Cars Macron : Sobus veut être le “Captain Train du bus”

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La plateforme de réservation de billets de bus répertorie les offres de tous les autocaristes, avec lesquels Sobus a signé des accords permettant de vendre leurs billets, moyennant une commission de 5 à 10%.
La plateforme de réservation de billets de bus répertorie les offres de tous les autocaristes, avec lesquels Sobus a signé des accords permettant de vendre leurs billets, moyennant une commission de 5 à 10%. (Crédits : DR/Sobus)
Cette jeune pousse a lancé en mai 2016 un comparateur de billets de bus, plus communément appelés “cars Macron”. Et vend en ligne des voyages multi-opérateurs, comme Trainline (anciennement “Captain Train”) le fait pour le train.

En toute discrétion, Sobus vient tout juste de souffler sa première bougie. Pourtant, la jeune pousse gagne à être connue. Cette startup lancée en mai 2016 se veut en effet être "le Trainline (comparateur de billets de train en Europe qui a racheté le français Captain Train, ndlr) du bus", explique à La Tribune l'un de ses deux dirigeants Matthieu Marquenet. Le terme de "bus" peut de prime abord prêter à confusion. Mais il s'agit bien, pour ce comparateur de billets, de vendre les billets des "cars Macron".

Si les deux fondateurs ont choisi d'utiliser le mot "bus", "c'est pour éviter les abus de langage", explique Matthieu Marquenet. Et pour cause, le mot "car" se retrouve dans des offres de transport faisant intervenir la voiture, comme le service de covoiturage Blablacar ou encore celui de location de véhicules entre particuliers Ouicar, filiale de la SNCF. Logique, puisqu'en anglais "car" signifie "voiture"... En revanche, le mot "bus" se retrouve dans le nom des différents autocaristes comme Ouibus, ou encore Flixbus. Il semblait donc tout à fait logique et plus approprié d'être baptisé "Sobus", qui a en outre le mérite d'être facile à retenir, sourit-il.

Un besoin, une appli

L'idée est partie d'un besoin. "Nous sommes les seuls à avoir un site dédié à la vente de billets de bus en Europe", analyse Matthieu Marquenet. "On s'affranchit de la marque. On peut choisir un aller en Ouibus et un retour en Isilines (la filiale de Transdev, ndlr)", explique le dirigeant de la plateforme de réservation de billets de bus qui répertorie en effet les offres de tous les acteurs du marché. Et a signé des accords lui permettant de vendre leurs billets, moyennant une commission de 5 à 10%.

En outre, comme Trainline, Sobus a choisi de ne pas mettre de publicité sur son site. L'objectif étant de simplifier au maximum l'expérience du client, qui "en trois clics, réserve et reçoit son billet". La plateforme multi-opérateurs, qui vend également du train pas cher et du covoiturage - plus à titre de comparaison, "pour rassurer le client", glisse Matthieu Marquenet - compte également proposer des trajets de bus avec escales. Et pour faciliter davantage le voyage des clients, de petites vidéos ludiques devraient prochainement être mises en ligne afin de montrer le trajet à suivre en sortant du métro pour trouver la gare routière.

| Lire Mais qui se soucie des gares routières ?

En juillet, la startup, pour l'instant financée sur fonds propres, intégrera les locaux de Station F, l'incubateur géant de Xavier Niel, qui accueillera au total 1.000 jeunes pousses. Sobus en espère de bonnes synergies et surtout une meilleure visibilité. Avec l'objectif de lever 500.000 euros à la rentrée.

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Commentaires
a écrit le 05/06/2017 à 19:33 :
la S N C F n est elle pas déja le premier transporteur par CAR ? pas nécessaire de concurencer
a écrit le 05/06/2017 à 3:52 :
Quand j'etais mino, les lignes de bus sillonnant l'arriere pays nicois, on les appellaient des autocars, c'etait facile a retenir.

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