Déficit public : qui s'endette, s'enrichit !

 |  | 2004 mots
Lecture 10 min.
(Crédits : Yves Herman)
OPINIONS. La politique budgétaire européenne de ces dernières décennies avait pour finalité de permettre aux États de l'Union Européenne d'avoir des dispositions communes de solvabilité afin de crédibiliser l'euro. Or, pour contenir la crise du Covid-19, les pays développés ont engagé des dépenses massives et enregistré une baisse sans précédent de leurs recettes fiscales. Par Jean-Claude Mailly, Jean-Martin Cohen-Solal, Steve Ohana, Lionel Melka et Lionel Tangy-Malca (*)

Aux premières dispositions d'urgence prises par les gouvernements, vont succéder désormais des mesures destinées à accroître notre résilience face à de telles pandémies, ainsi que divers plans de relance et d'investissement public visant à reconstruire le tissu économique et social.

Cette crise va ainsi amener, pour plusieurs années, les déficits et endettement publics loin des limites fixées par les traités européens. Ainsi, le déficit prévu pour la zone euro par la Commission européenne pour l'année 2020 s'élève à 8.5% du PIB (0.6% en 2019), et la dette publique à 103% du PIB (86% en 2019).

Sur le plan des politiques monétaires, les Banques Centrales ont lancé des programmes exceptionnels d'achat de dette publique sur les marchés. La Banque Centrale Européenne (BCE) prévoit ainsi d'acheter, selon les termes du Pandemic Emergeny Purchase Program (PEPP), 750 milliards d'euros d'actifs de dette (publique et privée) pour soutenir les Etats dans leurs politiques de relance.

Lire aussi : Le plan de relance européen face au risque de Karlsruhe

Faut-t-il s'en inquiéter ?

L'idée que la gestion des finances publiques serait similaire à celle d'un ménage ou d'une entreprise s'est incrustée dans nos esprits. Or, un ménage ou une entreprise n'a pas la capacité de s'endetter dans une monnaie qu'il serait capable d'émettre par lui-même, ni la possibilité, comme un Etat, de lever l'impôt pour gérer ses revenus.

Il convient ici de rappeler que, jusqu'en 1973, c'est par des avances de la Banque de France au Trésor que l'Etat français finançait ses déficits. La dette publique de la France n'était alors qu'une créance que la Banque de France (un organe de l'Etat) possédait sur le Trésor (un autre organe de l'Etat). L'absurdité de la conception de la dette comme « fardeau différé pour nos enfants » apparaissait alors beaucoup plus nettement que dans le mode de financement actuel par les marchés. Pourtant, la différence entre ces deux systèmes n'est qu'apparente.  En effet, la dette d'un Etat émise dans sa propre monnaie (donc avec le soutien de sa Banque Centrale) peut à tout moment être convertie en monnaie pure et simple (sans maturité). Il suffit pour cela que la Banque Centrale émette de la monnaie pour acheter les titres de dette publique sur le marché. La Banque Centrale peut même ensuite effacer simplement la dette publique de son bilan (opération dite de « monétisation de la dette publique »).

Y'a-t-il eu dans ce cas « défaut » sur la dette ?

Aucunement : les détenteurs de dette publique ont vendu leur titre à la Banque Centrale au prix du marché.

La devise s'affaiblira-t-elle et l'inflation bondira-t-elle suite à cette monétisation ?

Dans les économies développées, où le problème est devenu le manque d'inflation, plutôt que son excès, c'est une issue souhaitable mais pas automatique.... On sait en effet que l'inflation sur le marché des biens n'est pas directement reliée à la monnaie émise par la Banque Centrale (la « base monétaire ») mais à la masse de monnaie totale en circulation dans l'économie, qui est le résultat de tous les prêts octroyés par les banques au secteur privé. Or, cette masse monétaire totale s'est déconnectée de la base monétaire depuis la crise financière de 2008.

Faut-il en définitive s'inquiéter de la dette publique et des déficits ?

