Le groupe de Jeff Bezos cherche à ouvrir un entrepôt triple XL dans le Nord Ouest de la France où il n’en dispose pas. Récemment éconduit près de Nantes, il convoite aussi un terrain sur une friche pétrolière de la banlieue de Rouen où sa possible arrivée suscite des empoignades entre "pro" et "Anti".
Il suffit de se pencher sur la carte de France des entrepôts géants d'Amazon - appelés centres de distribution en interne - pour s'en rendre compte. Occupé depuis quelques années à mailler la France, le géant américain de l'e-commerce n'a pas encore conquis le quart Nord Ouest du pays. Il y a créé des micro-hubs mais aucune de ces « usines à colis » qui constitue le cœur de son réacteur.
Ce n'est pourtant pas faute d'essayer. Amazon croyait avoir trouvé un terrain public à Montbert dans la communauté de communes de Grand Lieu au Sud de Nantes. Les élus lui ouvraient les bras. Las. Après plusieurs mois de négociations, les intéressés ont finalement jeté l'éponge, à regret, peu avant Noël. « Trop de risques juridiques et techniques ».
Des Pays de Loire à la Normandie
Dans sa conquête de l'Ouest, Amazon conserve toutefois au moins un fer au feu dans la banlieue rouennaise où il opère déjà une agence de livraison. Cette fois, son intérêt se porte sur une vaste emprise privée située à Petit-Couronne : une localité ouvrière où il convoite un emplacement dans l'enceinte d'une ancienne raffinerie propriété de la société Valgo. Situé en bord de Seine, l'endroit est labellisé « site clés en mains » par le ministère de l'industrie.
Comme à son habitude, le groupe de Jeff Bezos s'abrite derrière un promoteur. Il ne confirme ni n'infirme son intention d'y exploiter un centre distribution, se bornant à faire répondre par son service de presse qu'il est « régulièrement amené à étudier des opportunités pour développer ses capacités logistiques ». Cela étant, le dossier qui a été soumis à l'enquête publique par un spécialiste de l'immobilier logistique (Gazeley) ne laisse guère de doutes sur l'identité du futur locataire.
Le projet consiste en un bâtiment à étages de 160.000 m2 par où transiteront quotidiennement 240 camions et 33.000 colis. A la clef, la promesse de la création de 1.200 emplois (1.800 en périodes de pointe).
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