Air France : le maintien en ligue 1 se joue maintenant

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(Crédits : © Gonzalo Fuentes / Reuters)
La direction, qui a prévu d’annoncer fin septembre les mesures d’économies pour les prochaines années, est enlisée dans des négociations sociales complètement bloquées. Sans accords avec les syndicats sur de nouvelles mesures de productivité, la menace d’un plan B d’attrition de l’activité assortie de suppressions massives de postes, est réelle.

Le maintien, au moins quelques années, dans la cour des grands, ou une relégation inéluctable en deuxième division pour espérer rebondir ultérieurement. Ce sera l'une de ces deux voies qui se dessinera pour Air France fin septembre en fonction des décisions qui seront prises à ce moment là. La direction a en effet prévu d'annoncer les mesures de son nouveau plan de restructuration d'ici à la fin du mois prochain lors d'un comité central extraordinaire, le 24 septembre.

S'agira-t-il de celles de son plan Perform qui vise, par la négociation de nouveaux accords d'entreprise, à améliorer la productivité du personnel, ou à défaut de tels accords, celles, encore plus douloureuses, d'un plan B de forte réduction de l'activité assortie de suppressions massives d'emplois? Selon certaines sources internes ce plan B, qui a été validé en conseil d'administration d'Air France-KLM en juillet, prévoirait le retrait de la flotte de 14 appareils long-courriers et près de 3.000 suppressions de postes comme l'avait indiqué Le Monde en juin. Un scenario plus dur que celui du plan Perform, lequel ne fera pas non plus l'impasse sur des fermetures de lignes et des suppressions de postes.

Négociations bloquées

Seule certitude aujourd'hui, le «calendrier est mort », explique une source interne. La direction est en effet à des années lumières d'aboutir à un accord négocié d'ici à fin septembre avec aucune des trois catégories de personnels, que ce soit avec les pilotes, les hôtesses et stewards, ou les personnels au sol.

Préalable jusqu'ici à l'ouverture des négociations sur Perform, la finalisation des mesures du plan précédent (Transform 2015), censée être achevée depuis ....décembre dernier, est toujours bloquée après un été rocambolesque marqué par de multiples rebondissements.

Nouvelle proposition de la direction aux pilotes

Devant l'intransigeance du syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), Frédéric Gagey, le PDG d'Air France, change son fusil d'épaule. Solder Transform n'est plus un prérequis pour commencer Perform.

Pour avancer, la direction a, selon nos informations, proposé au SNPL de commencer les négociations sur Perform en attendant de trouver le moyen de débloquer la situation concernant le solde de Transform. Sur ce point elle attend le résultat de la procédure judiciaire à l'encontre du SNPL, le 18 septembre prochain. Pour rappel, la direction a assigné le syndicat au fond pour le contraindre de solder ce plan. Le verdict reste néanmoins très incertain. Même s'il était favorable à la compagnie, le SNPL pourrait toujours faire appel. Bref, le solde de Transform risque d'être renvoyé aux calendes grecques. Sera-t-il oublié? «Non, son application reste un impératif », assure un proche du dossier.

Reste à savoir comment le syndicat des pilotes réagira à cette nouvelle proposition. Dans tous les cas, même s'il répondait favorablement, difficile néanmoins d'envisager un accord au cours du mois prochain.

Les PNC hostiles à revenir sur l'accord collectif

Les négociations sont également au point mort avec les syndicats d'hôtesses et de stewards (personnels navigants commerciaux ou PNC). Elles sont censées porter sur la révision de l'accord collectif signé en 2013 qui court jusqu'à octobre 2016. Or, deux des trois organisations professionnelles de cette catégorie de personnels (SNPNC, UNSA) refusent de se mettre autour de la table et prennent le risque de voir la direction imposer  de manière unilatérale des mesures encore plus lourdes à l'échéance de l'accord.