Dans un monde sans inflation, où une grande part de la population active est inemployée ou sous-employée, où le secteur privé est surendetté, où les gouvernements émettent leur dette dans leur propre monnaie, avec le soutien de leur Banque Centrale, la réponse est négative. Dans ces circonstances, les déficits publics s'apparentent à une injection de monnaie par le gouvernement dans l'économie. Cette injection augmente le niveau de richesse du secteur privé et facilite son désendettement, sans provoquer d'excès d'inflation car elle permet de remettre la population inemployée au travail.

A cet instant, il conviendrait en revanche de s'inquiéter du retour en vigueur, probablement dès 2021, des critères budgétaires du Traité de Maastricht et du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) : déficit nominal contraint à ne pas dépasser 3% du PIB (0.5% du PIB pour le déficit structurel-ajusté des effets cycliques), objectif à long terme de réduction de la dette publique à 60% du PIB, avec un rythme de réduction de la dette de 1/20 de l'écart à la cible chaque année.

Si ces obstacles aux déficits publics ne sont pas rapidement levés, la zone euro risque d'avoir des difficultés à survivre à cette crise. En effet, cette crise a illustré une nouvelle fois les déficiences de la gouvernance budgétaire et monétaire en zone euro. Comme dans toute crise de demande, le secteur privé manifeste aujourd'hui un fort désir d'épargne. Pour atténuer l'effet du choc de demande, cette épargne doit trouver un débouché dans les déficits publics. Cependant, elle ne peut se diriger vers un actif de dette sûr commun à tous les pays (de type « eurobonds »), un tel actif étant inexistant en zone euro. L'épargne en euro se réfugie donc vers les actifs de dette des « pays cœur » de la zone euro (France, Allemagne, Bénélux, Autriche, Finlande), délaissant les dettes des « pays périphériques » (Italie, Espagne, Portugal, Grèce), perçues par les investisseurs comme risquées. Cette fragmentation de l'épargne, qui concerne également l'épargne provenant des pays périphériques eux-mêmes, aboutit à des écarts de taux d'intérêt (« spread ») insoutenables. Les épargnants expriment le « souhait » de voir les pays cœur dépenser davantage, mais interdisent en revanche aux pays périphériques de le faire. C'est d'autant plus paradoxal que l'Italie est le pays le plus vertueux de la zone euro au niveau budgétaire, la Péninsule ayant réalisé un seul budget annuel en déficit primaire (budget hors intérêts de la dette) au cours des 25 dernières années !

Cependant, les pays cœur refusent de dépenser plus qu'il est nécessaire pour leurs propres besoins. Et dans quelques mois, alors que la phase la plus aigüe de cette crise sera passée, mais que la demande privée sera encore déprimée, ils se verront bientôt contraints de réduire leurs déficits par les traités budgétaires. Face à cette situation, la BCE est tellement contrainte qu'elle ne peut ramener les taux des pays périphériques à des niveaux qui leur permettraient de dépenser suffisamment pour atteindre leur PIB potentiel. C'est ce problème de gouvernance de l'union monétaire qui fait que nous n'avons jamais réussi à sortir de la crise des dettes périphériques survenue en 2010.

Pour sauver les économies européennes, nous avons besoin d'un changement de paradigme dans la façon dont est perçue et gouvernée la dette publique depuis le traité de Maastricht. Les problèmes persistants de la zone euro depuis 2010 ne sont pas le fruit de dérapages budgétaires de la part de supposés « pays cigales » mais d'un manque de dépenses (publiques comme privées) dans les pays en excédent courant (Allemagne, Autriche, Pays-Bas notamment). Le maintien des très forts excédents courants allemands (7% du PIB !), rend en effet très difficile le désendettement (privé et public) dans le reste de la zone euro, en même temps qu'il fragilise l'économie mondiale et empoisonne les relations transatlantiques. Et les limites d'action de la BCE, qui se traduisent par des taux d'intérêt beaucoup trop élevés des pays périphériques par rapport à leur taux de croissance nominale, compromettent encore davantage ce désendettement.

Le plan actuel de la Commission Européenne prévoit l'emprunt à long terme, à des conditions de taux extrêmement favorables, de 750 milliards d'euros, montant qui serait dépensé dans les trois prochaines années, en priorité dans les pays les plus touchés par la crise. Ce plan va dans le bon sens, à condition que l'opposition des quatre pays réfractaires (Autriche, Pays-Bas, Danemark, Suède) parvienne à être surmontée...

