Depuis 2018, l'État a consacré neuf milliards d'euros au développement d'équipementiers et d'utilisateurs de l'hydrogène. Née dans le giron du navire-laboratoire Energy Observer, parti de Saint-Malo en 2017 pour un tour du monde des initiatives vertueuses qui s'achèvera sur la Seine lors des Jeux olympiques de 2024, la startup malouine EODev (Energy Observer Developments) s'est inscrite pleinement dans cette dynamique.
Faisant de la nécessité d'accélérer la transition vers la production d'énergie propre sa ligne stratégique, l'entreprise s'est positionnée sur le marché des groupes électro-hydrogène zéro-émission. Elle a également été portée par l'écosystème breton et le développement d'une filière hydrogène renouvelable qui regroupe à ce jour quelque 160 acteurs autour d'une quarantaine de projets. Son avenir se joue désormais à Paris.
En annonçant, en novembre, une très conséquente levée de fonds de 46 millions d'euros, la jeune pousse dirigée par Jérémie Lagarrigue a aussi quitté son statut de filiale technologique pour devenir indépendante. La présidence du conseil d'administration est désormais assurée par Thierry Best, qui a succédé à l'associé-fondateur, le marin Victorien Erussard. L'entreprise compte 90 personnes, dont 60 salariés, réparties entre Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-France), Montlhéry (Essonne) et Lyon (Rhône).
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Menée par Tilt Capital Partners, l'investisseur spécialisé dans la transition énergétique du groupe Siparex, l'extension du tour de table compte aussi trois autres fonds : Supernova Invest, CapHorn Invest et Pulse de la CMA CGM (actionnaire majoritaire de La Tribune, Ndlr). Cette levée de fonds propulse EODev parmi les leaders du marché des générateurs électriques » estime Thibault Tallieu, directeur du marketing et de la communication.