"Jeu de dupes"

Résultat, devant l'absence d'avancées du côté des navigants, et plus précisément des pilotes, les discussions n'avancent pas non plus avec les personnels au sol. Ces derniers refusent de faire de nouveaux efforts tant que les pilotes n'auront pas fini la copie du plan précédent et ne se seront pas engagés sur de nouvelles mesures.
Interrogé, Ronald Noirot, responsable de la CFE-CGC d'Air France, « dénonce le jeu de dupes de la direction et du SNPL » qu'il soupçonne tous deux de se contenter de cette situation qui entraînerait la mise en place du plan B, dont les personnels au sol seraient les premières victimes. Plusieurs syndicalistes redoutent des licenciements secs.

Bref, si la direction campe sur son calendrier, le fameux plan B semble aujourd'hui inévitable.

"Un bel été"

La date-butoir de fin septembre peut-elle être repoussée ? S'il y a une réelle chance d'aboutir à un accord, difficile d'imaginer la direction ne pas assouplir son agenda. D'autant qu'initialement, l'objectif était de finaliser « les accords fin 2015 ». La direction avait accéléré le calendrier en juin en raison de la dégradation plus forte » que prévue de la recette unitaire.

Or, aujourd'hui, la situation semble un peu différente. Les prix du carburant ont baissé depuis juin et, selon des sources concordantes, « Air France a réalisé une bonne performance économique cet été ». De quoi permettre de détendre légèrement le calendrier si, par miracle, le dialogue social se débloquait, en particulier avec les pilotes.

Pour autant, certains en interne redoutent que ce « bel été » et les perspectives favorables en termes de prix du carburant soient en fait un cadeau empoisonné. Car ces éléments peuvent dissuader les syndicats de s'engager sur les efforts demandés.

«Attention, ce bel été permet juste à la compagnie de respecter son budget », explique une source ayant connaissance des chiffres.

«Surtout, un bon été ne signifie pas qu'Air France a comblé l'écart de compétitivité avec ses concurrents lesquels profitent aussi des vents favorables», poursuit-elle.

Il serait en effet illusoire de penser que ces bons résultats temporaires permettent de gommer d'un coup de baguette magique tous les handicaps de la compagnie.

Menace de remous sociaux

Si le dialogue social restait bloqué, le fameux plan semble donc inéluctable.

« Il permettrait de rebondir quelques années comme l'a fait British Airways il y a une quinzaine d'années », explique un partisan de l'attrition.

IAG, la maison-mère de la compagnie britannique affiche aujourd'hui des bénéfices insolents.

Alors que certains syndicalistes n'y croient qu'à moitié, "la direction ne bluffe pas", assure un proche du dossier.

Pour autant, un tel plan ne serait pas sans présenter de nombreux inconvénients.
Le risque social est fort du côté des personnels au sol qui auront du mal à digérer les suppressions de postes dans leur rang en raison d'un dialogue de sourds entre la direction et les pilotes.
Une intervention des pouvoirs publics est, elle aussi, à attendre. En région, les élus monteront d'autant plus facilement au créneau que les élections régionales s'approcheront (elles sont prévues en décembre). Quant au gouvernement, reste à savoir s'il serait solidaire ou pas de la direction comme il l'a fait en septembre 2014 lors de la grève des pilotes.

Un scénario d'attrition aurait également pour conséquence de chambouler les équilibres entre Air France et KLM. Aujourd'hui, la compagnie française assure peu ou prou un peu moins des deux tiers de la production du groupe. Une baisse d'activité d'Air France combinée à une croissance de KLM (où la question de l'attrition ne pose pas du fait de la négociation début juillet de nouveaux accords d'entreprise), pourrait placer les deux filiales d'Air France-KLM à des niveaux très proches. De quoi conforter « l'indépendance » de la compagnie néerlandaise et retarder d'autant l'intégration du groupe.

British Airways, le bon exemple?

