatiguées de travailler...je vous laisse juge du travail fourni toute ces années !) il faut une personne qui a fait une grande partie de sa carrière dans cette boite pour en connaitre tout les aspects, mais en France c'est trop dur...que restera t'il aux copains de promo ? Tant que l'on aura un système de cooptation dans les boites ou l’état est actionnaire, ça ne pourra pas fonctionner !!
Réponse de le 16/05/2018 à 14:28 :
Absolument ! et dégager D URGENCE les 14% ( 1er actionnaire)
a écrit le 15/05/2018 à 20:14 :
Le seul point important est que AF se débrouille seule pour résoudre ses soucis actuels, cela passe donc par le départ de l"état actionnaire.
Ensuite que AF survive , soit absorbée par une autre compagnie ou disparaisse est de peu d'importance, tant qu'il y a des transporteurs aériens tout va bien.
Réponse de le 16/05/2018 à 14:24 :
EXACTEMENT !
a écrit le 15/05/2018 à 20:05 :
Rien ne change semble t il dans cette bonne manie française de faire passer les théories arrangeantes avant et contre la réalité des faits. La réduction des coûts que les syndicats veulent temporaire, instituent en "effort" ponctuel, a donné des résultats et démontré qu'il s'agit d'une nécessité à long terme. Le retour au bénéfice, bien que largement dépendant des coûts du pétrole, ne constitue pas un retour sur investissement du personnel mais un rappel à la réalité. Air France est maintenue en vie par des mesures économiquement justifiés et un coût bas du pétrole, la tête émerge mais le corps est plombé par le système de coûts et la prochaine marée pétrolière le rappellera à chacun. Il est facile d'accuser les éléments extérieurs : l'Europe, les taxes, la concurrence, la direction, pour éviter de regarder la vérité en face ce que les salariés d'Air France comme ceux d'Alitalia ont toujours refusé de faire. Le futur d'Air France est là sous les yeux de tous le monde et pourtant chacun croit encore que ce sera différent !
Le succès, pourtant difficile et partiel,des concurrents d'Air France et même de KLM face aux low cost, démontre bien qu'il ne s'agit pas d'un problème insoluble mais d'un aveuglement terrible des syndicats et du personnel d'Air France. Aucune entreprise ne peut mettre en route une stratégie gagnante tant que cette stratégie n'est pas partagée par un personnel qui prétend ne pas être partie prenante du problème de compétitivité et tant que cette stratégie nie les modes opérationnels du marché et de la concurrence. L'amélioration des salaires ne peut constituer une stratégie d'entreprise mais est un résultat qui n'a de sens que dans une entreprise saine, ce qui n'est évidemment pas le cas de l'hippopotame qu'est devenu Air France. On peut être idéalement opposé au mode de fonctionnement des low cost , en refuser les conséquences, demander un changement des règles chez les autres, mais quand cela se fait contre le choix des clients , en solitaire, c'est du suicide. Les cimetières sont pleins de gens qui ont mal joué au poker menteur !
Réponse de le 15/05/2018 à 20:33 :
Le problème se situe dans l' appauvrissement perpétuel de la France et des français depuis Sarkozy et le traité de Lisbonne en 2008 qui a légitimé contre le voeu des français, l' entrée dans une UE à salaires différenciés dans des rapports de 1 à 5 environ ; aujourd' hui tout doit donc disparaitre et être remplacé par une stratégie low cost pour répondre à la stricte observance des GOPE qui ruinent ce pays et lui interdisent dans le même temps de soutenir ses entreprises.

Les GOPE nouvelles sont fraichement arrivées, en voulez-vous ?

Rappelons qu’en 2016 la France a donné 20,5 milliards d’euros à l’UE (19,5 milliards d’euros directement et au minimum 1 milliard d’euros de droits de douanes qui ont été ponctionnés pour faire baisser artificiellement la contribution apparente des États membres), laquelle lui en a restitué 11,3. Cela donne une perte nette de 9,2 milliards d’euros [3]. Pour donner un ordre de grandeur qui parle mieux, c’est 26 millions d’euros par jour donnés en pure perte à l’UE !

Avec un budget en hausse de 30 %, la contribution va mécaniquement passer de 9,2 milliards d’euros à 12 milliards d’euros.

