Appauvrir les riches n'enrichit pas les pauvres

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Damien Theillier.
Damien Theillier. (Crédits : DR)
La réflexion sur la lutte contre les inégalités semble aujourd'hui être simple : prendre aux riches pour donner aux pauvres. Cette évidence est en fait un sophisme, par Damien Theillier, président fondateur de l'Institut Coppet.

Prendre tout le pain de la principauté de Monaco pourrait-il soulager la famine au Burundi ? Oui, dit comme ça, cette proposition vous semble dénuée de bon sens. Pourtant, un tel sophisme est à la base d'une méprise commune : la lutte contre les inégalités. Inégalités économiques, inégalités entre hommes et femmes, inégalités entre le Nord et le Sud. Disponible en diverses variations, ces totems sont dénoncés autant par les associations que les institutions. Ainsi, la directrice du FMI, Christine Lagarde, s'y met elle aussi : « Trop d'inégalités nuit à la croissance » (14 février 2015, France Télévisions).

Don Quichotte apprécierait une telle bataille.

Les inégalités ont récemment fait les gros titres. Le combat acharné d'Oxfam y est pour quelque chose. En effet, le dernier rapport de l'ONG pointe du doigt les inégalités de revenus. Le pour-cent le plus riche de la planète possède(rait) 50% des ressources mondiales. Le postulat semble appuyé par des économistes, comme par exemple, Thomas Piketty. Dans son dernier livre, « Le Capital au 21ème siècle », il critique le système capitaliste. Selon lui, il permet aux riches de devenir de plus en plus riches... et aux pauvres, de devenir de plus en plus pauvres. Il faut régler cela. Conséquence prévisible, le rapport propose de taxer. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y va pas de main morte. L'association propose d'aspirer 58 milliards d'euros immédiatement.

Dans quel but ? Eh bien, l'ONG soumet l'idée d'une couverture santé universelle dans les 49 pays les plus pauvres ; pays parfois plus concernés par la famine ou l'accès à l'eau potable qu'à l'assurance maladie. Vous pensez peut-être ne pas gagner « tant que ça ». Il est vrai que vous n'êtes pas à plaindre comparé à tel ou tel pays. Pourtant, vous pourriez bien faire partie des plus riches de la planète. Gardez à l'esprit qu'un ouvrier du textile au Bengladesh touche un salaire mensuel de 68 dollars. Pour autant, nous ne pouvons pas rester insensibles devant la pauvreté. Que faire ? Les solutions prônées par Oxfam peuvent-elles les aider à sortir de la pauvreté ?

« Lorsque les riches sont maigres, les pauvres sont morts. »

Tel est ce proverbe chinois. La sagesse populaire a observé très tôt que les inégalités ne sont pas le problème. Quand le riche est ramené à classe moyenne, le pauvre est devenu misérable. Si les inégalités ne sont pas le sujet - la pauvreté est le problème. Tout part d'une confusion d'époque. Nous ne sommes plus au Moyen-Âge.

Historiquement, les inégalités venaient d'un effet de prédation. Les riches usaient et abusaient de leurs pouvoirs pour s'enrichir aux dépens des autres. Pouvoir politique et richesse personnelle étaient liés. Avant le 16e siècle, les richesses étaient principalement acquises par la guerre, la confiscation, et l'oppression fiscale.

Avec le Moyen-Âge, puis la Renaissance, le commerce se développe. Les outils de concentration du capital apparaissent : l'ère de la banque débute. Ce sont les échanges qui développent la richesse des individus.

L'économiste français Frédéric Bastiat (1801-1850) sépare les inégalités en deux catégories : celles issues de la nature, intrinsèques à la nature humaine... et celles causés par l'intervention des pouvoirs publics.

Les privilèges octroyés : la source des véritables injustices.

Prenons un exemple concret. Tenez, le monopole des taxis. Plusieurs entreprises ont voulu appliquer les dernières innovations pour baisser les coûts : services de réservation en ligne, meilleure gestion pour réduire les coûts d'opération, etc.

Une première entreprise a fini par boire le bouillon à force : Easy Take. En cause ? L'intervention des pouvoirs publics pour défendre l'acteur préexistant sur le marché. Le ministère de l'Intérieur est intervenu à deux reprises pour barrer la route à l'entreprise. Une première fois en créant une longueur minimale des véhicules, supérieure de 10 petits centimètres à la flotte de Easy Take. Une seconde fois, en augmentant la puissance minimale du moteur pour les véhicules de transport. Easy Take a disparu en 2012. Les choses ont-elles changé ?

Pas vraiment : maintenant, c'est Über qui tente de sauver les meubles, slalomant entre les amendes. Et demain, ce sont sûrement les voitures sans chauffeur qui se retrouveront sous le feu de la critique. Ne pensez pas que le monde des taxis est le seul concerné. Un certain nombre de secteurs subissent ce capitalisme de connivence.

Quand l'Etat réserve une industrie à une petite caste.

Cette situation pourrait définir le corporatisme. Par l'intervention des pouvoirs publics, le marché est réservé à une petite caste. Celle-ci ne tient pas sa place grâce à un avantage concurrentiel, mais grâce au jeu de courtisan. Cette inégalité de traitement empêche les plus faibles d'entrer sur le marché, et de faire concurrence aux puissants en place. L'ascenseur social est bloqué ; les consommateurs pestent contre les prix élevés liés au monopole. Ceux qui ont la faveur des gouvernants s'enrichissent ; les autres ne peuvent pas même récupérer les miettes.

Cette situation n'est pas nouvelle ; le corporatisme sous l'Ancien Régime produisait les mêmes effets. C'est ce que dénonçait Pierre Samuel Dupont de Nemours à la fin du 18e siècle :

 « Les fabriques et le commerce ne peuvent fleurir que par la liberté et la concurrence, qui dégoûtent des entreprises inconsidérées ; qui mènent aux spéculations raisonnables ; qui préviennent les monopoles et restreignent à l'avantage du commerce les gains particuliers des commerçants ; qui aiguisent l'industrie et simplifient les machines ; qui diminuent les frais onéreux de transport et de magasinage ; qui font baisser le taux d'intérêt et d'où il arrive que les productions de la terre sont à la première main achetées le plus cher qu'il soit possible au profit des cultivateurs et revendues en détail le meilleur marché qu'il soit possible au profit des consommateurs, pour leurs besoins et pour leurs jouissances. »

La pauvreté recule au niveau mondial.