Enfin, les craintes sur le plan stratégique d'une telle attrition sont vives en interne. «L'exemple de British Airways n'est pas pertinent car la situation est différente aujourd'hui. Il est illusoire de penser qu'Air France, si elle fermait de nombreuses lignes pour améliorer sa compétitivité, puisse espérer quelques années plus tard refaire de la croissance. Les parts de marché perdues ne seront pas reprises », estime un cadre.

Certes. Pour autant, aujourd'hui certaines compagnies, comme Iberia ou Austrian Airlines, par exemple reprennent le chemin de la croissance après une période de restructuration en rouvrant des lignes long-courriers. Swiss avait fait de même quelques années plus tôt.

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Commentaires
a écrit le 18/09/2015 à 22:00 :
Je m'interroge sur les commentaires laissés : peu de connaissance de la tarification du Les vols directs sont plus chers que les vols en correspondance. Donc AF sera (presque) toujours plus cher pour les Français au départ de France.
Prenons un exemple ce jour pour JFK 08DEC-15DEC
AF CDG JFK 546,24 €
AF MRS JFK 527,09 €
AF FCO JFK 451,64 € / AZ 618,63 €
AF ZRH JFK 640.47 € / LX 640,78 €
AF MAD JFK 498,45 € / IB 565,26 €
a écrit le 05/09/2015 à 9:23 :
Je crois que nous avons une belle compagnie (Avec ses qualités et ses défauts, comme partout). L'impression majeure qui ressort chez les caves de l'aérien est une volonté évidente de saborder la compagnie nationale, les propos "J'menfoutistes" et fatalistes tenus par certains cadres prouvent à quel point c'est mal barré ! Ils se moquent bien qu'AF crève ou pas, pourvu qu'ils aient "Leur chèque" + une pré-retraite confortable, peu leur importe la suite...C'est bien triste car la France va perdre sa compagnie, une des + prestigieuses de la planète, tout ça pour des banales vues à très court terme résultant d' un égoïsme incommensurable !
a écrit le 31/08/2015 à 10:08 :
Merci pour cet article, avec une profondeur d'analyse toujours agréable,

Il est cependant dommage que les commentateurs soient d'un niveau bien plus rase motte..Beaucoup de pseudo voyageurs qui soit disant volent 30 ou 40 fois par an et qui se font un malin plaisir à critiquer AF avec force de démonstration on vous explique qu'un billet A/R Paris Tokyo coûte 40 euros de moins chez EMIRATES que AF...on voit bien une fois de plus que les commentaires de nos pseudo spécialistes de l'aérien n'ont peut être jamais mis les pieds dans un avion.... passer par Dubai pour se rendre à Tokyo c'est 19h , en direct chez AF c'est 12h (mais pas seulement ANA et JAL ) .... Alors voilà moi je dois faire "seulement" 5 ou 6 longs courriers par an et 1 ou 2 fois par mois en moyen courrier, mais évidemment AF on trouvera toujours mieux, mais la qualité elle est là, et lorsque vous avez un problème le service clients il est globalement là et quand vous êtes voyageur vous savez analyser la concurrence, ce n'est pas seulement à la couleur de la jupe de l'hotesse que vous choisissez un vol, vol de nuit, connection, avion, confort de l'aéroport (et oui le 2E il est vachement mieux que le T1 !!:) ... et passer par Dubai pour voler 7h de plus et ne pas dormir de la nuit (correspondance en milieu de nuit, vol de seulement 6h dont au max 3 h de sommeil, les voyageurs réguliers ils savent que ce n'est peut être pas la meilleure option..