Avec la sortie du Royaume-Uni, la contribution va passer de 17,4 % à 20 % du budget européen, et la réception de fonds de 9,6 % à 10,1 %. Le déficit fiscal annuel se situera entre 15 et 18 milliards d’euros, soit entre 41 et 49 millions d’euros par jour.
Le nouveau budget de l’UE : une nouvelle trahison de nos intérêts nationaux et un coût d’appartenance à l’UE qui ne cesse d’exploser !

La proposition du nouveau budget de l’UE pour la période 2021-2027 est tout simplement ahurissante. La Commission européenne propose d’augmenter le budget de 192 milliards d’euros, le faisant passer de 1 087 milliards d’euros à 1 279 milliards d’euros, soit une hausse de 18 % !

Il est utile de rappeler que toute hausse du budget de l’UE est en réalité payée par les pays contributeurs nets, dont la France est le deuxième.

À pays constants, la hausse donne le vertige puisque Jean-Claude Juncker lui-même estime que la sortie du Royaume-Uni créera un trou de 15 milliards d’euros par an dans le budget de l’UE, soit 105 milliards d’euros sur sept ans. Cela donne par conséquent une hausse réelle de 297 milliards d’euros, soit 30 %.
https://www.upr.fr/actualite/europe/le-nouveau-budget-de-lue-une-nouvelle-trahison-de-nos-interets-nationaux-et-un-cout-dappartenance-a-lue-qui-ne-cesse-dexploser
a écrit le 15/05/2018 à 19:34 :
AF doit mieux communiquer!Seulement 400 employés a la direction de la communication,il faut embaucher vite!
Réponse de le 16/05/2018 à 14:20 :
Cà c'est la meilleure !
a écrit le 15/05/2018 à 19:00 :
Si aucun observateur extérieur à la compagnie ne partage le point de vue des syndicats sur son état, les syndicats devraient peut-être se remettre en question.
Réponse de le 15/05/2018 à 20:17 :
Ils en sont malheureusement incapables.
a écrit le 15/05/2018 à 18:43 :
Bruno Le Maire : « Air France disparaîtra si elle ne fait pas les efforts de compétitivité nécessaires. »
Je m'interroge! Comment une compagnie respectable peut lutter contre des compagnies d'état très grassement dotées alors même que l'Europe, il me semble? interdit ce soutien. En outre, j'observe le tombereau de subventions déversé pour accueillir les compagnies à bas couts et le nombre important d'aéroports en France, j'observe l'absence de taxes sur le kérosène, j'observe que souvent les billets sont vendus à un cout très faible pour satisfaire la maladie moderne de la bougeotte. Là aussi, construisons l'Europe, replions nous sur la France par défaut mais changeons de modèle.
Enfin, j'observe que nos chers autorités ne se battent pas pour prendre ce commandement, et si le problème venait de là.
Réponse de le 15/05/2018 à 20:22 :
Votre argument ne tient pas : les concurrents d'Air France sont le groupe IAG ( British Airways, Iberia Vueling ... ) et Le groupe Lufthansa ( Lufthansa, Austrian, Brussels Airlines, Eurowings) ainsi qu'Easyjet. Aucune de ces compagnies ne reçoit d'aide et EasyJet offre des salaires tout à fait corrects à ses salariés. Seule Ryanair correspond au profil que vous décrivez et elle ne concurrence pas Air France. Il faut savoir se remettre en question et ne pas tout mettre sur l'environnement extérieur. Alitalia est subventionnée par le gouvernement Italien et on voit ce que cela donne.
a écrit le 15/05/2018 à 18:20 :
UN CAS D'ECOLE
Air France est un véritable cas d'école...
D'un côté des catégories de personnels qui ne perdent jamais une occasion de faire grève, chacun leur tour !
Et de l'autre des dirigeants qui sont issus de la haute fonction publique et qui ne connaissent rien ou pas grand chose à cette industrie. = Il faut êtreEnarque ou X et avoir travaillé dans un cabinet ministériel pour pantoufler chez AF : Anne-MArie Couderc, JM Janaillac, A de Juniac, JC Spinetta, B. Attali ....
Idem dans les fonctions de direction générale, le DRH Gilles Gateau est un ancien conseiller de Valls à Matignon ...
L'Etat, actionnaire minoritaire, continue à recaser et à faire pantoufler en attendant mieux ...
Réponse de le 15/05/2018 à 18:44 :
Ils n' ont jamais travaillé et ne travailleront jamais ce sont d ' excellents bons à rien qui accompagnent de réels prédateurs économiques ....