Les croyances sur le « tiers-monde » sont tenaces. Ces pays seraient pauvres, et auraient besoin de l'aide occidentale pour s'en sortir. C'est le discours subliminal de nombreuses ONG - sans vous, ils ne seraient rien. Vous vous en doutez, la réalité est plus complexe. L'extrême pauvreté a reculé de moitié en 20 ans.

Selon l'ONU, 36% de l'humanité vivaient dans le dénuement total en 1990. Ils ne sont plus « que » 18% en 2010.  L'extrême pauvreté reste un défi majeur, mais elle recule. Rome ne s'est pas fait en un jour, paraît-il. Le pays aux résultats les plus spectaculaires est la Chine. En l'espace de deux décennies, l'extrême pauvreté est passée de 60% à 12%.

Pourtant, les Chinois ont leur lot de milliardaires, comme Li Hejun, PDG de Hanergy Group (26 milliards d'euros). Même l'Afrique sort du marasme. Le FMI prévoit que la croissance des économies africaines combinées dépassera les 5% en 2015. Mettez ce chiffre en parallèle avec notre pauvre 0,4%, selon l'INSEE.

La cause de la pauvreté en France

Vous me rétorquerez que la pauvreté augmente en France. Elle se fait de plus en plus sensible, et aucun territoire n'est épargné. Vous avez raison. Mais la cause du malheur des Français n'est pas les inégalités. Cela n'a rien à voir avec Bernard Arnault (LVMH) ou Liliane Betancourt (L'Oréal).

Depuis des années, les pouvoirs publics font la traque aux entrepreneurs, aux jeunes prodiges, aux productifs. Il ne fait pas bon avoir la tête qui dépasse. Des trappes à pauvreté ont été mises en place : l'exonération fiscale pour les salaires au niveau du SMIC entraîne inévitablement un nivellement vers le bas des salaires.

Frédéric Bastiat parlait des inégalités créées par les actions de l'Etat ; le poids de la fiscalité française en fait partie ; l'incertitude juridique aussi.

Pourquoi cela va continuer - le danger du principe de précaution.

Le monde rentre dans une nouvelle révolution industrielle. Au menu, l'impression 3D, l'intelligence artificielle, la robotique ou la Big Data. Et ce n'est que le début. Chaque jour, le monde avance sur ces sujets et de nouvelles richesses se créent. Pour en bénéficier, il n'y a pas de miracle : il faut y participer. Et rien n'est plus difficile lorsque l'Etat s'attaque au capital des Français par volonté de réduire les « inégalités ».

Ce serait oublier le principe de précaution. Inscrit dans la Constitution Française via la Charte de l'Environnement, ce principe risque de nous fermer les portes de nombreuses innovations révolutionnaires. Tenez, les chinois investissent massivement sur l'impression 3D de bâtiments. Aux dernières nouvelles, un prototype développé par l'entreprise WinSun permet « d'imprimer » une belle villa de 1200m² pour 160.000 dollars.

Combien de critiques s'élèveront dans l'industrie du Bâtiment lorsque ces nouveaux outils seront finalisés ?

* Damien Theillier est le président fondateur de l'Institut Coppet, un think tank qui remet au goût du jour la tradition économique française. Vous pouvez découvrir sa rubrique hebdomadaire coup de poing ici.