Après je lis un commentaire disant que ALITALIA est la honte de Skyteam, là je suis parfaitement d'accord, si vous avez déjà voyagé en long courrier sur un de leur vieux A330 qui volent encore actuellement, pas d'écran , sièges cassés, équipage sans aucun sens du service, aéroport de Rome catastrophique... et j'en passe..là nos pseudos spécialistes de l'aérien devraient enquêter, mais ils n'oseront pas car ALITALIA appartient à Ethiad, alors chut ! on a pas le droit de critiquer ! Faudrait que AF se pose la question de sortir Alitalia de Skyteam, car cela génère bcp d'insatisfaction passager sur les vols transatlantiques , et j'en ai été témoin (pour de vrai !) , DELTA et AF ont progréssé ... ALITALIA une catastrophe malgré ETHIAD !
a écrit le 29/08/2015 à 14:32 :
vivement AF devient SNAF comme SNCM et on n'en parlera plus Cà c'est le plan C. Les ipoltes vont pointer à lu Paule Emploi la tete haute comme BA ha ha
a écrit le 29/08/2015 à 7:47 :
"Les syndicats dirigent la France " c'est nouveau d'aucun diront que ce sont le gouvernement et le MEDEF mais il est tellement plus facile pour eux par médias interposés de rejeter la responsabilité de leurs
échecs successifs ,droite comme liberaux s'autoproclamant de gauche, sur les autres ( les syndicats , les français y compris Deimos qui sont des faineants et qui ne travaillent pas assez (alors que nous sommes les plus compétitifs du monde ) et qui profitons des acquis sociaux alors que eux n'ont aucun privilèges et se sacrifient courageusement pour le pays la mondialisation etc ...)
a écrit le 29/08/2015 à 3:42 :
Il y a longtemps que AF est en seconde division. je voyage sur des longs courriers une quarantaine de fois par an et je n'utilise AF que 2 a 3 fois. Les raisons ? Le prix trop cher, la qualité du service inférieure aux compagnies asiatiques et du moyen orient, et l'aménagement des cabines très inférieurs. Enfin je rappelle que du point de vue de la sécurité, AF est moins bien classée que les majors européennes, asiatiques et du moyen orient. les pilotes devraient s'en souvenir. Hormi le crash du concorde, les autres accidents sont liés à des fautes de pilotages ou de décisions de la part des pilotes ( RIO Paris, le cargo qui rate son atterrissage à New Dehli, atterrissage manque au Canada) et ce en un espace de 10 ans...
Réponse de le 31/08/2015 à 11:28 :
Commentaire étonnamment similaire à celui de jeanluc... A moins que... On notera que vous, contraint, dites voyager sur Air France quelques fois; alors que chez jeanluc, on pouvait penser que (très français), il avait un avis... sans jamais emprunter ces lignes ! Par contre, pour vos références historiques, il faudrait que vous consultiez mieux wikipedia... ça clarifierait.
Réponse de le 31/08/2015 à 21:50 :
C'est bien que vous voyagiez sur les compagnies asiatiques et du golfe c'est vrai que Air France est malheureusement pas à la hauteur pour le moment, petites différences avec tout ce petit monde qui se pose chez nous en toute impunité sans payer de charges, de carburant, ses empoyés à coût de lance pierres sinon tu dégages, sans compter notre chère gouvernement qui troque des rafales en échanges de créneaux de vol au dessus du territoire . Alors chère caféine je suis très contente pour vous que vous puissiez déguster d'autres mets a bord de ces avions là. Quant à la sécurité attendons qu'un de ces beaux avions du golfe pique du nez car leurs pilotes sont usés de fatigue car non respect des temps de repos. J'espère que ce jour là vous serez à terre. Alors chère personne quand on a de telles différences voulues de surcroit par notre chère état on ne vient pas la ramener ; Bon vol.
Réponse de le 02/09/2015 à 8:03 :
Je suis d'accord avec toutes vos remarques, ayant été un fidèle client d'AF depuis la fin des années 80. Quelle belle compagnie à l'époque. Depuis 2 à 3 ans je ne veux pus en entendre parler. La politique de la compagnie et l'inconscience des pilotes l'ont littéralement tuée. Dommage!
a écrit le 29/08/2015 à 0:18 :