Sinon s' agissant des 65 milliards d ' évasion fiscale française, il n' a toujours aucune solution notre héraut européiste, toujours coincé par l' article 63 du TFUE de l' Union Européenne qui légitime l' exil ?
Réponse de le 16/05/2018 à 14:17 :
Air Grève ne mérite pas un grand pédégé ( un soumis pour les pilotes et pnc )
tant que l'état sera l'actionnaire patron en s'accrochant aux 14% A CEDER !!
a écrit le 15/05/2018 à 18:18 :
Bruno Le Maire : « Air France disparaîtra si elle ne fait pas les efforts de compétitivité nécessaires. »

« On se trompe si on pense que l’État épongera les pertes d’un groupe qui ne réalise pas les efforts pour se mettre au niveau de compétitivité des compagnies aériennes concurrentes en Europe et dans le monde », a prévenu Bruno Le Maire, ajoutant qu’avec ses 14 % du capital d’Air France « l’État n’est pas seul à décider ».

Source : BFM TV (6 mai)

Bruno Le Maire symbolise cet État qui démissionne et renonce à aider les fleurons de la France. Une compagnie qui porte le nom et les couleurs de la France dans le monde entier devrait pouvoir bénéficier de plus d’égards que ces propos méprisants destinés à monter une partie de la population contre une autre.
https://www.upr.fr/actualite/notre-revue-de-presse-de-la-semaine-semaine-du-7-au-13-mai-2018
Réponse de le 15/05/2018 à 19:32 :
@Un autre regard
Vous rigolez j'espère? Déjà le fleuron est un peu fané. Ensuite, pourquoi aider un société qui n'est pas viable? La France doit se focaliser sur les secteurs porteurs, pas sur des paniers de crabes.
Après vous pouvez toujours faire des dons personnels à Air France (ou tenter votre chance pour voyager avec eux), mais pourquoi l'état devrait compenser leur nullité?
Réponse de le 15/05/2018 à 20:10 :
@Nicolas Etes-vous seulement presbyte ou malheureusement mal voyant ...?

Macron ne cesse de démembrer, comme il l' a fait pour Alstom, les fleurons français ; il a même été capable de donner les clés du coeur du nucléaire français cad le système Arabelle aux américains et ne cesse d' opposer les français les uns aux autres sur tous les dossiers que lui impose l' union européenne via l' article 146 du TFUE sur le rail, l' hôpital etc ...?
Vous en doutez ? Serviteur.