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Commentaires
a écrit le 13/10/2017 à 14:25 :
appauvrir les riches n'enrichit pas les pauvres ?..a voir !
enrichir les riches appauvrit les pauvres ! c'est sûr !
a écrit le 16/02/2016 à 14:21 :
Encore une réflexion, je dirais plutôt en fait un discours de plus qui ne sort pas et n'est que le reflet du système capitaliste pur et dur.On "victimise le riche" en démontrant que ce n'est pas parce qu'il est riche qu'il existe des pauvres.Quelque retour dans le passé pour crédibiliser le discours et c'est gagné, un suppositoire de plus pour endormir les populations....En fait, en réalité tous les riches quel qu'ils soit ressentent une gêne qu'il renie sur les thèmes bien connus tels que le mérite, l'entreprise personnel....les notions vicieuses de personnes remarquables..... autant de concepts inventés pour toujours légitimer sa différence, de riche.
Pour les lecteurs, soyer conscient que la pauvreté est la de la richesse dans le capitalisme tel que nous le connaissons.Regarder simplement autour de vous.Nous cherchons en permanence la rentabilité, donc nous diminuions inévitablement le cout salarial donc le nombres de postes et en même temps la masse active tend à augmenter.Le système économique actuel ne fonctionne pas, n'a jamais fonctionné,car il est pas nouveau contrairement à ce que certains raconte, il s'est simplement ouvert au monde entier, rentabilité accru mais pas forcement dans votre pays!Le sujet est simple mais est toujours abordé sous forma complexe pour continuer ce dénis perpétuel.Dites vous bien que les personnes qui "commentent", médias, livres, internet..... gagnent en même temps leur vie, souvent très bien, cela ne durerait pas à contre courant, ils restent donc toujours dans la cadre du système capitaliste actuel.Tous est toujours compliqué à comprendre, à expliquer, encore plus à changer, alors évidement heureusement que nous intellectuels, politiques, PDG...nous sommes la pour éduquer la conduite du français moyen.Vous voyer un peut le conflit d’intérêt??Ironie de l'histoire, la force est en fait chez les "petits" qui sont la force des marchés.Si me petit n'achète pas de connerie, pas de connerie à vendre.Un monde idéal??ou on réfléchirais seul pour l'ensemble??au lieu de se faire entretenir nos comportements par les intéresses qui nous rappel chaque jour combien sans ce monde capitaliste nous serions perdu.Moi cela me rappel fortement les religions, non??Réveillez vous et attendez pas que l'on vienne vous chercher!!!!!
a écrit le 30/03/2015 à 0:24 :
Non vous n'êtes pas le seul, cependant l'argument est mentionné 2 fois: "En Chine, en l'espace de deux décennies, l'extrême pauvreté est passée de 60% à 12%" allant de pair avec l'enrichissement personnel des élites. Certains y voit l'effet d'une corruption regrettable, d'autres considèrent cette corruption comme une simple tare humaine sans lien spécifique avec le capitalisme.
a écrit le 26/03/2015 à 12:34 :
Bizarrement, j'ai beau relire cet article, je ne vois pas d'argument ? Suis-je le seul ?
Réponse de le 08/04/2015 à 9:42 :
@Fx : non vous n'êtes pas le seul, j'avoue être un peu perdu moi aussi. L'auteur se perd en digression, notamment pour formuler des critiques gratuites à l'encontre de l'intervention de l'état. Si ce qui est dit semble vrai, c'est un peu hors-sujet par rapport à la question de base.
C'est dommage, parce qu'il y avait des sujets intéressants à aborder, par exemple sur la manière dont les riches "emploient" leur fortune. Un riche qui investit dans des entreprises qui génèrent de l'emploi et créent de la richesse a un rôle tout autre que celui qui ferait dormir des liquidités dans un compte off-shore (je caricature là, mais vous voyez l'idée).
Plutôt que de nous faire sortir du cliché, sans doute un peu extrême en France, qui diabolise la richesse, à l'aide d'une vraie réflexion, on nous sert en fait d'autres clichés, cette fois-ci plus en ligne avec la pensée libérale. Ce n'est pas comme ça qu'on fait avancer les choses.
a écrit le 26/03/2015 à 11:57 :
QUANT ON SAIT QUE 50% DES RICHESSES SONT ENTRE LES DE 1 % DES RICHES ? MOI JE DIT QU ILS Y A DE QUOI REDISTRIBUE SOCIALEMENT? LE BUT N AI PAS DE FAIRE DE NOUVEAUX RICHE? MAIS DE DIMINUER LES PAUVRES AFIN QUE L ECONOMIE REPARTE ? CAR L ARGENTQUI NE CIRCULE PAS ET UN ARGENT INUTILE .? ON PEUT MOURIR RICHE ET IDIOT???
a écrit le 26/03/2015 à 11:57 :
Que cette profession de foi libérale est fallacieuse, entre raccourcis erratiques et citations désuètes. Avec des avocats du libéralisme d'un si piètre bois, l'idéal communiste a de beaux jours devant lui...
On ne peut justifier l'enrichissement personnel illimité et la notion d'héritage avec des exemples anecdotiques de corporatisme moderne, entre autres billevesées à vue courte, comme la charge contre le principe de précaution, lestement étayée par un exemple scientiste à deux renminbis...
Alors que le poids mortifère de l'Etat, et sa prétention à encadrer le moindre aspect de l'existence sont bien réels et régulièrement néfastes, vos amalgames convulsifs pataugent à expliquer quoi que ce soit, et quant à trouver des solutions ou des changements de perspective, on gagnera à ne pas vous consulter.
a écrit le 26/03/2015 à 11:50 :
je me demande toujours comment des directeurs et des cadres peuvent parler des pauvres, ils ne savent absolument rien sur la pauvreté, ils n'en parlent qu'en statistiques !
a écrit le 26/03/2015 à 11:21 :
Le vraie probème des inégalités sociales est la succession, il faudrait imposer trés lourdement a partir d'un certain montant les successions directs pour pouvoir redistribuer les richesses.
Et l'on vivrait dans une société beaucoup plus équitable
Réponse de le 26/03/2015 à 16:19 :
Et ce serait un vrai choix de civilisation: plus aucune raison d'amasser des millions dans l'espoir vaniteux de fonder une dynastie de rejetons potentiellement ineptes quoique fortunés... Bill Gates serait un trompettiste épanoui, Dassault un serrurier émérite, et les fils à papa de tous poils trimeraient en apprentissage dès 15 ans ... on peut rêver! ;)
Réponse de le 30/03/2015 à 10:31 :
Un cauchemar. Comme si l'économie héritée des parents n'était pas encore touchée par le pillage de ces "croisés de l'équitable" (sûrement un simple "oubli" de leur part, ils ont tant de choses à faire, de "répartition avantageuse" à inventer - il ne manque à ces commissaires du peuple que l'appui du peuple lui-même comme Brecht finit par avouer).
Le seul héritage que cette pensée indigente laissera aux générations suivantes de France, ce sont 2.000 milliards de dette - tendance à la hausse - et mille conflits internationaux résultant de visées "démocratiques" au delà des propres frontières. Mais certains ne sont jamais fatigué d'en demander davantage! Plus d'impôt! Plus d'égalité! Le choix populaire! Le fait de le dire dans un forum, cela n'engage à rien, n'est-ce pas?
a écrit le 26/03/2015 à 11:01 :
Article plein de bon sens. Les inégalités, non souhaitables, sont une contrainte. Vouloir s'y attaquer représente un cout pour la societe. Pour faire simple, les riches investissent et préparent l'avenir, les pauvres consomment et dégradent leurs empreintes. Évidemment, il faut respecter un juste équilibre économique, car pas de business sans consommation.
a écrit le 26/03/2015 à 0:33 :
Et appauvrir les pauvres ça enrichit les riches? Il faut arrêter avec ces discours démagogiques qui empêchent un dialogue saint et raisonnable.

Il FAUT augmenter les salaires pour relancer sainement l'économie. C'est dans l'intérêt des entreprises que le pouvoir d'achat augmente et appauvrir l'Etat n'enrichit pas plus les entreprises, au contraire. En France les salaires de base sont trop bas.

Faut pas rêver en dessous de 2000 euros nets par mois on avance difficilement. La vie est rythmée par les débuts et fins de mois. Il n'y a qu'à voir la queue pour acheter les titres de transports pour savoir précisément à quel moment les gens ont été payés.

Investir dans les salaires notamment des "non-cadres" qui ont été les plus précarisés et dont les salaires ont fortement été impactés par la politique d'austérité salariale du patronat (qui ne se l'est jamais appliquée à lui-même). Traités comme un coût et non comme un actif positif alors que dans notre société archi-tertiarisée le capital est avant tout humain.

Qui parle de prendre aux riches pour donner aux pauvres? Il est clair que les "pauvres" méritent plus car non seulement ils produisent mais en plus ils consomment, ce qui à la base, est l'origine de la richesse des riches. Vous suivez?

Je n'arrive pas à comprendre que d'un côté on se plaigne d'une inflation faible voire même de déflation (c'est à dire une diminution des prix) et que l'autre on ne veuille pas augmenter les salaires et/ou embaucher plus en répercutant cette augmentation sur les prix justement.

Investir dans les salaires et dans l'emploi serait le placement le plus rentable à court, moyen et long terme pour les entreprises et la finance. Cela permettrait aux salariés de se désendetter et soulagerait les banques qui retrouveraient des marges de croissance. Leur permettrait de s'équiper ou se rééquiper en visant des gammes un peu plus hautes, avec des répercutions positives sur les volumes et la valeur des carnets de commandes des entreprises (plutôt que les produits soldés ou en location/partage, solutions caches-misère "anti-crise"). A terme l'augmentation de la masse salariale permettra à l'Etat de diminuer la pression fiscale ce qui entrainerait un nouveau cercle vertueux.