De toute facon Airfrance est en suivie artificielle. Pour prendre 40 à 50 fois l'avion par an au depart de paris, la société n'est plus tournée vers le client mais vers son nombril. Les dirigeants n'ont aucun esprit d'entreprise (grande ecole) et raisonnent encore comme une entreprise publique. Malheureusement, ils ne jouent plus dans un monde sans concurrence. dans 6 mois , 1 an les prix du petrole remonteront et ils seront encore alors dans leur enieme plan. Il faut dissoudre airfrance et recreer une compagnie moderne. Pour le moment je vais sur Ryanair, Etihad Emirat, Vueling, Air china, Air transat .... jamais Airfrance n'est compétitif. En plus c'est sucré salé lolllllllllll une honte je prefere payer 5 euro un sandwich sur Ryan. Virer les dirigeants.
a écrit le 28/08/2015 à 21:24 :
! plan B , en urgence !
il y en a marre de ses syndicats qui ne defendent qu'une poignée de nantis et entrainent
la perte des sociétés !
il est plus que temps d'introduire dans le code pénal un délit de sabotage economique !
a écrit le 28/08/2015 à 18:48 :
Force la failliete de AF (pas dificile avec un dette impressionnant), redresse et reprendre avec des conditions revues, pour ceux qui'ls veulent travailler.
Et le reste en chomage. Finito le chantage des employees.
a écrit le 28/08/2015 à 18:32 :
Ils sont déjà en 2éme division et avec le départ d'Alitalia de l' alliance ça pourrait très mal finir .
Réponse de le 28/08/2015 à 22:40 :
Bonjour,,
Alitalia est un boulet pour l'alliance Skytime personne n'en veux.
Et vous allez voir ce que va en faire son nouvel allier Quatari....
a écrit le 28/08/2015 à 16:04 :
Nous sommes en France, les syndicats sont là pour maintenir un statu quo et stimuler le contrôle syndical sur la société, ils ont déjà réussi à être assistés et que Sarko défende qu'on en parle, ils dirigent l'Education, les Ports, l'invincible SNCM, la distribution de la presse, les transports ferroviaires, pourquoi pas Air-France
a écrit le 28/08/2015 à 15:34 :
Une situation économique internationale délétère, ainsi qu'une économie intérieure en pleine restructuration ne sont pas des conditions favorables aux besoins pourtant urgent pour la compagnie de réviser sa stratégie. Il devient donc urgent d'attendre que les présidentielles soient passées pour qu'un élan général puisse contraindre à cette nécessité. Ceci dans la vision d'un second mandat de la gauche gouvernementale, qui aurait alors les coudées franches, pour l'exercice d'une économie réaliste.
a écrit le 28/08/2015 à 15:28 :
autant d'emplois de qualites perdus pour nos futurs enfants, autant d'argent perdu dans l'economie francaise et dans les caisses de l'Etat. La France n'est pas prete de s'en sortir quand je lis tout ca. C'est triste.
a écrit le 28/08/2015 à 15:19 :
Vous oubliez le plan C : couler Air France, virer tout le monde et monter" tricolore airlines"
Réponse de le 28/08/2015 à 22:44 :
Banco pour virer les incapables de PDG du Groupe AF et celui de AF
Pour les PNT egalement des seigneurs qui n'ont pas conscience que sans le personnel au sol et PNC ils seront incapablent de faire voler leur avions même à vide....
Pour la compagnie Tricilore la perte de licence de AF interdit toute nouvelle création de Cie Francaise ?!...
a écrit le 28/08/2015 à 13:30 :
Un petit biais dans l'article: si Air France se sépare de 14 avions long courrier, ça impactera nécessairement la population navigants, et pas seulement le personnel au sol.
Réponse de le 28/08/2015 à 14:10 :
Pas forcément ; dans le pire des cas, le surplus serait déployé chez Transavia qui se développe mais ce serait un sacré tôllé.
Réponse de le 28/08/2015 à 17:23 :
@ nom
Le surplus chez transavia, mais a quelle condition?
Réponse de le 28/08/2015 à 17:40 :
@nom Vision très "comptable". Si réduction de l'outil, il se fera sur les modules les plus anciens/moins rentables. A voir le parc de 340/330 à démonter, sur l'aéroport de Tarbes, on peut penser que ce sera parmi ces machines. Qui doivent être celles (long courrier) où on accède le plus jeune. Si vous espérez que des commandants de bord long courrier, avec une perspective d'emploi de 15/20 ans, vont aisément sauter dans des cockpits de 737 pour faire du moyen courrier... vous vous préparez des journées difficiles.
NB c'est justement ça qui fait une des forces des compagnies low costs: perspective d'évolution DANS l'entreprise: aucune. 737 ou 320 ad nauseam. Pas d'interruption de "service" pour passer les qualifications nécessaires. Tout bénef' pour... le management/les actionnaires.
Réponse de le 01/09/2015 à 12:31 :
@pm

