Si les élections européennes dans deux mois et demi ne suscitent encore qu'un intérêt modéré chez les citoyens, pour les compagnies aériennes européennes, la campagne a déjà démarré. Au travers de l'association Airlines for Europe (A4E), qui représente 80 % du trafic continental, elles ont posé leur priorité pour les futures institutions de l'Union. Avec la signature d'un engagement commun vis-à-vis de leurs passagers, ce mercredi à Bruxelles, les compagnies enjoignent le Parlement et la Commission à adopter leur agenda.
Réforme du contrôle aérien, aide au développement des carburants d'aviation durables (SAF), maintien d'un niveau de concurrence équitable avec les compagnies non-européennes, réduction du « fardeau » des taxes ou encore révision de la régulation avec les aéroports... Tous ces éléments qui doivent rendre le transport aérien européen « connecté, fiable, moderne, plus durable et accessible à tous » ne brillent pas par leur originalité, mais ils prennent forcément du poids lorsqu'ils sont poussés conjointement par Michael O'Leary (Ryanair), Johan Lundgren (Easyjet), Benjamin Smith (Air France-KLM), Luis Gallego (IAG) et Carsten Spohr (Lufthansa).
Le contrôle aérien a été une nouvelle fois au cœur des revendications portés par les grands patrons de l'aérien européen, Michael O'Leary posant comme priorité numéro « la mise en œuvre d'une réforme significative ». Outre l'implémentation d'un véritable Ciel unique européen, suite à l'accord trouvé début mars entre le Parlement, le Conseil et la Commission après six ans de négociation et sur lequel règne encore un certain scepticisme, l'A4E demande l'implémentation de nouvelles mesures pour réduire les perturbations.