Instaurer un cercles vertueux plutôt que l'austérité mortifère et le déclinisme lancinant. La relance des investissements publics dans les infrastructures énergétiques, routières de
télécommunications génère des retombées positives à court moyen et long termes pour les investisseurs qui savent investir dans les différentes phases d'un projet. Au début entreprises de construction, ensuite les services et enfin la gestion du bien crée (réseaux autoroutiers, d'eau, d'électricité réseau télécom très-haut-débit s'avèrent très rentables à moyen-long terme s'ils sont correctement entretenus et modernisés en continu).

Quand aux services publics français, ils créent une forte valeur ajoutée aux entreprises privées en acheminant efficacement les salariés des entreprises, en assurant leur sécurité, en veillant au respect des normes sanitaires et de concurrence, en faisant valoir des droits en justice, en assurant la couverture médicale et l'éducation ce qui soulage les entreprises qui peuvent compter sur un vivier compétant et en bonne santé.

Investir dans les salaires c'est ce qu'a fait Henri Ford pour lancer l'industrie automobile (ça n'était pas de la philanthropie). Le miracle économique du Brésil a été permis lorsque le gouvernement de Lula a fait plus que doubler les salaires et le pouvoir d'achat des plus modestes.

La Chine également relève fortement ses minima sociaux et sa classe moyenne est devenue la plus convoitée au monde. L'Allemagne a instauré un salaire minimum et les Etats-Unis ont relevé le leur.

Les salaires sont en moyenne plus élevés (charges sociales incluses) au Royaume-Uni qu'en France

La tendance lourde de l'économie mondiale à toujours été vers la hausse des revenus et du niveau de

vie du plus grand nombre. C'est le Sens de l'Histoire, du progrès humain. Alors qu'attendons-nous?

Préférons-nous à ce point le déclinisme, la honte de nous-même et la négation du combat de nos

anciens pour plus de dignité ce qui n'était en rien anti-entreprise?
Réponse de le 26/03/2015 à 8:17 :
Bravo M.POWER ! une réflexion pleine de bon sens....!
Réponse de le 26/03/2015 à 11:47 :
BONNE ANNALYSE???
a écrit le 25/03/2015 à 20:29 :
@rb Le Danemark affichait en 2014 un niveau de dépense sur PIB de 56,5% pour 57,7% en France source EUROSTAT. Au Danemark, pas de niche fiscale et prélèvement à la source. Et surtout on dépense en fonction des recettes dette publique/PIB 2013 = 45% pour 92,2% en France et ils sont sur une dynamique à la baisse. SOURCE EUROSTAT
a écrit le 25/03/2015 à 20:19 :
Ouf, enfin du bon sens et de l'air non pollué par l'égalitarisme démagogique. Merci monsieur Theillier !
a écrit le 25/03/2015 à 19:32 :
La question n'est pas d'appauvrir les riches mais d'assurer à chaque être humain ressortissant d'un pays civilisé 5 droits de base (dont nul ne peut contester l'inconditionnalité) :
1)Le droit d'être protégé (pas nécessairement ses biens car là il faudra payer, mais sa personne)
2)Le droit à l'éducation et à la formation (jusqu'au bac pour tous dont bac pro, puis en quantité globalement égale pour chacun, soit études supérieures jusqu'au master, soit formation professionnelle pour se recycler quand on est moins qualifié)
3)Le droit d'être soigné
4)Le droit d'être décemment logé sous un toit
5)Le droit à être doté de denrées alimentaires saines en quantité suffisante pour se nourrir

Si ces 5 droits sont garantis à chacun de façon inconditionnelle, l'écart pour ce qui reste entre riches et pauvres sera ce que le marché libre établira. Toute l'astuce est donc de ponctionner de façon neutre (CSG ?) de quoi financer ces 5 droits pour chacun...
Réponse de le 25/03/2015 à 20:45 :
Tout à fait d'accord avec vous. Pour cela la solution réside moins dans l'impôt que dans la manière de redistribuer.
Nos voisins du Nord (Danemark) sont un exemple à suivre.

2 Solutions:
1 - On laisse la possibilité de gérer soit même ses dépenses car on ne peut pas compter sur l'Etat pour répartir efficacement les richesses, et on garanti un minimum pour éviter la grande précarité pour ceux qui en ont besoin.
2 - On fait confiance comme au Danemark pour répartir efficacement les richesses je rappelle que le Danemark se situe devant la France en terme de prélèvement avec 48,5% du PIB contre 46,5% en 2013, sans que cela ne soulève de contestation. La dépense publique peut être efficace, la preuve !! Mais les dirigeants politiques français ne sont pas les danois dommage pour nous !!!
Réponse de le 03/04/2015 à 13:56 :
@Théophile : l'enfer est pavé de bonnes intentions, ce que vous affirmez revient à transformer en esclave une partie de l'humanité au profit d'une autre. Comme le dit si bien Ayn Rand : Dans la mesure où les choses dont l'homme a besoin pour survivre doivent être produites, et où la nature ne garantit le succès d'aucune entreprise humaine, il n'y a pas et il ne peut pas y avoir de garantie d'une sécurité économique. L'employeur qui vous donne un emploi n'a aucune garantie que son entreprise va rester en activité, que ses clients vont continuer à acheter ses produits ou services. Les clients n'ont aucune garantie qu'ils auront toujours la capacité et l'envie d'échanger avec lui, aucune garantie de ce que leurs besoins, choix et revenus seront dans le futur. Si vous vous retirez dans une ferme autonome, vous n'avez aucune garantie vous protégeant des conséquences d'une inondation ou d'un ouragan sur vos terres et vos cultures. Si vous laissez tout aux mains du gouvernement et lui donnez tout pouvoir pour planifier l'économie dans son ensemble, cela ne garantira aucunement votre sécurité économique, mais garantira l'abaissement de la nation entière à un niveau de pauvreté misérable – le résultat pratique que toutes les économies totalitaires, communistes ou fascistes, ont démontré.
Moralement, la promesse d'un impossible "droit" à la stabilité économique est une infâme tentative d'abrogation du concept de droits. Elle ne peut signifier et ne signifie qu'une seule chose : la promesse de réduire en esclavage tous les hommes qui produisent au bénéfice de ceux qui ne travaillent pas. "Si certains hommes ont le droit de bénéficier des fruits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits et condamnés à travailler en esclaves."
Réponse de le 18/02/2017 à 22:06 :
@von mises, votre démonstration est parfaite et donne un intérêt supplémentaire à la proposition de Théophile : c'est justement parce que l'avenir de chacun est incertain que l'on a tout intérêt à instaurer un revenu universel...

Toutefois, même si l'avenir d'une entreprise ou d'une ferme est incertain, il y en a et il y en aura toujours.