Cependant, trois réformes urgentes paraissent s'imposer pour faire prospérer la zone euro. Il faudrait en premier lieu suspendre les critères de gouvernance budgétaires. Puis, obtenir des pays en fort excédent courant, et en particulier de l'Allemagne, qu'ils résorbent ces excédents ou qu'ils les compensent par des transferts fiscaux vers les pays périphériques. Enfin, il faudrait réformer les traités pour permettre à la BCE d'assumer pleinement son rôle de prêteur en dernier ressort aux Etats de la zone euro, en offrant à tous les Etats-membres des conditions de financement semblables à celles de pays monétairement souverains comme le Royaume-Uni, le Japon ou les Etats-Unis. Ainsi, le Japon, qui affiche le ratio dette/PIB le plus élevé des pays de l'OCDE, et les Etats-Unis, qui n'ont plus enregistré un seul budget en excédent primaire depuis 2007, se financent, avec l'aide de leurs Banques Centrales respectives, à des taux inférieurs à leur croissance nominale depuis 2013.

Au regard de ce qui précède, les déficits publics n'apparaissent plus comme un « problème » mais émergent au contraire comme une condition à la relance des économies européennes post-Covid. Les limites contraignantes de déficit ou de dette publique n'ont aucune justification économique. Il en est de même pour les freins aux interventions de la Banque Centrale sur le marché de la dette. Il est plus que temps d'abandonner ces fétiches et ces tabous au bénéfice d'une politique dédiée au plein emploi. Comme l'a si bien exprimé Mark Twain, « les vaches sacrées font les meilleurs hamburgers ».

____

(*) Les co-auteurs* : Lionel Tangy-Malca est Président d'HOMA CAPITAL, Lionel Melka, Directeur de l'analyse émetteur d'HOMA CAPITAL, Jean-Claude Mailly, Jean-Martin Cohen-Solal, Steeve Ohana sont administrateurs d'HOMA CAPITAL

  •  Lionel Tangy-Malca, Président d'HOMA CAPITAL, a près de 20 ans d'expérience dans l'implémentation et le management de solutions d'investissement. Il a notamment été Responsable Institutionnel de Russell Investment pour apporter des réponses aux besoins du marché français. Il a une formation DECF-DESCF, et un DEA d'Ingénierie & Instruments Financiers de l'IAE d'Aix en Provence.
  • Lionel Melka, Directeur de l'analyse émetteur, a débuté sa carrière aux départements respectifs de fusions/acquisitions de Lazard Frères, CA-CIB puis LCF Rothschild comme Directeur. Il est aujourd'hui Directeur de l'analyse émetteur d'HOMA CAPITAL et enseigne à l'Université Paris-Dauphine.
  • Jean-Claude Mailly, Administrateur, il a été secrétaire général de Force Ouvrière de 2004 à 2018. Après avoir quitté ses fonctions, il a rejoint Alixio, société de conseil en stratégie sociale, et accompagne HOMA CAPITAL dans l'intégration de critères ESG dans sa politique d'investissement.
  • Jean-Martin Cohen-Solal, Administrateur, Médecin, il a été Délégué Général de Santé Publique France. Il a également occupé des responsabilités au sein de cabinets de plusieurs ministres de la santé et du commerce extérieur. De 1996 à 2013, il a rejoint la Mutualité Française dont il deviendra Directeur Général (2009) puis Délégué Général auprès du Président. Il accompagne HOMA CAPITAL dans ses réponses aux besoins du secteur de la protection sociale.
  • Steeve Ohana, PhD, Administrateur, il contribue au développement de la recherche d'HOMA CAPITAL. Il a été professeur associé de finance à l'ESCP Europe. Il est expert en gestion des risques de matières premières et en gestion de portefeuille où il exerce également en tant que chercheur publiant ses innovations dans des revues internationales. Steeve est diplômé de l'Ecole Polytechnique de Paris, il est également Docteur en Sciences de Gestion.

