Vestas promet des éoliennes "zéro déchet"

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Selon une étude de l'université de Cambridge, les pales d'éoliennes pourraient générer 43 millions de tonnes de déchets d'ici à 2050.

Producteur d'énergie verte, Vestas veut devenir encore plus vert. Lundi 20 janvier, le premier fabricant mondial d'éoliennes s'est engagé à fabriquer des mâts "zéro déchet", en renforçant notamment le recyclabilité des pales. "Si nous voulons être le fer de lance de la transition écologique, nous devons montrer l'exemple", justifie le groupe danois dans un communiqué. Cet objectif ne sera, cependant, pas atteint avant 2040. Soit dix ans après son objectif, fixé la semaine dernière, de neutralité carbone.

Si l'éolien permet aujourd'hui de produire de l'énergie décarbonée, son impact écologique n'est pas neutre. La construction d'une éolienne nécessite en effet des matériaux dont la fabrication génère d'importantes émissions de gaz à effet de serre: du béton pour les fondations, de l'acier pour les mâts et les turbines ou encore des fibres composites pour les pales. Entre 2015 et 2018, l'empreinte carbone de Vestas a ainsi augmenté de 34%, selon des données recueillies par Bloomberg Intelligence.

43 millions de tonnes de déchets

Autre problème, souvent cité par les détracteurs de l'éolien: le recyclage des pales. Fabriquées avec de la fibre de verre ou de la fibre de carbone, celles-ci ne peuvent pour le moment qu'être valorisées. "Alors que la première vagues d'éoliennes approchent de leur fin de vie, ce problème ne fait que commencer", alertait en 2017 une étude menée par l'université de Cambridge. D'ici à 2050, cela représentera pas moins de 43 millions de tonnes de déchets en cumulé, chiffraient ses auteurs.

Pour atteindre son objectif d'éoliennes "zéro déchet", Vestas va concevoir "une nouvelle stratégie de la gestion des déchets", centrée autour des principes de l'économie circulaire. Ces bonnes pratiques seront appliquées sur l'ensemble de la chaîne: la conception, la production, la maintenance et la fin de vie. L'entreprise ne donne cependant pas de détails concrets, promettant simplement de dévoiler sa stratégie "au cours des deux prochaines années".

Vestas s'engage également à augmenter progressivement le taux de recyclage des pales, sans préciser de mesures concrètes. De même, le groupe assure qu'il va travailler avec ses clients pour améliorer le démantèlement des éoliennes, afin de limiter la quantité de matériaux enfouis. Et il indique qu'il va chercher de nouvelles technologies pour recycler les matériaux composites. Enfin, pour atteindre la neutralité carbone, Vestas va notamment remplacer sa flotte de véhicules et demander à ses sous-traitants de réduire leurs émissions de 45%.

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a écrit le 21/01/2020 à 7:10 :
Et les déchets radioactifs engendrés par l'extraction des terres rares entrant dans la fabrication de l'aimant des éoliennes, vous les passez soigneusement sous silence ??? C'est peut-être parce que le greenwashing exercé par le lobby eolien n'a jamais daigné aborder le sujet ??? Pourtant une énergie soi-disant verte ne devrait pas dissimuler l'existence de déchets contenant du thorium radioactif dont la demi-vie est de...14 milliards d'années !!! La transparence a encore des progrès à faire... vous êtes journalistes, eh bien enquêtez un peu sur le sujet mais bouchez-vous le nez, ça sent très mauvais.
!
Réponse de le 21/01/2020 à 7:28 :
Il n'y a pas d'aiment permanent dans les vestas.
Turbine à double excitation comme pour 90% des turbines pour le moment.
Le futur c'est bien le direct drive, mais vraiment il faudrait des terres rares ?
Réponse de le 22/01/2020 à 11:42 :
Generatrice asynchrone polyphase avec exitation accouple a boite de vitesse un rendement terrestre a 20% max ou 25 en mer loin des 30% du nucleaire ou fioul ou charbon a 38% pour une superficie terrestre enorme d'ou le probleme economique
Réponse de le 22/01/2020 à 11:45 :
Generatrice asynchrone polyphase avec exitation accouple a boite de vitesse un rendement terrestre a 20% max ou 25 en mer loin des 30% du nucleaire ou fioul ou charbon a 38% pour une superficie terrestre enorme d'ou le probleme economique
a écrit le 20/01/2020 à 23:18 :
Vestas oublie simplement les 1000 tonnes (sic!) de béton nécessaires au socle pour implanter une éolienne de grande taille, impossible à recycler.. et bien sur le problème de l'intermittence qui contraint à la mise en service de centrales aux gaz (Pour mémoire, le taux de charge d'une éolienne moyen en France est de 22%, 15% en Belgique)..
a écrit le 20/01/2020 à 20:03 :
General Electric à fait certifier l'une de ses éolienne terrestre pour une durée de vie de 40 ans. A mesure de l'augmentation du prix des ressources, ainsi que de la transition de l'industrie vers les services de maintenance, ce genre de durée de vie devrait se généraliser.
a écrit le 20/01/2020 à 17:47 :
On ne sait pas faire des produits solides bon sang !? Ou bien plus sûrement est-ce que nous dépendons encore de la cupidité de nos milliardaires qui ne veulent pas que fassions du durable ?
Réponse de le 20/01/2020 à 18:36 :
Comme toute chose, une éolienne a une vie utile. Après 30 ans, c'est une fin de vie en raison des problèmes de durabilité causés par le temps (microfissures, stress mécanique...). Et puis c'est tout de même rare les équipements de mécanique mobile, situé en plus en extérieur, et qui peuvent vivre plus de 30 années.
Réponse de le 21/01/2020 à 9:06 :
Pourtant le plastique à son invention était inusable et incassable, de ce fait avons nous perdu la formule ou bien est-elle interdite par l'oligarchie financière ?

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