Pourquoi le ministre des Transports met sa casquette de chef de gare
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Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports.
CHARLES PLATIAU
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Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports.
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« Pour que les gens préfèrent prendre le train, il faut d'abord qu'ils aient envie d'aller dans les gares ». Cette déclaration prononcée par Marlène Dolveck, directrice générale de Gares & Connexions, au micro de La Tribune aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, résume bien la relation des voyageurs aux gares. « La gare post-Covid doit devenir un lieu de rencontre entre collaborateurs en multipliant les espaces de coworking », ajoute-t-elle. Elle ne la cite pas, mais la gare de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais a déjà pris ce virage il y a plus de trois ans.
Encore faut-il que la gare soit accessible. Dans une déclaration publiée sur son site le 30 juin dernier, la Défenseure des droits Claire Hédon estime que « ne pas offrir d'alternative à l'achat de billets dématérialisés est susceptible de constituer une discrimination à l'égard de certains usagers en situation de handicap », et « constate la transformation de nombre croissant de gares en points d'arrêt non gérés de nature à rendre plus difficile l'accès aux titres de transport ».
« Une personne un peu âgée qui arrive au guichet et qui ne voit personne, qui n'a pas son billet, qui, soit monte dans le train et se fait verbaliser, soit ne le prend pas.... Ce sont des pertes de chance qui sont tout à fait insupportables », a admis le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari, interrogé le 4 juillet sur BFM TV et par Le Parisien. Sollicitée par La Tribune, son administration ne dit pas autre chose et insiste sur les problèmes d'accessibilité tant pour les personnes à mobilité réduite que pour les billets.
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En réalité, ce mea culpa ne doit rien au hasard. Le Comité interministériel du handicap s'est tenu ce 5 juillet 2021 sous la présidence du Premier ministre Jean Castex et a acté la signature d'une convention entre le ministère des Transports et la SNCF dans le courant du mois de juillet. Cette réunion au sommet a fait en outre référence à l'utilisation par la SNCF de l'enveloppe de 120 millions d'euros, prévue par France Relance, pour poursuivre la mise en accessibilité des gares.