Si vous pensez que le long courrier hors Air France est attractif; vous vous trompez lourdement!

Moins de 24h de repos à New York apres 13h de vol pour les Emirates venant de Dubai, le bunk time compté comme repos chez Qatar (ce qui permet aux équipages de faire 1200 - 1300h par an de vol), une limite annuelle de 1000h dans toutes les compagnies chinoises, etc...

Et faire 15 - 20 ans de long sur 330 340 ou 777, ça ne vaut pas mieux que le 737 ou 320, non?
a écrit le 28/08/2015 à 11:40 :
Je prends l'avion 6 ou 7 fois par an et je voyage peu sur AF-KLM car il est vrai que les tarifs proposés depuis Paris sont très souvent, pour ne pas dire toujours, beaucoup plus élevés que la concurrence. Je pars au Canada en Octobre et mon vol part de Bruxelles car il est 300 euros moins cher que depuis Paris. même en y ajoutant un Thalys en 1ère lors du départ je suis gagnant car le vol retour passe par Paris et je récupère mes bagages à Roissy sans prendre le trajet Thalys vers BXL... je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à le faire d'ailleurs; D'autre part, même si je perds les miles du vol retour, ils sont tellement riquiqui en économie que cela ne fait rien. Je ne sais pas quel est le problème chez AF-KLM, certes les coûts y sont pour beaucoup mais je crois que c'est le snobisme très français , les repas pas terribles et les frais annexes qui ne rebutent le plus....Pour ce printemps, je prévoie un voyage au Japon et je sais déjà que Emirates ou Turkish offrent des bons prix depuis Paris. J'ai vu un AR en prémium sur TK autour de 1100,- alors qu'avec AF c'est du 1400 voire 1600,- Allez courage, redonnez nous envie de voyager sur AF!
a écrit le 28/08/2015 à 9:47 :
J'ai 37 ans, je voyage fréquemment (4-5 fois par an) dans le monde entier que ça soit pour le boulot ou pour le plaisir, et jusqu'ici je n'ai jamais volé avec Air France. Ils sont systématiquement plus chère que les autres compagnies !!
Réponse de le 28/08/2015 à 10:21 :
Moi c'est pareil, pourtant j'aimerais bien voler sur AF. Mais sur des vols long courriers ils sont systématiquement plus chers de 200 à 300 euros. Sur un Paris New York ou Paris Montréal, où on trouve facilement des billets à 500 euros chez la concurrence, c'est rédhibitoire...
Réponse de le 28/08/2015 à 11:12 :
C'est normal qu'Airfrance soit plus chère. Lorsque tous les pays auront les même charges sociales et lorsque AF ne sera plus gérée pars des énarques et polytechniciens incompétents, les tarifs seront concurrentiels. Mais ça,ça n'arrivera pas.
Réponse de le 28/08/2015 à 11:37 :
Vous voulez voyager à l'étranger sur AF au prix d'une compagnie du Golfe?
