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Philippe Mabille, directeur de la Rédaction
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Macron veut un president fort et charismatique a la commission
Piroschka Van De Wouw

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Macron veut un president fort et charismatique a la commission
Piroschka Van De Wouw
Le vote utile l'a finalement emporté sur le vote sanction. C'est le principal enseignement que l'on peut tirer au plan national de ces élections européennes. Avec seulement 200.000 voix d'écart entre le RN, en tête, et la liste LREM-Modem, Emmanuel Macron a limité la casse et retrouvé un peu d'espace politique après six mois d'apnée politique. Les électeurs qui ont voulu adresser un carton rouge à Emmanuel Macron ont porté leurs suffrages vers Marine Le Pen, qui fait le plein de voix chez les catégories populaires. La gauche, qui serait majoritaire si elle cessait la stratégie suicidaire de la division, s'est fait piquer le leadership par Europe Écologie-Les Verts qui devient la première force de gauche, ce qui sera crucial lors des municipales dans les grandes villes.
Quant à la droite, elle a perdu son pari et affronte l'une des plus graves crises de son histoire en ne réunissant même pas la moitié des électeurs de François Fillon autour de son candidat, François-Xavier Bellamy. Le parti dirigé par Laurent Wauquiez s'est fracturé entre ceux qui ont franchi la digue jusqu'ici étanche avec les nationalistes du RN et ceux de la droite modérée qui ont (définitivement ?) rejoint le camp de la majorité présidentielle pour soutenir la ligne réformiste proeuropéenne d'Emmanuel Macron.
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En ce sens, on peut dire que se parachève avec ce scrutin de mi-mandat la recomposition de la vie politique française qui se concentre désormais sur un duel au sommet entre deux options : le RN et l'alliance LREM/Modem. Pour les partis « traditionnels », LR comme le PS, le spectre d'une disparition totale du paysage politique français se profile. Les neuf mois qui nous séparent des municipales de mars 2020 vont désormais rythmer le calendrier gouvernemental. Édouard Philippe, conforté comme chef de file de la majorité, va piloter au pas de charge l'acte II annoncé par le chef de l'État avec des réformes explosives à mener à un train d'enfer.
Philippe Mabille, directeur de la Rédaction