Le maillage se densifie. Désormais, quelque 204 villes françaises sont desservies par les cars "Macron", contre 180 fin 2016, "principalement des destinations de montagne ouvertes en janvier et des destinations littorales lancées en mars pour préparer la saison estivale", indique l'Arafer, le régulateur du rail et de la route, dans son bilan de l'activité au premier trimestre 2017 publié ce jeudi.
Dans le détail, l'autorité recense 1.073 liaisons commercialisées au 31 mars, contre 985 fin 2016 (+9%). Les trois principaux opérateurs ont tous développé leur offre de liaisons par rapport au trimestre précédent, Ouibus, la filiale de la SNCF, en tête (+13%), suivi de l'allemand Flixbus (+8%) et d'Eurolines/Isilines, filiale de Transdev (+3%).
Mais avec 721 liaisons commercialisées, Flixbus est toujours l'opérateur qui commercialise le plus grand nombre de liaisons (une couverture de 67% du total de l'offre), suivi par Eurolines/Isilines (457 liaisons, 43% de couverture) et Ouibus (318 liaisons, 30 % de couverture) (Graphique 4). L'étendue et le positionnement géographique de l'offre de Flixbus lui permettent d'être également l'opérateur proposant le plus de liaisons en exclusivité (Flixbus est l'opérateur exclusif sur 63% de son offre de liaisons tandis qu'Eurolines et Ouibus sont seuls sur respectivement 42% et 36% des liaisons qu'ils commercialisent).
L'Arafer note qu'en matière d'offre, Flixbus reste l'opérateur qui propose le réseau le plus diversifié, en couvrant plus des deux tiers des villes et des liaisons commercialisées au total, ainsi qu'en assurant la desserte de 56 villes en exclusivité. En revanche, c'est désormais Ouibus qui propose, en moyenne, le plus de départs quotidiens (44% du total des départs quotidiens), à la faveur d'une moins forte rationalisation que ses concurrents et en particulier comparé à Flixbus.
Conséquence : le taux d'occupation moyen est en hausse. Il s'établit à 44%. Mais ce taux passe à 39,1% si l'on ne compte pas les passagers qui réalisent des trajets internationaux. Plus de la moitié des sièges restent donc encore vides. Cependant, Flixbus revendique un taux d'occupation moyen de 65%.
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Concernant les prix, très bas lors de l'ouverture du marché en août 2015, et qui avaient augmenté, ceux-ci ont diminué ce trimestre, pour s'établir en moyenne à 4,3 euros HT aux 100 kilomètres, "en baisse de 8,5% par rapport au trimestre précédent, mais en hausse de 30% par rapport au trimestre de référence 2016", commente le régulateur.
Le chiffre d'affaires total du secteur sur les trois premiers mois de l'année est de 18,7 millions d'euros HT, et 1,35 million de passagers ont été transportés sur le trimestre. C'est 25% de plus qu'au premier trimestre 2016, mais 13% de moins qu'au dernier trimestre 2016. L'Arafer explique que "cette baisse confirme l'effet saisonnier constaté pendant les premiers mois d'hiver".
Par ailleurs, la cessation d'activité de Megabus, rachetée en juin 2016 par Flixbus, a coûté 28 emplois au secteur. Le secteur emploie 2 054 ETP (équivalent temps plein) à la fin du trimestre dont 86% sont dédiés à la conduite. C'est donc une vingtaine d'ETP de moins qu'au trimestre précédent, mais 221 de plus qu'au premier trimestre 2016.
Pour l'heure, trois acteurs se partagent désormais le marché: le leader, l'allemand Flixbus, la filiale de la SNCF, Ouibus, et la filiale de Transdev, Isilines, qui vise la rentabilité à horizon juillet 2018. Un objectif qui ne sera pas tenu selon Flixbus. "Sur un marché où l'effet réseau est primordial pour que les lignes se nourrissent mutuellement et où les acteurs moins agiles ont des coûts de structure élevés, il ne me semble pas très raisonnable d'annoncer une rentabilité à court terme à laquelle personne ne croit d'ailleurs", confie à La Tribune Yvan Lefranc-Morin, Directeur Général de FlixBus France. En revanche, l'opérateur estime pouvoir, lui, être rentable dès l'an prochain, et en tout cas avant la filiale de la SNCF.
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FlixBus estime par ailleurs que le marché français se trouve actuellement dans une dynamique très positive, malgré l'impression que peut laisser la lecture de certains chiffres de l'Arafer. Et Yvan Lefranc-Morin de préciser :
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