Lire aussi : Budget : avec 40 milliards de plus pour les entreprises, la dette publique va s'envoler à 120,9% du PIB


Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/06/2020 à 21:29 :
Très bon article d'opinion. Clair et intéressant. Si je comprends bien, la solution est simple : 1/ plus de critères politiques à la dette (chacun peut s'endetter autant qu'il le veut), 2/ on force les états créditeurs à dépenser sans compter pour qu'ils rejoignent le troupeau (interdiction d'être trop vertueux), 3/ l'intérêt de la dette est garanti par la BCE qui fait tourner la plancher à billet à vitesse variable selon les pays (on garanti on moins vertueux qu'il n'y aura pas de conséquences). Dans le principe, je comprends que ça peut marcher. Dans le réel, je vois l'intérêt pour les pays cigales, mais j'ai du mal à le voir pour les pays frugaux qui gèrent mieux leurs budget depuis 15 ans et qui vont garantir la dette des autres. Ça demande une vision politique très forte et qui soit coordonnée indéfiniment entre les pays.
a écrit le 09/06/2020 à 18:11 :
On a tout de même, si on suit ces "raisonnements", du mal à comprendre la raison pour laquelle il existe encore des pays pauvres! Je suggère d'envoyer M.Mailly et sa fine équipe en Haïti pour gérer la gourde, et la dette du pays, afin de soulager les pauvres paysans! Le plus grave est que le "dialogue social" devrait, aux dires de ceux qui considèrent que tous les arguments, y compris les plus absurdes, doivent être doctement écoutés, et intégrés...Tout le monde sait que ce déversement d'argent public (de dette publique devrais-je dire), de façon non productive mais par simple empathie pour les chômeurs, et arrosant des secteurs voués à se réduire très significativement (le transport aérien, la voiture..), va mal, très mal finir.
a écrit le 09/06/2020 à 11:33 :
Article savoureux:alors comme ça,l'injection de liquidités dans le système privé augmente les richesses du secteur privé?Cela serait vrai si l'on injectait de l'argent dans des entreprises qui soient rentables un jour ou l'autre.Pour le moment on arrose du sable .
a écrit le 09/06/2020 à 8:59 :
Il y a même plus simple, pas besoin de passer par la dette pour la monetiser ensuite. Le ""going direct"" Standing Emergency Fiscal Facility des méchants ultraliberaux exploiteurs du peuple de Blackrock. Les banques centrales financant a fond perdu les etats pour alleger le fardeau du contribuable. Pourquoi se compliquer la vie en passant encore par de nouvelles dettes?

J'avais trouvé cette idée trop géniale mais malheureusement c'est pas très orthodoxe, alors très, trop peu repris dans les discussions
a écrit le 08/06/2020 à 17:08 :
Les maîtres mots sont "Crédibiliser l'euro", question que l'on ne se posait pas lorsque les monnaies nationales avaient cours et reposaient sur l'économie du pays! Maintenant on fait l'inverse en faisant reposer l'économie sur l'euro et on voit les résultats!
a écrit le 08/06/2020 à 15:30 :
si la théorie de ce monsieur est si bonne qu'il nous explique pourquoi l'Allemagne qui depense comme la France 11,2 du Pib se sort bien de l'épidémie est pas nous ?????

