Il faut dire un NON ferme à la société de surveillance, même temporaire

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(Crédits : JDussueil)
OPINION. Jusqu'où les gouvernements sont-ils prêts à aller pour faire respecter les nouvelles règles ? Surtout, seront-ils capables de revenir en arrière une fois la crise passée ? Par Jean-Christophe Gallien, docteur en science politique, enseignant à l'Université de Paris-Sorbonne(*).

La pandémie que nous subissons est une crise hors norme. Certains ont utilisé le qualificatif de guerre. Partout, les citoyens ont peur. Nous avons peur pour notre santé, pour celle des autres et de plus en plus nous sommes terrifiés par les conséquences économiques et sociales de cette crise.

La demande numéro un faite aux gouvernants est celle d'une double sécurité, sanitaire et économique.

Pour répondre et nous protéger, souvent au prétexte paternaliste de nous responsabiliser, un peu partout sur la planète, les responsables gouvernementaux et administratifs exigent des outils institutionnels supplémentaires. Pas moins de 84 pays ont ainsi décidé de promulguer des lois d'urgence qui donnent des moyens et surtout des pouvoirs exceptionnels aux gouvernements.

Face à un tel cataclysme, il y a eu, côté politique et administratif, comme souvent, dans un premier temps, le déni du réel. On l'a vu en Chine, aux USA, au Brésil, en Grande-Bretagne... en France aussi ! Est ensuite venue la nécessité d'habiller ce qu'on ne comprends pas. Puis la narration bascule, on dramatise la situation et on ouvre, parfois même dans des régimes normalement très apaisés, la porte aux attaques concrètes contre la démocratie. Confinements généralisés et sorties extérieures hyper réglementées voire couvre-feux, interdiction des grands rassemblements et autres manifestations de masse qui ont secouées de très nombreuses géographies en 2019, report des élections sine die voire pire maintient sans que les oppositions puissent faire campagne, soutiens financiers distribués de manière sélective, censures, répressions violentes contre ceux qui dérogent à l' « effort collectif » et mettent en danger la nation.

Sans caricaturer le réel on peut même parfois légitimement s'inquiéter de la porosité entre démocraties de crise et régimes autoritaires.

L'applications d'outils digitaux de surveillance généralisée, l'utilisation potentielle de drones, l'introduction de capteurs de reconnaissance faciale, la mobilisation de délations ... gagner la guerre contre le virus justifierait le basculement, temporaire certes, dans un espace temps hybride entre démocratie et société de techno-surveillance autoritaire. Un dôme sombre recouvre la vie réelle de certains pays. Journalistes, opposants politiques, activistes des droits de l'homme... tout l'espace public est paralysé voire attaqué. L'opacité domine. La corruption se renforce. Et la confiance s'érode.

Lire aussi : Tracking : pourquoi le projet d'application StopCovid est si controversé

Même en France, l'état d'urgence sanitaire propose une série de questionnements au delà des garde-fous.

On peut imaginer qu'une fois la « guerre » enfin gagnée, de nombreux gouvernements abandonneront ces pouvoirs d'exceptions. Parions aussi que dans certains cas, en particulier là où les racines démocratiques sont peu profondes et les contrôles institutionnels approximatifs, les situations seront gelées, les pouvoirs maintenus, voire les élections oubliées.

Nous n'avons qu'une seule terrible certitude. C'est que, si malheureusement la bataille dure, le coronavirus va ajouter de la crise économique, de la pauvreté, des gens vont encore tomber malades, d'autres vont mourir et de plus en plus d'habitants de ce Monde vont hurler leurs colères. Le coronavirus ne sera pas vaincu par l'espionnage généralisé de la société de la surveillance, encore moins par la propagande et la répression des opposants. Seuls les résultats concrets seront évalués par les peuples.

Si les gouvernants et leurs administrations ne sont pas en cause dans la naissance et la propagation du virus depuis la Chine, ce ne sont pas les citoyens qui sont les responsables des hésitations, impréparations, erreurs et autres impostures qui nous ont conduit dans cette situation inédite et chaotique. Et nous sommes projetés, nous citoyens, au cœur de ce grave défi d'un réel démocratique se durcissant pour répondre aux attaques du virus.

C'est dans notre vigilance citoyenne que réside l'antidote à ces tentatives de détournements politiques et économiques.

Si nous ne sommes pas vigilants, ces dérives pourraient façonner la vie civique, la politique, l'économie et nos vies individuelles pour les décennies à venir. Il ne peut y avoir de doute, nous ne pouvons laisser, ici, s'ouvrir la porte et donner l'impression que nous aussi nous acceptons le « techno-autoritarisme » même soft. Les régimes qui pratiquent déjà de telles méthodes seraient même légitimés par nos démocraties.

L'équilibre est instable et fragile tant nous sommes inquiets de notre présent et terrifiés par l'avenir proche. Et puis surtout nous avons déjà offert tant de parts digitales de nous même, de nos vies, parfois jusqu'à notre libre arbitre à des acteurs privés, cette fois, ceux que nous appelons les GAFAM, ceux qui se nourrissent, encore plus depuis le confinement, de nos servitudes volontaires, et qui, comme par hasard sont à l'affut, proposant leurs services « désintéressés » comme la Chine avec son Sesame Credit, à des gouvernements démunis.

Il faut dire non à la société de surveillance. Maintenant.

