British Airways renonce à licencier ses salariés pour les réembaucher à moindre prix, ...mais baisse leur salaire
Fabrice Gliszczynski
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Simon Dawson
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Pas de « fire and rehire » ("licencier puis réembaucher") chez British Airways. Fortement critiquée au Royaume-Uni, la compagnie aérienne britannique a renoncé à licencier les personnels navigants commerciaux et les personnels au sol qu'elle comptait conserver pour ensuite les réembaucher avec des contrats moins-disants. Bien que légal en Grande-Bretagne, ce procédé a provoqué un tollé outre-Manche, avec des critiques extrêmement sévères d'une grande partie de la classe politique. En juin, des députés de la commission Transports de la Chambre des Communes avaient notamment qualifié British Airways de "honte nationale pour tenter de tirer profit de la pandémie afin de réduire les conditions de travail de son personnel". Plus de 30.000 personnes étaient concernées par le "fire and hire". Après avoir décidé de baisser leur salaire de 20%, les pilotes n'étaient pas concernés par cette mesure. Pour rappel, British a également supprimé de 12.000 postes.
Pour baisser sa masse salariale, la compagnie aérienne a préféré jouer la carte de la négociation.
Un accord avec les syndicats des personnels navigants commerciaux (PNC) a été trouvé pour baisser la rémunération des hôtesses et stewards de 15% en moyenne (salaire de base, indemnités de repas...), sauf pour les plus bas salaires qui conserveront leur rémunération. En comparaison, le projet « fire and rehire » prévoyait une baisse du salaire de base de 20%. Mais les coups de rabot sur les différentes indemnités qui accompagnent la paye des navigants entrainaient une baisse de rémunération plus lourde encore. Pour certains PNC, la diminution pouvait aller jusqu'à 40%.
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Pour autant, même dans l'accord, certaines catégories de PNC vont laisser beaucoup plus de plumes que les autres. Il s'agit des chefs de cabine principaux. Et plus précisément les plus anciens, entrés dans la compagnie avant 2011 (à partir de cette date, les PNC ont été embauchés avec des salaires plus bas). Avec la baisse d'activité, beaucoup parmi eux vont perdre leur rang pour revenir à celui d'hôtesses ou de stewards, entraînant une chute de rémunération de l'ordre de 30 à 35%. Quand l'activité reviendra, ils pourront reprendre leur poste de chef de cabine principal avec le salaire qui l'accompagne, amputé de 15%.
Fabrice Gliszczynski
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