Air France-KLM : des défis encore nombreux en 2023
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Ben Smith, directeur général d'Air France-KLM, n'a pas encore fini de régler les problèmes de bilan du groupe.
GONZALO FUENTES
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Ben Smith, directeur général d'Air France-KLM, n'a pas encore fini de régler les problèmes de bilan du groupe.
GONZALO FUENTES
A l'image du transport aérien, Air France-KLM va mieux. Beaucoup mieux même. L'activité a bien repris depuis le printemps dernier, et certains marchés ont surperformé par rapport à 2019. Les revenus entrent à nouveau et le groupe devrait être bénéficiaire. Mais, à l'image du transport aérien là aussi, le redressement n'est pas encore fini. Il reste plusieurs défis de taille à relever pour l'année 2023, que ce soit sur le plan financier, de la gouvernance ou opérationnel avec des échéances qui arrivent rapidement.
L'un des premiers défis sera le rétablissement du bilan d'Air France-KLM, et plus spécifiquement celui d'Air France. Après avoir accumulé plus de 10 milliards de pertes nettes entre 2020 et 2021, le groupe doit faire face à des capitaux propres largement négatifs, à hauteur de 2,8 milliards d'euros au 30 septembre dernier. Et ce en dépit différentes opérations de recapitalisation menées depuis deux ans et d'améliorations notables.
En 2022, les capitaux propres ont ainsi été accrus de plus d'un milliard d'euros par rapport à fin 2021. Cela est largement dû à l'augmentation de capital de près de 2,3 milliards d'euros - avec l'arrivée de CMA CGM comme actionnaire de référence. Elle a notamment permis de multiplier par 4 le capital social du groupe, à près de 2,6 milliards d'euros.
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L'amélioration des résultats a aussi eu un effet positif, avec un bénéfice opérationnel de plus de 1 milliard d'euros sur les neuf premiers mois de l'année. Et pour l'instant, les ventes se maintiennent sur une belle dynamique en dépit des vents contraires : remontée du prix des billets, inflation généralisée, crise énergétique, guerre en Ukraine... Le groupe table seulement sur un résultat supérieur à 900 millions d'euros sur l'année entière, mais il s'est montré jusque-là très prudent dans ses prévisions et a fait mieux qu'annoncé. Cela se traduit par des bénéfices nets, qui étaient de 232 millions d'euros cumulés sur les neufs premiers mois de l'année.