À moins que vous soyez contre le principe des assurances ? Vous avez une assurance pour votre auto, votre habitation et votre santé j'imagine ? Considérez-vous que vous êtes esclaves de ces personnes qui ont des sinistres ou des accidents alors que vous n'en avez jamais ? Si l'on suit votre logique, cela doit être le cas !

Les gens ne s'arrêteront pas d'entreprendre parce qu'une partie de leurs revenus contribueraient à un revenu universel qu'ils percevront également et qu'ils continueront de percevoir quand ils seront obligés de mettre la clé sous la porte...

Il faut arrêter de penser que les gens se contenteront de 700 ou 800 euros par mois. Aucune personne ayant les capacités physiques de travailler, d'oeuvrer pour quelque chose d'utile ou d'entreprendre ne se privera de le faire parce qu'elle touche un revenu qui lui permet juste de se loger et de manger à sa faim... Il faut arrêter avec ces croyances...

Enfin, ce n'est plus le travail qui crée l'essentiel des richesses. Un agriculteur nourrissait 4 personnes il y a un siècle, il en nourrit 150 aujourd'hui. Il ne travaille pourtant pas 40 fois plus...
a écrit le 25/03/2015 à 19:05 :
c'est certainement les riches qui emploient cette formule. Effectivement s'ils sont plus pauvres ce sont les employés du golf qui vont trinquer, mais je suis rassuré lors de leur dernier voyage ils seront mis en terre comme un pôôvre.
Réponse de le 27/03/2015 à 1:28 :
Je ne suis pas riche, et je suis tout à fait d'accord avec l'article...
Réponse de le 28/03/2015 à 9:17 :
C'est très bien restez pauvre ça vous va comme un gant. Vous avez certainement oublié de lire le paragraphe sur les privilèges.
a écrit le 25/03/2015 à 18:34 :
Ah la bonne vieille recette qui consiste à opposer 2 catégories de la société sur fond de lutte des classes qui fait toujours recette en France. Cet article évoque timidement le sujet de la répartition des richesses par l'impôt, mais escamote le vrai débat sur la dépense publique et son efficacité. La France arrive avec 57% du PIB à un niveau de dépense publique record dans l'OCDE; Si ce critère suffisait à garantir croissance, plein emploi et réduction significative des inégalités et de la pauvreté, la France serait un paradis terrestre. La vérité est bien différente. La vrai question c'est pourquoi? Utiliser des ficelles fallacieuses de lutte des classes et autre opposition de catégories les unes contre les autres, ça ruine la dynamique d'une société capable de se redresser. A ce jeu là nos gouvernements socialistes de droite comme de gauche ces 40 dernières années nous ont obligé à cotiser pour un système de santé obligatoire qui fuit de partout, un système de retraite qui va voir le montant des pensions baisser. Au lieu de laisser à chacun la liberté de se constituer se retraite par capitalisation et d'ouvrir à la concurrence les systèmes d'assurance santé. Les français sont prêts à garantir pour les plus modestes une assurance santé et un revenu décent. Au lieu de cela, on leur a imposé un égalitarisme qui fait hurler chaque fois qu'on parle de rémunérations annuelles à 6 chiffres ou plus. A ce stade, je vais juste citer les 32 milliards consacrés à la formation, l'assurance santé, les systèmes de retraite et Pôle Emploi. Ces domaines sont au coeur de nos difficultés et en outre gérés par les partenaires sociaux, c'est à dire les syndicats patronaux et de salariés. Savez-vous qu'un rapport a été remis sur ces sujets en 2011, et que ce rapport est maintenu au secret pendant une durée de 30 ans?? Pour ceux que cela intéresse il s'agit du Rapport Perruchot du nom du parlementaire qui a été menacé de poursuites judiciaires si il divulguait le contenu de son rapport. PEUPLE DE FRANCE REVEILLE TOI ET DEMANDE DES COMPTES SUR L UTILISATION ET L EFFICACITE DE LA DEPENSE PUBLIQUE ET DE TES IMPOTS;
Réponse de le 25/03/2015 à 19:43 :
Ce n'est pas un record le Danemark est devant nous et n'a aucun problème. Et de nbs pays UE sont juste derrière.
Après on peut se demander comment est utiliser l'argent publique quand on a des hôpitaux en sous effectifs et à côté on donne des subventions, fabrique des niches fiscales pour les plus aisés et les grands groupes qui ne jouent pas le jeu du vivre ensemble, oui il y a des niches fiscales à abattre, ne plus donner de subventions aux grands groupes, lutter contre la fraude fiscale et que les patrons payent leurs impôts, que les grandes entreprises payent ce qu'elles doivent
Réponse de le 25/03/2015 à 19:45 :
"Les français sont prêts à garantir pour les plus modestes une assurance santé et un revenu décent"....Cette phrase à elle seule porte toute la complexité et l'ambiguité du système : que signifie "pour les plus modestes" ? Qui est modeste et qui ne l'est pas ? Qui donc bénéficie d'un droit et qui n'en bénéficie pas ? Que se passe-t-il au voisinage de la limite ?...La seule façon de s'en sortir est de tendre vers la neutralité fiscale (prélèvement individuel et proportionnel) et l'universalité des droits (même aide pour tout le monde)...Après ça peut faire 90% de dépenses publiques si on a la bêtise de considérer les transferts comme des dépenses s'ajoutant à celles qui produisent des vrais services (par ailleurs eux-mêmes achetés par des redevances en partie couvertes par les transferts)...Ce ratio de 57% ne veut rien dire (contient les allocations familliales mais ne contient pas la niche fiscale du quotient familial ce qui est globalement incohérent).