C'est possible, mais il faut partir d'un aéroport hors de France... Air France est aussi agressif tarifairement que les Gulf Sisters mais pour les autres pays que le sien... Toutes les compagnies font de même... Elles oublient juste les passagers de leur pays... Essayer un Dubai - Tokyo et comparer avec un Paris-Dubai-Tokyo les deux avec Emirates...
Réponse de le 28/08/2015 à 13:20 :
111
Lire le commentaire de mastercar2a
222
Se demander comment ils obtiennent de tels taux de remplissage si les prix de la concurrence sont plus attractifs
333
S'interroger sur le fait de savoir si c'est VOTRE billet (recette) qui leur manque pour être performants; plutôt qu'un problème de coûts...
Réponse de le 28/08/2015 à 13:25 :
Paris-Tokyo sur AF départ le 1er / retour le 15 octobre: 733,-
Paris-Tokyo sur Emirates, mêmes dates: 686,-
Dubai-Tokyo sur Emirates: 4315 AED en economy, soit 1040,- environ.
Il est vrai que AF est un peu plus cher que EK sur cette date....mais faire une escale à Dubai, c'est bien aussi.....et la bouffe sur EK est bien meilleure!!!!
Réponse de le 28/08/2015 à 14:45 :
Je voyage beaucoup en avion et j ai essaye beaucoup de compagnies!AF n est pas mal du tout concernant les repas et le confort!De plus AF n affiche pas de prix eleves compare a British Airways en autre!Par contre le personnel naviguant n est pas tres amical chez AF!
Réponse de le 28/08/2015 à 17:25 :
@ européen
Il est que c'est tellement enrichissant de rester 6 heures dans un aéroport en transit
Réponse de le 28/08/2015 à 18:38 :
@ voyageur:
Qui parle de 6heures? Vous pouvez très bien rester quelques jours...
Réponse de le 30/08/2015 à 0:57 :
Juste pour tester, partez de Bruxelles ou Milan avec air france pour la même destination, fortes chances que le tarif soit inférieur. .. Le vol qui vous amène en Italie est compensé par l'économie réalisée. ..
a écrit le 28/08/2015 à 8:30 :
Même s'il est douloureux le plan B est le seul qui assurera l'avenir d'Air France. Iberia qui était mourante a été restructurée et ouvre aujourd'hui de nouvelles lignes. Les naviguants d'Air France sont globalement beaucoup moins productifs que ceux des autres compagnies européennes (Lufthansa,British Airways etc.) et les syndicats réagissent des qu'il faut en faire un peu plus : moralité le service à bord est minimaliste ! Dans ces conditions autant prendre soit une compagnie mois chère soit une compagnie qui offre un meilleure service pour le même prix ! Le favoritisme pour les GP qui sont surclassés alors que les passagers qui ont payent plein tarif ne le sont pas est visible sur beaucoup de vol et lasse même les plus fidèles passagers.
Réponse de le 28/08/2015 à 9:18 :
le favoritisme pour les Gp est logique .
on recompense le personnel qui boss toute l'année et

