Verdir le parc automobile, rénover l'ensemble des "passoires énergétiques" ou encore réduire les émissions polluantes dans l'industrie... tout en accompagnant les ménages et les entreprises, dans un contexte de hausse des prix de l'énergie: le défi de la transition est de taille pour le gouvernement, qui compte montrer, à moins de sept mois de la présidentielle, qu'il met de gros moyens sur la table pour y répondre.
Pour cause, le sujet se taille une place de choix dans le budget de l'Etat en 2022 : la part allouée au ministère de la Transition écologique atteindra presque la barre symbolique des 50 milliards d'euros (49,9 milliards), son "plus haut niveau historique", s'est félicité mercredi le cabinet de Barbara Pompili à l'occasion de la présentation du projet de loi finance (PLF) pour l'année prochaine. Le supplément d'"un peu plus de 1,5 milliard d'euros" représente une augmentation globale de 3%, soit note-t-on à l'hôtel de Roquelaure.
"Avec le plan de relance, jamais un gouvernement n'aura autant investi dans la transition écologique.[...] Ce portefeuille, qui a pu, lors des quinquennats précédents, être le parent pauvre de l'action publique, est désormais parmi les mieux dotés. Il se trouve dans les cinq budgets les plus importants de l'Etat,avec l'Education nationale etlesArmées", s'est ainsi félicité l'entourage de la ministre.