Sauver la biodiversité, l'autre grande urgence
Marine Godelier
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L'urgence planétaire ne se limite plus à la lutte contre le changement climatique : la perte de biodiversité représente l'une des plus grosses menaces pesant sur l'humanité, alors que la vie sauvage s'érode et que la quasi-totalité des écosystèmes a d'ores et déjà été altérée. Un défi au coeur du congrès mondial de l'Union international pour la conservation de la nature (UICN), qui s'ouvre dès aujourd'hui à Marseille et est présenté comme « le plus grand événement mondial jamais organisé sur la biodiversité ». Jusqu'au 11 septembre, il réunira scientifiques, membres de la société civile, représentants des peuples autochtones, responsables politiques et chefs d'entreprise. Objectif : sauver ce qui peut l'être encore de la biodiversité, en incitant les Etats à renforcer leurs engagements en la matière. Explication des enjeux.
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Rassemblant plus de 1.400 membres, dont 90 Etats et des dizaines d''ONG, l'UICN est la plus grande union environnementale à l'échelle de la planète. Depuis sa création en 1948, son rôle est d'encourager la coopération internationale pour protéger la nature, et de fournir des connaissances et des outils scientifiques pour en conserver la diversité. En 1964, elle a notamment présenté une liste rouge des espèces protégées, devenue depuis la source de données la plus importante sur le risque d'extinction des espèces à l'échelle mondiale, et régulièrement actualisée. En tout, elle a déjà permis d'adopter plus d'une centaine de résolutions - sur la lutte contre la déforestation importée, la pollution plastique dans les milieux marins, la protection des grands singes... - , et une vingtaine d'autres doivent encore être négociées à Marseille.
Marine Godelier