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Hausse des taux : 2022 s’annonce déjà comme une année morose sur les marchés

Amaury Goguel

Publié le 15 septembre 2022 à 06:00 - Mis à jour le 15 septembre 2022 à 06:03

C'est aux gouvernements, pas a la bce, de reduire les tensions sur l'energie-lagarde

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ANALYSE. La fin des politiques monétaires accommodantes, confirmée par le nouveau relèvement de taux de la BCE annoncé le 8 septembre, devrait continuer à peser sur les cours dans les prochains mois. Par Amaury Goguel, SKEMA Business School

Jeudi 8 septembre, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé une hausse de ses trois taux d'intérêt de 75 points de base, faisant passer son taux de refinancement au-dessus de 1 %. Il s'agit de la deuxième hausse depuis le début de l'année après avoir opéré son premier relèvement en 11 ans le 21 juillet dernier.

Cette hausse des taux directeurs renchérit le coût du refinancement pour les banques commerciales (BNP Paribas, Société générale, etc.), dissuadant ou renchérissant les crédits à la consommation ou à l'investissement. L'objectif de la BCE est donc là de ralentir une économie jugée en surchauffe, au risque de précipiter une récession. Si la BCE a décidé de frapper fort, c'est qu'elle s'attend en effet à une inflation de 8,1 % en 2022, contre 6,8 % en rythme annuel en juin dernier. Toujours selon le grand argentier européen, la hausse des prix ne devrait ralentir qu'à partir de 2023.

Cette annonce n'est pas une bonne nouvelle pour les marchés financiers qui, s'ils ont semblé plutôt insensibles aux crises de ces dernières années, connaîtront très probablement une année 2022 morose en raison du changement de cap amorcé dans la politique monétaire des banques centrales ces derniers mois.

Des baisses inédites depuis les années 1970

Depuis la crise des subprimes en 2008, les marchés financiers semblaient très calmes, sorte de remake de la « great moderation » observée entre 1982-2007. L'inflation était inexistante, la volatilité moyenne faible et les mesures de soutien, qui se sont amplifiées pendant la crise du Covid-19, omniprésentes. Jusqu'à la fin d'année 2021, rien ne semblait pouvoir ébranler les marchés financiers. L'élection de Donald Trump aux États-Unis en 2016 n'avait pas créé de torpeur financière durable, ni les attentats à répétition, ni le Brexit (deux jours de baisse seulement), ni la crise sanitaire, etc.

Cependant, cette période de calme relatif touche aujourd'hui à sa fin. Depuis le début de l'année, les principaux indices dans le monde sont tous orientés à la baisse. Sur un an, le CAC 40 a perdu plus de 16 % de sa valeur, plus de 20 % pour le Dax en Allemagne, le Dow Jones 15 % et le Nasdaq plus de 27 % aux États-Unis. Des baisses qui n'avaient pas été observées depuis la période de stagflation des années 1970.

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Dans le même temps, les obligations d'État ont également dans l'ensemble plongé, perdant par exemple presque 10 % de leur valeur aux États-Unis au premier semestre 2022, soit la pire performance depuis 1788, juste avant que George Washington ne devienne le premier président !

Il est rare que la performance des actions et des obligations converge conjointement à la baisse un même trimestre ou un semestre. Ce premier semestre 2022 fait donc exception. Cela a rendu très complexe allocation d'actifs puisque la plupart des classes d'actifs ont grandement souffert, y compris les nouveaux actifs digitaux comme le bitcoin qui a perdu près de la moitié de sa valeur ses six derniers mois.

Plus qu'aux crises de ces derniers mois, les marchés semblent avoir réagi aux hausses de taux décidées pas les banques centrales. Début 2022, le forte reprise économique post-Covid et la persistance de l'inflation sous l'effet des crises énergétiques et alimentaires liées au conflit en Ukraine les ont placées dos du mur, dans l'impossibilité de poursuivre leur politique monétaire accommodante avec des taux directeurs au plancher.