a écrit le 25/03/2015 à 18:15 :
On s'en fout que les riches soient riches, il faut seulement que les pauvres le soient moins et on beau tourner le problème dans tous les sens, il faut prendre l'argent là où il est. Ce qui est curieux, c'est que l'argent est.. chez les riches...Etonnant non? Et l'argent des riches vient des "classes inférieures", qui par leur travail ont permis qu'ils s'enrichissent. On ne me fera jamais croire qu'un type tout seul dans son coin abat le travail de 10/100/1000personnes. Il a peut-être eu une idée géniale, mais rien ne justifie qu'il devienne milliardaire. Au moins que les riches paient leurs impôts, qui a un certain niveau n'ont rien de "confiscatoire" et qu'ils arrêtent l'optimisation fiscale et les paradis fiscaux. Ils ne seront pas plus malheureux pour autant et auront moins de soucis sans avion privé ou avec un yacht de 50 mètres au lieu 100.
Réponse de le 03/04/2015 à 14:01 :
le pré supposé marxiste que si les riches s'enrichissent, c'est grrace au vol des pauvres à la vie dure, et pourtant il est parfaitement faux. Dans un marché libre, la richesse ne peut venir que de la capacité à bien servir le consommateur. Plus un individu est riche, mieux il a servi et donc enrichi le consommateur. On remarque partout (c'est une évidence statistique) que la pauvreté recule fortement quand le nombre de très riches augmentent fortement (cf la chine par ex). Au contraire, en FRance, on combat la richesse, cad l'accumulatino de capital et donc le producteur performant, et la pauvreté ne fait que croitre (masqué par l'endettement de l'état). Pour finir en utilsiant vos clichés : obligez un riche à avoir un yacht de 50 m au lieu de 100 m (cad volez un riche, découragez le d'accumuler du capital et d'être un producteur efficient), et vous plongerez 10 000 pauvres dans la misère....
a écrit le 25/03/2015 à 17:39 :
Par contre, curieusement, appauvrir d'avantage les pauvres enrichi les riches.
Etonnant non????
Réponse de le 25/03/2015 à 18:40 :
Enrichir les riches n'enrichit pas les pauvres
Réponse de le 03/04/2015 à 14:02 :
Enrichir les riches enrichit les pauvres dans un marché libre. Dans un marché de capitalisme de connivence, l'état enrichit certains au détriment de la majorité, qui reste pauvre.
a écrit le 25/03/2015 à 16:54 :
"Tel est ce proverbe chinois. La sagesse populaire a observé très tôt que les inégalités ne sont pas le problème. Quand le riche est ramené à classe moyenne, le pauvre est devenu misérable."
Les inégalités ne sont tellement pas le problème que la "sagesse populaire" a guillotiné les riches puissants il y a quelque temps en France et a fait quelque chose de similaire en Russie et en Chine plus tard. La "sagesse populaire" !!
Mais les notion de "riche et de "pauvre" ou d'appauvrir les "riches" ne signifient absolument rien, c'est de la communication de foire.
Lisez les articles de Piketty sur le sujet, et même si vous n'êtes pas d'accord sur ses préconisations, vous ne pourrez que constater que ses études sont correctes et incontestées.
Ses critiques, sérieux s'en prennent à ses préconisations et ses interprétations du phénomène incontesté des inégalités et de leur évolution.
Si Piketty ne vous convient pas lisez d'autres écrits récents d'universitaires sur le sujet. Les constats sont les mêmes.
Le discours sans queue ni tête de ce monsieur est digne d'un show télévisé de télé réalité.
a écrit le 25/03/2015 à 16:28 :
La gauche n'a jamais compris que vouloir faire beaucoup de choses avec l'argent des autres, c'est seulement possible si on laisse ces derniers gagner beaucoup d'argent.
Réponse de le 25/03/2015 à 16:57 :
Economiquement un genre de "mer d'Aral"
a écrit le 25/03/2015 à 16:08 :
Les socialistes détestent les riches et méprisent les pauvres. Ils aiment qui à part eux-mêmes?
a écrit le 25/03/2015 à 15:37 :
Ce gusse est un exemple typique du postulat de Brassens ! Les "riches", le peuple s'en tape; a t on vu une foule en délire se ruer à Neuilly pour guillotiner LB ? Laquelle n'a jamais rien fait pour "mériter" sa fortune ! Ce qui met en rage, c'est, par exemple, les rémunérations de dirigeants américains, dont l'unité de compte est la centaine de millions d'USD... sans aucune justification que celle "de les valoir". Si le capitalisme c'est permettre à chacun de se réaliser; de "réussir"; alors le compteur devrait être "remis à zéro" à chaque génération. Les "riches" indiqués (et stigmatisés) ne sont que les héritiers. Melle Arnault a fait des études honorables; doit avoir quelques capacités; pour autant, comment expliquer sa richesse, à son jeune âge ? Mais la thésaurisation de richesses à un point tel qu'elle ne sert plus à rien, puisqu'on ne pourrait pas la dépenser (pas la dilapider, ça c'est facile): quelle en est la plus value pour la société humaine ? On vilipende les "politiques" pour leur inefficience; très bien, mais au moins, eux, ils essaient. On attendrait des "riches" qu'ils enrichissent la société de par leur capacités; or ils ne le font pas. Dès lors, il semble légitime de "les forcer" à partager.
Réponse de le 25/03/2015 à 17:16 :
Mais les politiques s'enrichissent aussi, et, comme ils font les lois, ils s'épargnent largement pour payer la redistribution!
Réponse de le 25/03/2015 à 18:20 :
@pm