on evite que des passagers ne cherchent à se faire surclasser gratuitement en se presentant au dernier moment alors qu'ils sont réservés sur un vol ,
ou reclame l'indemnité pour surbooking. ( les passagers sont repertories et connus lorsqu'ils ont deja touché la prime de debarquement)
Réponse de le 28/08/2015 à 11:20 :
Qu'en savez vous que les navigants d'AF sont moins productifs? Vous l'avez entendu dire par des journalistes ou par les communiqués de presse de la direction d'AF? Ça n'en fait pas une vérité et quand on est incapable de courage pour réformer une entreprise, il vaut mieux dire que tous les maux viennent des pilotes, comme cela, on est sur que ça fera un consensus.
Quand les pilotes de KLM desservent une escale avec 24 heures de repos à destination, ils ont entre 4 et 5 jours de repos à la maison. A AirFrance c'est 48h. Demandez vous pourquoi AF ne veut pas appliquer aux navigants d'AF les conditions de travail de KLM.
Réponse de le 28/08/2015 à 12:22 :
Je suis un fervent supporter d'Air France, j'ai énormément voyagé sur cette compagnie et le fait toujours (Platinum à vie) et je suis toujours dégoutté lorsque je vois les commentaires de bons franchouillards qui semble se réjouir des problèmes de la compagnie, qui critiquent le service, les repas, etc. Bon, qu'ils prennent Turkish si ils pensent avoir un meilleur service..
Mais, là franchement il y a un point sur lequel ThomasB a raison c'est les GP et votre argument sur le surclassement "gratuit " des passagers payants est irrecevable, il vaut alors mieux surclasser un passager (presque) gratuit qu'un passager payant? Quand on voyage quasiment tous les mois en Affaires sur des longs courriers et que l'on voit des GP passer en Première en priorité sur les (very) frequent flyers ça incite à se poser des questions sur la politique commerciale de l'entreprise...
Réponse de le 28/08/2015 à 13:16 :
Le "favoritisme" que vous évoquez résulte d'une erreur qu'Air France a faite à l'époque: surclasser les passagers fréquents. En effet, en raison des coefficients de remplissage actuels, que les outils de yield ont générés, les "frequent flyers" touchaient le jackpot à chaque vol: surclassement ! Ces clients, pas fous, se sont dit: j'achète mon billet au tarif le moindre, puisque, de toutes façons, je voyagerai en classe supérieure. Cette compagnie a réagi en changeant son fusil d'épaule; en proposant à ces clients d'acheter leur surclassement avec leurs "miles"; et de favoriser, lorsqu'il y a besoin de "faire de la place" dans une classe donnée, de surclasser des passagers qui ne peuvent rien exiger (déjà heureux s'ils peuvent accéder à l'avion). Il est dommage que le comportement de certains de ces bénéficiaires soit remarqué par la clientèle; d'autant que vue la plus que faible population impliquée ça ne devrait pas "se voir".
Mais on peut rejoindre certains commentaires sur la capacité très française de vouloir le beurre, l'argent du beurre,...
Réponse de le 28/08/2015 à 15:33 :
Tous les personnels AF ne sont pas logés à la même enseigne pour ce qui est du surclassement. Personnellement sur l'ensemble des longs courriers effectués depuis mon entrée à la compagnie en 1999 j'ai du être surclassé 1 fois sur 10.
a écrit le 28/08/2015 à 7:57 :
Il faut choisir entre payer l'énergie à un juste prix, comme le propose notre prix Nobel d'économie ou disparaître.
a écrit le 28/08/2015 à 7:48 :
Le problème n'est pas lié uniquement à Air France, mais à l'ensemble de notre économie; A-F étant soumis directement à la concurrence internationale, elle est exposée en première ligne.
a écrit le 28/08/2015 à 7:36 :
Il y a une solution, c'est de financer les retraites par une taxe sur l'énergie. Elle est valable pour tous et permettrait de retrouver la croissance de l'ensemble de notre économie et de réduire le chomage.
Réponse de le 28/08/2015 à 8:38 :
Et puis quoi encore???
En ce qui concerne Air France, c'est plutôt la taxe Chirac qu'il faut enlever pour commencer.
Réponse de le 28/08/2015 à 11:46 :
Du grand n'importe quoi. Vous ne trouvez pas que pour un pays recordman des taxes en tout genre nous sommes incapables de créer la moindre richesse.? Valls est aux anges avec 1% de croissance....nous sommes totalement en déclin et vous voudriez encore dissuader davantage. Nous ferions mieux de voire ailleurs pourquoi chez eux cela marche car chez nous cela ne marche pas!!!!!

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