Au 25 juillet, la Réserve fédérale américaine (Fed) avait ainsi déjà révisé trois fois ses taux à la hausse depuis janvier, passant de 0,25 % à 1,75 %, tandis que la Bank of England (BoE) a enchaîné cinq hausses depuis mi-décembre, pour passer de 0 % à 1,25 %. Quant à la BCE, elle avait déjà frappé plus fort que prévu lors de son premier relèvement de juillet dernier avant de confirmer le cap lors de sa deuxième annonce du 8 septembre.

L'embellie microéconomique de juillet

Au début de l'été, on pouvait donc s'attendre à une poursuite des baisses boursières sous le double effet de l'inflation généralisée dans la plupart des pays et son corollaire, les hausses induites des taux d'intérêt directeurs par les banques centrales. Or, aux États-Unis comme en Europe, les résultats d'entreprises du deuxième trimestre 2022 ont été historiquement hauts.

Cette bonne nouvelle a constitué un fort moteur des cours au mois de juillet, dont la dynamique a été portée par des facteurs microéconomiques. Au niveau macroéconomique, les taux d'intérêt notamment immobiliers en Europe ont en outre baissé en juillet, en dépit de l'inflation, et la BCE n'a appliqué sa hausse des taux que plusieurs semaines après l'avoir annoncé, début juin. Cette conjonction étonnante d'évènements a pu également porter les cours boursiers sur le mois de juillet.

Au mois d'août, les index sont repartis à la baisse, sans toutefois invalider une dynamique assez positive sur l'ensemble de l'été. Les scénarios les plus noirs, avec les craintes sur l'énergie notamment cet hiver, semblent en effet désormais intégrés dans les prix de marché. Toute amélioration éventuelle de la situation énergétique ou inflationniste pourrait donc être accueillie avec des hausses des cours. En revanche, la politique monétaire et les hausses des taux encore à venir resteront un fort vent contraire.

En somme, la fin d'année a peu de chance d'être excellente et ne pourra donc sans doute pas effacer les pertes du premier semestre.

Alertes à la récession

Certes, de nombreux signaux suggèrent que le pic d'inflation est passé aux États-Unis (baisse significative des coûts logistiques, du fret, etc.). Par ailleurs, les canaux de transmission de la politique monétaire traditionnelle mettent empiriquement entre six à neuf mois à se transmettre dans l'économie réelle. Les effets des hausses des taux directeurs du début d'année en Amérique du Nord ou encore au Royaume-Uni en matière de ralentissement de la hausse des prix devraient donc se concrétiser dans les prochains mois.

Mais les banques centrales affichent aujourd'hui leur volonté de poursuivre leurs politiques de relèvement des taux, comme l'a encore prouvé l'annonce de la BCE du 8 septembre. Ainsi, le président de la Fed, Jerome Powell, rappelait fin août, lors du meeting annuel des banquiers centraux à Jackson Hole aux États-Unis, que l'inflation, historiquement, ne s'est jamais tarie simplement à la suite de hausses ponctuelles des taux mais plutôt après une série de hausses successives et durables. Son discours avait d'ailleurs aussitôt entraîné les marchés financiers à la baisse.

En effet, la politique de relèvement des taux doit être mise en balance avec les risques de saper la croissance économique. Les alertes à la récession se multiplient aujourd'hui dans les grandes zones de l'économie mondiale avec notamment une consommation qui marque le pas après des mois de forte demande post-Covid. Une situation qui pèsera forcément sur les entreprises et les marchés.

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  • Malgré la hausse des taux, les banques peuvent réaliser d’importants gains grâce à la BCE

Par Amaury Goguel, Economist & Academic Dean of the MSc Financial Markets & Investments. Co-author of the book "Managing Country Risk in an Age of Globalization", SKEMA Business School

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Amaury Goguel

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