Le jour où la CGT s'est embourgeoisée en abandonnant la lutte des classes, c'était plié, les riches avaient gagné. Ca va être dur d'y revenir, mais c'est pourtant la seule solution. Pour que les riches paient, il faut qu'ils aient peur.
Réponse de le 25/03/2015 à 22:31 :
Vous me faites peur,jalousie et envie!dommage vous êtes malheureux et vous prônez la dictature!!
a écrit le 25/03/2015 à 15:35 :
"Appauvrir les riches n'enrichit pas les pauvres"
C'est une mauvaise approche du problème.
Par contre, enrichir les pauvres, enrichit rapidement les riches.
Les pauvres ne sont pas avares et dépensent vite leurs deniers qui retournent ainsi rapidement dans le circuit.
Soit par des achats cash, soit par l'obtention de prêts ou crédits, voitures, bien de conso, ou immobilier. (Voir secteur du BTP, premier touché lors de chaque crise).
Donc ils font tourné l'argent et de préférence en France. Lorsqu'ils partent une fois par année à l'étranger, ils deviennent déjà des privilégiés. Pour les riches, c'est une honte des claquer du fric pour des vacances en France, il faut aller se montrer dans les coins branchés à l'étranger.
Automobile, le pauvre achète plutôt français, le riche allemand.
Smartphones, Wiko, marque française, et en plus marseillaise, certainement passée numéro 2 des ventes en France, sera inévitablement snobée par les riches qui sont endoctrinés par Apple.
Riches, sans compter les résidences à l'étranger, les bateaux et jets domiciliés à l'étranger, et les revenus et filiales planqués dans les paradis fiscaux.......
Sous cet angle, il est clair que l'argent des pauvres profite plus à l'économie française.
Tout travail mérite un salaire correct pour subvenir au minimum individuel. Juste en rêve!
a écrit le 25/03/2015 à 14:56 :
Difficile de parler d'argumentation ici, contrairement à certains commentaires élogieux. Un exemple ? L'article agrège 2 faits, la chine a des milliardaires et a une croissance à 2 chiffres. Mais il n'explique pas une quelconque relation de cause à effet entre les 2. Autre exemple, citer comme unique référence idéologique, Frédéric Bastiat et encore de manière tronquée. Je ne connais pas cet économiste, mais il semble donc distinguer 2 sources d'inégalités. Or l'auteur de l'article ne s'attarde que sur une. Il est vrai que si il s'était attardé sur l'autre (l'inégalité de nature) il aurait eu à s'attaquer au problème qu'il s’évertue à cacher : est-il moral (au sens de Locke par exemple, est-ce le fruit d'un travail) que certains amassent des fortunes colossales ? Dernier exemple, parler des inégalités liés au corporatisme comme si l'existence de ces dernières empêchaient presque (ou en tout il serait inutile de s'y attarder) l'existence d’autres inégalités. Cet article est bien à la rubrique opinion. Les faits ne sont compilés que pour approuvés l'opinion préétablie.
Réponse de le 25/03/2015 à 17:28 :
Heu, ca fait déjà bien longtemps que la Chine n'a plus une croissance à 2 chiffres. Une grande partie des produits chinois sont destinés à l'exportations, et les riches milliardaires chinois préfèrent investir en Occident, en Afrique,...... Le marché intérieur chinois est pauvre, donc pour le "cause à effets" c'est réellement râpé! La France arrive, malgré tout, à encaisser la crise et à repartir avec une balance commerciale déficitaire et une démographie galopante, ce que ne pourrait pas faire la Chine.
a écrit le 25/03/2015 à 14:40 :
Réduire la pauvreté tout en ignorant les inégalités est un choix typiquement néolibéral. La pauvreté extrême devient une violation du droit civil à la vie. La philosophie libérale oblige à respecter ce droit humain mais permet d’ignorer les droits économiques et sociaux. Il est tout à fait possible de réduire la pauvreté pendant que les inégalités augmentent, ce qui se passe en ce moment. Or, plusieurs arguments objectifs plaident pour une réduction des inégalités : le sentiment d’injustice sociale, la stabilité politique, le besoin de frontières pour limiter les migrations et l’asymétrie des relations de pouvoir. De plus, comme la Banque mondiale le constate elle-même, les inégalités importantes freinent la croissance et empêchent que celle-ci bénéficie aux pauvres....
Dans le monde, les femmes sont davantage exposées à la pauvreté et aux discriminations. Leurs droits sont souvent bafoués, leurs perspectives d'avenir limitées et leurs voix réduites au silence. Par exemple, dans la plupart des pays qui ont ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, des lois sexistes régissent toujours le mariage, la propriété et l'héritage. L’économie, dans sa nature et ses pratiques, s’attache essentiellement à l’évaluation marchande des biens et des richesses et se place délibérément hors du domaine des relations intra-familiales et sociales. Elle se présente ainsi peu favorable aux femmes qui doivent concilier vie familiale et vie professionnelle, assumer des responsabilités matérielles et ce, sans accéder facilement aux mêmes droits que les hommes. Force est de constater qu’au nord comme au sud, la pauvreté se féminise et l’inégalité des sexes persiste
a écrit le 25/03/2015 à 14:21 :
Piketty démontre que r > g, the guardian s'interroge sur la secu pour tous dans le monde (et pas forcément telle qu'elle est en France) http://www.theguardian.com/society/2015/jan/06/-sp-universal-healthcare-the-affordable-dream-amartya-sen .. Je ne vais pas continuer, les raccourcis et mensonges sont trop nombreux.

