Alors que la COP28 vient de s'achever aux Emirats Arabes Unis, avec la conclusion in extremis d'un accord pour une « transition » vers l'abandon des combustibles fossiles, le secteur de l'aviation a également travaillé de son côté pour afficher de nouveaux objectifs. Si l'objectif à long terme de zéro émission nette en 2050 a déjà été adopté, celui-ci a besoin d'engagements et de réalisations rapides pour montrer ses efforts de décarbonation. D'autant que le transport aérien international, comme le transport maritime, ne sont pas soumis à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et donc aux accords issus des COP alors qu'ils sont largement pointés du doigt pour leurs émissions de gaz à effet de serre.
Les engagements de décarbonation reposent essentiellement sur les agences spécialisées des Nations Unies, à savoir l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et l'Organisation maritime internationale (OMI). Et c'est justement dans cette démarche de construire des étapes engageantes que les pays membres de l'OACI ont tenu leur troisième conférence sur l'aviation et les carburants alternatifs (CAAF/3), fin novembre à Dubaï juste avant l'ouverture de la COP.