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/01/05/31007-20150105ARTFIG00339-vente-d-alstom-les-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php
Réponse de le 16/05/2018 à 14:11 :
1993 AIR GREVE Déficit !!!! 6 milliards d'Eur d'aujourd'hui ( 40 milliards de fr) offerts sans contrepartie par le Con-Tribuable. à A.F Air Faillite.
Réponse de le 17/05/2018 à 10:51 :
Il est vrai que la priorité de l'Etat c'est aujourd'hui d'aider les pilotes qui gagnent 15 000€/mois... Super le sens des priorités de l'Etat!
a écrit le 15/05/2018 à 18:02 :
Bonjour, on parle beaucoup de la participation de l'Etat via l'APE au capital de AF-KLM. Cette participation est de l'argent publique.
Est-ce que l'Etat a perdu ou gagné de l'argent avec cette participation ? Quelle est l'incidence pour le contribuable ?
Je remercie par avance de votre éclairage sur ce sujet.
a écrit le 15/05/2018 à 17:51 :
Cette situation chez Air France dure depuis des dizaines d'années maintenant. La différence est que l'Etat n'épongera plus les déficits (A.F. est privatisée, qu'il y a maintenant la concurrence des cies "bas coûts-bas-prix) et de celles du Golfe. Donc Air France peut disparaître... il faudrait mettre a sa tête un vrai professionnel connaisseur du transport aérien qui aurait carte blanche pour mettre fin à la nocivité des pilotes trop bien traités, d'améliorer la sécurité des vols et leur confort et de répondre aux légitimes demandes salariales des personnels au sol autres que cadres.
Réponse de le 16/05/2018 à 1:42 :
Un VRAI professionnel n'accepte pas un tel poste en étant payé une misère !! Or, même si on parle en centaine de milliers d'euros annuels, la somme proposée est ridicule pour intéresser des dirigeants de LH, IAG, Easyjet ou Emirates !!! Si à cela on ajoute le panier de crabes qu'est le SNPL, et vous avez compris le problème de recrutement présent ...
Réponse de le 16/05/2018 à 14:04 :
Tout Pro ne sera que LE SOUMIS des Pilotes et P.N.C. Air Grève ne le mérite pas. Le premier actionnaire est l'Etat : 14%. A céder sinon Air Grève le restera.
Je suggère Hamon, Ayrault, Royal, J.V Placé, ou de Montebourg pour Pédégé Soumis.
a écrit le 15/05/2018 à 17:45 :
Reformer! Reformer ce n'est que singer ce qui se fait ailleurs, comme les multinationales qui s'installent dans un pays, et, que l'on appelle mondialisation!
a écrit le 15/05/2018 à 17:25 :
A la question QUI NE SE POSE PAS : OUI !!!!!! et Eternellement. Sauf si les 14% incitation annuelle à la grève, étaient cédés. Pilotes et P.N.C exigent 5.1% : ce que nous obtenons en moyenne sur 3ans et demi, et les retraités sur 10 ans. Avec ces 14% dévastateurs, tout pédégé(e) permanent(e) ou intérimaire, demeurera LE SOUMIS, des Pilotes et P.N.C
a écrit le 15/05/2018 à 17:16 :
AF a suffisamment contribué au renflouement des entreprises nationales (Airbus, ADP,..etc). Il est temps de lui rendre ses ailes et d'alléger également le poids des charges sociales qui la pénalise dans la concurrence mondiale. Enfin, que cet état mauvais gestionnaire sorte du capital. Les salariés AF ne demandent qu'a faire vivre cette belle entreprise à laquelle ils sont attachés avec des règles équitables.
Réponse de le 16/05/2018 à 13:50 :
Boeing dont AIR GREVE est client de nombreux 777 va donc devoir la subventionner, et tous ses clients.Et Air Caraibes-French Blue client uniquement d'Airbus en longs courriers A330 et A350 Subventionné par Airbus, et Emirates à qui Airbus doit sa perfusion pour les A380.
Réponse de le 16/05/2018 à 13:55 :
Toutes les compagnies du monde vont devoir réclamer des subventions au très riche ADP avec ses juteux loyers commerciaux. C EST LE CLIENT PASSAGER DES COMPAGNIES, DONT ADP ABUSE : lire le billet.
a écrit le 15/05/2018 à 17:00 :
Votre synthèse (dernier paragraphe) est très intéressante. J'ai lu par ailleurs que les syndicalistes de KLM - qui reconnaissent que AF a sauvé KLM dans le passé - ne comprennent pas l'attitude actuelle d'obstruction des syndicats Français.
Pour élargir le débat, on pourrait remplacer "Air France" par "La France" dans votre dernier paragraphe...
Cordialement
Réponse de le 15/05/2018 à 20:40 :
Toujours cette légende urbaine ! Non Air France n'a pas "sauvé" KLM. En intégrant les 2 filiales Air France et KLM dans un holding ad hoc, ces compagnies se sont sauvées toutes 2. Néanmoins, depuis, une est en déficit constant (dernier dividende 2007 (?), l'autre prospère. Cherchez l'erreur. KLM porte un nom très "marqué"; pour autant c'est une compagnie privée batave; et chez eux, le commerce passe avant la nationalité. Chez nous, c'est l'inverse: les employés ne voient pas plus loin que le bout de leurs caprices. Même la proposition de Janaillac était outrée, car ça va tanguer sérieux dans le transport aérien ces prochains mois. Quant aux taxes, la seule motivation de Evain c'est "je me suis fait le PDG, maintenant au tour des ministres...". Malheureusement, l'analyse de Blanc n'a pas été réalisée. Le seul moyen d'en sortir, c'est de crever l'abcès: en faisant éclater la filiale Air France. Au profit d'entités indépendantes, appartenant au holding. Le court/moyen/long courrier sont des métiers différents. Les potentielles économies d'échelle en regroupant tout, sont anihilées par le turnover internes, la GVT, etc... Et un changement de nom serait sans doute de nature à dégonfler quelques chevilles et têtes.

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