Même si je suis d'accord avec certaines affirmations, l'auteur ne démontre rien et ne s'appuie sur aucun travail sérieux. Sur papier cette chronique aurait valu le prix du papier, sur internet, sa valeur est nulle.
a écrit le 25/03/2015 à 14:16 :
Le raisonnement de l'article est douteux....
Il ne s'agit pas d'appauvrir ou non les riches, ni d'enrichir ou non les pauvres mais de répartir équitablement les richesses afin de garantir un semblant d'ordre social...
Oui, Monsieur le journaliste, la pauvreté recule, mais les inégalités augmentent selon l'ONU...
Or, celles-ci sont génératrices de frustrations qui peuvent porter des gouvernements extrémistes au pouvoir. Noter que dans les pays du golfe, l'islamisme radical se nourrit au moins en partie de la pauvreté des populations, tout comme l'a fait avant lui le communisme ou le nazisme.
Et c'est là que le rôle déterminant de l'état intervient. Il s'agit de trouver un équilibre entre le respect de la réussite social et le principe de la solidarité.
Vous prenez l'exemple de la France...Or vous vous trompez. Dans ce pays ce ne sont pas les classes les plus aisées qui sont le plus matraquées fiscalement mais bien les petites classes moyennes et les petits entrepreneurs. Les grandes richesses, personnes morales et personnes physiques, bénéficient des largesses des niches fiscales et de l’accès au droit...
a écrit le 25/03/2015 à 14:08 :
article idéologique au titre réducteur
Donc réponse idéologique! Bien sur que le fait d'appauvrir les riches enrichi mécaniquement les pauvres sinon ce serait simple. toutefois il faut aussi comprendre qu'arrivé à un certain niveau d'accumulation les riches ne savent plus quoi faire de leur argent et leur prendre cet excédent n'entame en rien leur propension à consommer. Autre éléments à prendre en ligne de compte le développement des inégalités entraine la violence et la révolte. évidemment ce n'est pas trop pris en compte au niveau du PIB d'autant plus que pour les USA par exemple la vente d'arme concourre au PIB de même j'imagine que pour les prisons concédées au privé c'est la même chose alors qu'en France c'est une dépense. Comme quoi il est vain de mesurer la vie qu'en terme de PIB ou de richesse!
a écrit le 25/03/2015 à 13:47 :
Ah enfin un bon raisonnement. Merci pour cette article argumenté. Contrairement à ce que certain bien pensant veut faire croire, la richesse entraine une hausse des revenus de l'ensemble de la population. Et le contraire est aussi vrai. La France sous hollande est un bon exemple. Nombreux de gens autour de moi diminue leur horaire de travail. Pourquoi ? Car au dessus d'un certain revenu cela ne sert à rien de travailler, une trop grosse partir par en impot.
a écrit le 25/03/2015 à 13:36 :
C'est une évidence validée depuis longtemps ...! mais les slogans, des promoteurs de l'utopie marxo/socialisme ..., sont basé sur l'hypothèse contraire...! donner aux pauvres l'argent des riches ... pour enrichir le socialisme de cette diversité.........!
a écrit le 25/03/2015 à 13:34 :
Le problème n'est pas d'être plus ou moins riche, le problème c'est de faire "travailler" notre argent a notre place!
a écrit le 25/03/2015 à 13:34 :
Aurez vous le courtage de répondre ici sur l'imposition des très hautes fortunes. Grâce au contournement ou à l'utilisation de lois fiscales, il est possible pour elles de s'exonérer d'impôt. Est ce équitable par rapport aux classes moyennes/supérieures qui sont rapidement imposées à 30/45%. Certes l'imposition française est loin d'être celle qui encourage le plus le climat des affaires. Mais s'il vous plaît, pas de mauvaise fois pour essayer de nous apitoyer sur le sort des très riches.
a écrit le 25/03/2015 à 13:34 :
Les riches ne peuvent s'enrichir que sur le dos des pauvres.Pour cela ils ont un outil efficace:les marchés financiers.Les flux financiers actuels vont des plus pauvres vers les plus riches,nul ne peut le contester!
Réponse de le 28/03/2015 à 9:15 :
Vous avez certainement raison holande et valls sont parfaits dans cette pratique.
a écrit le 25/03/2015 à 13:22 :
C'est avec un raisonnement pareil qu'on engendre crise sur crise.
a écrit le 25/03/2015 à 13:10 :
Enfin une réflexion qui nous aide à sortir du bien pensant socialo marxiste. C'est la même erreurs que les 35 heures. La richesse n'est pas une masse unique susceptible d'être divisée pour permettre aux plus démunis de toucher une part de ce gâteau. Bill Gate n'a pas construit sa fortune sur le dos des " travailleurs ". En étant innovant et créatif il a générer de la richesse dont il fait aujourd'hui profiter de multiples fondations philanthropique c'est cela le capitalisme aujourd'hui.
Réponse de le 25/03/2015 à 21:00 :
Demandez à n'importe quel informaticien ce qu'a inventé Gates et il vous répondra : rien. Par contre il a su créer un monopole et le maintenir par tous les moyens. Ce qui est aussi très loin du credo libéral ...
a écrit le 25/03/2015 à 13:09 :
Il ne s'agit pas de prendre aux riches pour donner aux pauvres; il faut empêcher les riches de prendre aux pauvres le peu qu'il leur reste!!
Que les riches prennent leur part de la création de richesses, c'est normal!
Mais qu'ils s'enrichissent en piochant dans les poches des pauvres ou en détournant cette richesse, c'est une anomalie!
Or, il est patent que les riches s'enrichissent plus vite que ne croit la richesse, simplement pas concentration de la richesse existante!
a écrit le 25/03/2015 à 12:37 :
Et enrichir les pauvres est-ce que ça appauvrit les riches ?
a écrit le 25/03/2015 à 12:34 :
Le problème ce n'est pas les riches, le problème c'est les pauvres. Et pour réduire le nombre de pauvres, il faut bien + de riches... Le but final est d'éliminer les pauvres, pas les riches !! Allez faire comprendre ça à un socialiste !!!
Réponse de le 25/03/2015 à 16:02 :
Allez faire comprendre ça à certains dirigeants qui ne pensent qu'à engraisser leurs actionnaires qui mettent la pression.
Ils ont déjà du mal à investir durablement et pour le long terme, alors les salaires.......
Il ne suffit pas de crier maintenant "la crise" "les taxes" " les réforme de structures", encore fallait-il bien avant la crise, lorsque les moyens étaient présents, consolider son entreprise, sécuriser les moyens et booster pour bagarrer à l'innovation et à l'export.
Certains ont fait le job et s'en sortent plutôt bien en réussissant à amortir la crise (les 2 crises successives).
D'autres, qui s'étaient endormis, se réveillent après la bataille, et évidement, la faute, c'est les autres, le système, mais en aucun cas de leur responsabilité.
Je ne généralise pas, j'écris bien certains, et lorsque je fais les compte autour de mon entreprise dans une Z.I., ils sont plutôt nombreux, les certains.
Ca n'exonère pas non plus les 3 derniers quinquennats qui avaient été plus spectateurs et clientélistes à cout terme, qu'acteurs œuvrant à long terme pour l'entreprise France.
Réponse de le 25/03/2015 à 16:03 :
Allez faire comprendre ça à certains dirigeants qui ne pensent qu'à engraisser leurs actionnaires qui mettent la pression.
Ils ont déjà du mal à investir durablement et pour le long terme, alors les salaires.......
Il ne suffit pas de crier maintenant "la crise" "les taxes" " les réforme de structures", encore fallait-il bien avant la crise, lorsque les moyens étaient présents, consolider son entreprise, sécuriser les moyens et booster pour bagarrer à l'innovation et à l'export.
Certains ont fait le job et s'en sortent plutôt bien en réussissant à amortir la crise (les 2 crises successives).
D'autres, qui s'étaient endormis, se réveillent après la bataille, et évidement, la faute, c'est les autres, le système, mais en aucun cas de leur responsabilité.
Je ne généralise pas, j'écris bien certains, et lorsque je fais les compte autour de mon entreprise dans une Z.I., ils sont plutôt nombreux, les certains.
Ca n'exonère pas non plus les 3 derniers quinquennats qui avaient été plus spectateurs et clientélistes à cout terme, qu'acteurs œuvrant à long terme pour l'entreprise France.
Réponse de le 25/03/2015 à 16:14 :
votre suggestion : "éliminer les pauvres" ?
Vous avez sans doute des solutions...
Réponse de le 26/03/2015 à 19:24 :
Des solutions je ne sais pas, des idées, oui ! Un réel enseignement de l'économie pour commencer... Que chacun soit capable de comprendre les bases, alors qu'en France 1 personne sur 2 ne fait pas la différence entre chiffre d'affaires et bénéfice ! L'éducation sincère est la base de tout enrichissement (pas l'endoctrinement, l'éducation honnête !!). Ensuite, une idée toute bête qui est utilisée dans plein d'états aux états unis: que les gamins, en classe de 6eme, montent une réelle entreprise lors d'un projet, et établissent un "bilan": coût / produits. Souvent la bas c'est une vente de beignets, un stand de limonade, une fabrication de carte... Mais au moins, que chacun soit sensibilisé à l'acte économique...SI chacun en France savait que quand il reçoit 100 euros de salaire l'entreprise qui l'emploie a payé 200 euros, il raisonnerait peut être différemment.Mais je ne me fais plus trop d'illusions... Le pays sombre lentement mais sûrement, comme un "vieux" pays d'un autre temps...

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