ET si notre France avait ete moins endettée pendant la crise de 2008 nous n'aurions pas souffert autant .Pourquoi l'Allemagne avec 15 ministres s'en sort bien et nous avec 35 c'est le fiasco ..
Réponse de le 08/06/2020 à 23:57 :
Dans chacun des 16 lands Allemands, il y a autant de ministres que dans le gouvernement fédéral ce qui en fait en réalité beaucoup plus qu'en France.
Réponse de le 09/06/2020 à 21:13 :
Vous avez raison de dire que dans chaque land, il y a des ministres. Tout comme vous avez des élus et hauts fonctionnaires affectés à chaque responsabilité de ministère dans chaque région française. Ce qui fait encore plus de 'responsables' en France qu'en Allemagne.
a écrit le 08/06/2020 à 13:50 :
La France a déjà fait faillite plusieurs fois dans l'histoire et les citoyens ont tous perdu, sauf les bien immobiliers et encore.
N'ayez pas peur, ce sera la même chose dans quelques années....
Pourquoi l'état aime les livrets A, car s'est facile à les confisquer.
a écrit le 08/06/2020 à 13:47 :
Si ce que vous expliquez est vrai alors pourquoi les USA ont ils une dette très élevée et pourquoi ne l'effacent ils pas par l'intermédiaire de la FED ?
a écrit le 08/06/2020 à 12:06 :
les pauvres encore plus pauvre et les riches plus riche une tres mauvaise image de la politique en marche
a écrit le 08/06/2020 à 11:40 :
Toute dette contractee se doit d'etre honoree. Croire le contraire est une illusion. Au risque de perdre toute credibilite, ce qui semble devenir l'axiome de la bce.
L'atterissage va etre violent.
a écrit le 08/06/2020 à 10:25 :
La règle des 3%, c'est la volonté pour les Allemands de contrôler l'euro, favoriser leur économie sur le dos des autres pays européens. C'est une politique nationaliste aux relents nauséabonds qu'incarnait parfaitement Schauble.
L'euro n'est pas durable si un fonctionnement identique à ce qui était en place en France avant 1973. Le financement des États ne peut pas être confié au secteur bancaire privé, ni ne peut souffrir de contraintes budgétaires qui annihilent toute marge de manœuvre. La BCE à la "lumière" du Covid19 va (pour le moment) dans le bon sens. La question est de savoir jusqu'où les Allemands laisseront faire. Un reprise en main par l'Allemagne de la politique monétaire de la BCE pourrait précipiter la chute de l'UE et la disparition de l'euro.
a écrit le 08/06/2020 à 10:21 :
Les « frugaux » comme on dit ne représentent qu’une infime partie de la population européenne, Le mode de Prise de décision en Europe est depuis longtemps beaucoup trop « consensuel » au regard de la représentativité de certains états, ce qui engendre une inertie et une inaction permanente. La crise est le bon moment d’engager des réformes à l’initiative des pays moteurs (France/Allemagne) pour plus d’intégration, l’Euro ne s’en portera que mieux et tant pis pour ceux qui veulent rester en périphérie.
Réponse de le 09/06/2020 à 0:05 :
Oui, mais comment réformer cette règle quand les traités prévoient l'unanimité. La seule fois où cela avait été proposé, les Français ont voté contre. Rappelez vous la fameuse constitution de 2005 que peu d'électeurs ont lues mais qu'ils ont rejeté.
a écrit le 08/06/2020 à 9:47 :
Pour les allemands "dette" et "faute" ont un sens similaire, or l'euro n'étant qu'une déclinaison du deutschemark il était irréaliste de penser que cette monnaie ne serait pas guidée par ce profond ressentiment allemand.

Le consortium européen financier avide de dumping fiscal et social était tellement pressée de pouvoir détourner l'argent public des pays membres qu'il a placé la charrue qui n'avait pourtant déjà que trois roues, avant les bœufs générant ce tas de rien aux contours flous en dysfonctionnement permanent.

Mais comme ils peuvent se gaver de dumping fiscal et social que les citoyens européens soient désastreusement gérés, alors que c'est grâce à eux qu'ils se font du fric, ne leur ai d'aucun intérêt. Plus on possède et plus on est possédé.

La monnaie unique est une aubaine pour le seul secteur financier européen, pour les citoyens européens c'est un véritable désastre dont ils subissent les conséquences toujours plus fortement chaque jour. Et comme des gamins apeurés qu'on leur prennent leur nouveau jouet ils ne sont pas prêt de lâcher leur médiocrité générale, bien au contraire toujours près à) descendre plus profond dans la bêtise et le raisonnement aliénant.

En pleine crise économique du fait qu'ils ont arrêté l'économie réelle maintenant ils nous font passer le message via leurs médias de masse qu'ils veulent baisser les salaires qui n'ont jamais été aussi bas ! Ils ont totalement perdu la raison.

"Il n'y a pas d'alternative" = "Dieu seul le sait".
a écrit le 08/06/2020 à 9:10 :
Tous les auteurs de cette article ils ont un raison commercial pour fleurir les effects de surendettement des pays respectives.
Réponse de le 09/06/2020 à 12:47 :
Qu'est ce que cela donne en français dans le texte ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :