Les éco-chèques belges, un exemple à suivre ?

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Photo d'illustration. Plus de 80.000 entreprises sont clientes et 256 millions d'euros d'éco-chèques ont été utilisés en 2018, selon les chiffres les plus récents de l'association belge des émetteurs de chèques repas et éco-chèques VIA.
Photo d'illustration. Plus de 80.000 entreprises sont clientes et 256 millions d'euros d'éco-chèques ont été utilisés en 2018, selon les chiffres les plus récents de l'association belge des émetteurs de chèques repas et éco-chèques VIA. (Crédits : Reuters)
Créée fin 2008, l'initiative bénéficie aujourd'hui à environ 1,7 million d'employés du privé en Belgique. Du frigo au vélo en passant par le bio, environ un millier de produits peuvent être payés grâce à ces éco-chèques. Le dispositif, qui souffre de plusieurs limites, peut toutefois être amélioré.

Depuis plus de 10 ans, les salariés belges peuvent bénéficier d'éco-chèques pour acheter des milliers de biens et services respectueux de l'environnement, un système qui a réussi à favoriser les achats "responsables" mais peut encore être amélioré.

Créée par les partenaires sociaux fin 2008, l'initiative bénéficie aujourd'hui à environ 1,7 million d'employés du privé.

Les entreprises souhaitant participer à ce dispositif volontaire peuvent se procurer les chèques auprès de trois sociétés privées.

Les éco-chèques sont exonérés de cotisations sociales et d'impôts. Ils ont une valeur faciale de 10 euros, et le plafond chaque année pour un salarié est de 250 euros. Ils doivent être dépensés dans les deux ans.

Plus de 80.000 entreprises sont clientes et 256 millions d'euros d'éco-chèques ont été utilisés en 2018, selon les chiffres les plus récents de l'association belge des émetteurs de chèques repas et éco-chèques VIA.

Les commerçants ne sont pas tenus d'accepter ce titre de paiement. VIA comptabilise plus de 10.600 points de vente participants.

Frigo, vélo, bio

Du frigo au vélo en passant par le bio, environ un millier de produits peuvent être payés en éco-chèques, selon une liste actualisée tous les deux ans, répartie en trois catégories: produits et services écologiques; mobilité et loisirs durables; réutilisation, recyclage et prévention des déchets.

Il est ainsi possible de les utiliser pour payer des attractions touristiques ou hôtels bénéficiant du label "Green key/Clé verte" ou encore de faire des achats dans des magasins d'articles d'occasion.

Une étude de mai 2019 de l'université de Hasselt et Indiville, commandée par VIA et portant sur les étiquettes de consommation d'énergie ("produits pour lesquels les éco-chèques sont le plus souvent utilisés"), a montré que "la probabilité qu'un consommateur achète un appareil plus écologique est deux fois plus élevée s'il peut utiliser des éco-chèques pour cet achat".

Le dispositif a des limites, souligne toutefois le groupe belge de défense des consommateurs Test Achats: "trop souvent difficiles à utiliser", car il est parfois compliqué de savoir ce que l'on peut acheter ou non. Certains commerces n'en veulent pas, et leur durée limitée est "un inconvénient".

En outre, la pertinence de certains produits dans la liste n'est pas prouvée, estime Test Achats dans un article de 2017, à un moment où l'existence des éco-chèques était remise en cause. "On peut se demander dans quelle mesure il est responsable de permettre l'acquisition d'un vélo de course ou de bois de chauffage provenant de Lituanie avec des éco-chèques", s'interrogeait l'association.

Elle continue toutefois de défendre le maintien des éco-chèques, même si le système doit être "repensé".

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a écrit le 17/06/2020 à 10:47 :
"On peut se demander dans quelle mesure il est responsable de permettre l'acquisition d'un vélo de course ou de bois de chauffage provenant de Lituanie avec des éco-chèques"

Encore une fois il faut que l'offre ne soit pas un mensonge déguisé. L'agro-industrie nous a été imposé sous la justification qu'il fallait nourrir le monde alors qu'au final elle a fait du cancer la première cause de mortalité.
Réponse de le 17/06/2020 à 14:59 :
y a 100 ans y avait pas de morts dues au(x) cancer(s) ? Non les gens décédaient avant. Une mathématicienne du XIX a succombé à son cancer du sein. Il faudrait voir les chiffres s'il y en a, sinon ça peut être une légende urbaine, du ressenti (croyance), une "évidence" indémontrable.
Alzheimer n'existait pas (ou pas indentifiée comme telle), la faute à l'allongement énorme de la durée de vie, ou pas ? Qui sait ?
Les casseroles en aluminium, qui devenaient propres quand on chauffait quelque chose d'acide, dans ma jeunesse, ça doit être poison ? A petit feu. On perd 20 ans de vie, et n'atteint pas les 120 ans, suis déçu. :-) :-)

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