C'est l'une des figures emblématiques du transport aérien mondial qui va tirer sa révérence. Un homme qui ne connaissait pas grand-chose à cette activité quand il a débuté dans ce secteur il y a un quart de siècle, mais qui a su s'imposer au fil des années comme l'une des personnalités les plus respectées mais aussi les plus redoutées de l'aviation. Akbar al Baker, le tumultueux directeur général de Qatar Airways, aura contribué à façonner le transport aérien tel qu'il est aujourd'hui s'approchant ainsi d'un Tim Clark chez Emirates ou d'un Willie Walsh chez British Airways, dépassant un Alan Joyce chez Qantas.
Celui qui a si souvent fait trembler Airbus et Boeing par ses critiques acides sur la qualité de leurs avions (voir ci-dessous), a décidé de quitter ses fonctions le 5 novembre. Il sera remplacé par Badr Mohammed Al-Meer, directeur des opérations de l'aéroport international de Doha.
D'une compagnie tout juste née et dotée d'une poignée d'avions lorsqu'il en devient le directeur général en 1997, Akbar Al Baker a fait de Qatar Airways une compagnie aérienne de renommée mondiale. Son expérience dans l'aérien apparaissait pourtant comme relativement faible lorsqu'il en a pris les rênes à tout juste 35 ans. Sa biographie officielle mentionne tout juste des études supérieures en économie et en commerce, plusieurs postes au sein de la direction de l'aviation civile du Qatar, ainsi qu'une licence de pilote privé.