___
(*) Par Jean-Christophe Gallien
Politologue et communicant
Enseignant à l'Université de Paris la Sorbonne
Président de j c g a et Directeur de Zenon7 Public Affairs
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

Lire aussi : Déconfinement : le port du masque et la distanciation dans les transports seront obligatoires

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Commentaires
a écrit le 01/05/2020 à 12:17 :
C’est trop tard ...
dans les 1981 nous étions déjà surveillés , écoutés , tracés ... bref c’est une
Pierre de fondement des sociétés actuelles mondiales :
Ce n’est pas trop démocratique mais les autorités veulent «  contrôler «  absolument.
C’est comme avec la presse :
Tout est contrôlé dans le moindre détail ( des fois ils se plantent c’est pour ça que l’IA sauve la mise ) , après notre planche de «  salut «  c’est notre esprit critique et notre bon sens , et notre ouverture et notre diversité d’apprentissage de la culture générale et des méthodologies de vérification des données et des informations.
a écrit le 29/04/2020 à 21:25 :
Bref! Une mise en place de surveillance sera toujours récupérer par de plus "malins"!
a écrit le 29/04/2020 à 20:24 :
Le confort est une forme de sécurité, les années glorieuses en ont généré énormément de confort, notre génération est paramétrée à échanger ses libertés pour du confort/sécurité, je suis entièrement d'accord avec vous il faut que ceux qui le peuvent encore alertent l'opinion publique tellement assoupie par des médias de masse tellement efficaces il faut bien le dire aussi, ces gens qui s’invitent chez nous pour nous dire comment nous devons vivre ont une telle influence sur les cerveaux, cela allant bien plus loin que "vendre du temps de cerveau disponible à coca cola", beaucoup plus loin.

L'autre élément, terrible, de plus en plus visible, étant que si nous étions en démocratie nous n'aurions pas ce débat là. Oui il y a de quoi être inquiet surtout quand ces médias, reflets de l'état d'esprit de la classe dirigeante, font la morale sur ces américains désobéissants, appuyant sur le fameux "qu'ils sont débiles ces américains", qui envahissent plages et rues ou bien nous parlent de suite, sans aucun recul, sans aucune critique,de tout ces programmes pour nous surveiller, de leur future date de mise en route, comme si c"était normal, la voie à suivre. Et ensuite tout s’enclenche tout seul, toute la sémantique sécuritaire la plus froide se met en place nous rendant totalement impuissant devant cette forme de fin de l'humanité.
a écrit le 29/04/2020 à 19:09 :
Jean Christophe Gallien ouvre toujours les frontières du débat. Ce dont nous avons toujours besoin. Et là, pour une fois il est un peu trop doux avec un réel beaucoup plus inquiétant.
a écrit le 29/04/2020 à 19:06 :
Voici une analyse qui pointe une série de dérives plus qu'inquiétantes pour notre futur collectif et individuel. Au passage, je n'en peux plus de ces petits ayatollahs anonymes qui viennent cracher leur haine sur vos espaces de commentaire plutôt que de débattre. Je ne suis pas toujours ok avec Jean Christophe Gallien mais ses approches sont toujours argumentées et ouvrent les espaces de réflexion. Ce dont nous avons toujours besoin.
a écrit le 29/04/2020 à 18:49 :
Votre analyse est très bonne mais un peu en dessous du réel. Ici comme ailleurs. Il faut en effet se mobiliser très fortement pour nous éviter l'installation de ce capitalisme de surveillance généralisée ! Bravo mais poussez plus fort !
a écrit le 29/04/2020 à 15:55 :
Affolant de voir autant de bêtises et d'absence de toute analyse objective de relations de cause à effet, un tableau noir des excès des gouvernements comme si tout allait bien, qu'il n'y avait rien à faire ni décider, que tout ce qui est fait est malveillant : ahurissant d'esprit partisan, sectaire, à sens unique..

et prof à la sorbonne !!! pas étonnant que notre mays soit aussi nul en économie, aussi politicien et vindicatif. C'est pas avec ce genre d'enseignants qu'on va progresser.
Et quand on pense qu'il sont payés au moins 2 fois celui d'un patron de pme, y'a de quoi avoir la rage...l'électorat à mélanchon à l'oeuvre pour "la bonne cause", bravo !!
Réponse de le 30/04/2020 à 0:35 :
Et vous, de constater autant de bêtises crasse. Macronienne peut-être, ou ultralibérale dénouée d'émotions et d'empathie ? Y a pas de honte à trouver du plaisir dans la souffrance de son prochain. Parce qu'en matière d'esprit et de comportement sectaires les Macronistes/LREM/Modem sont des modèles du genre. Du grand art !
a écrit le 29/04/2020 à 15:45 :
total délire, la liberté totale et absolue quel qu'en soit le nombre de morts !!
des théoriciens assis à la droite de dieu et qui préchent des principes et idéologies dénus de toute analyse des conséquences.

D'abord il n'y a pas de libertés totales, il y a quantité de mesures pour limiter le terrorisme, la criminalité, la délinquance, les excés, c'est ça ou plus de dommages.
En plus google peut vous donner tous vos tracés par semaines, connait tout de vos habitudes d'achat, comportements, caractéristiques de vie mais pas de pb, mais si le gouvernement veut limiter les morts par une appli qui évite de façon anonyme les rapprochements entre individus, c'est hors de question sans discussions.

Marre de la politique politicienne et des ces détracteurs orientés qui donnent des leçons comme si on était un pays totalitaire, militaire...et eux, ils sont de quels bords ? à tout hasard, est ce qu'il ne défendent pas des idéologies et politiques qui ont fait des dizaines de millions de morts par le passé ?

la vraie vie c'est des compromis tous les jours, gagner sur un plan tout en concédant sur un autre, pas des principes absolus par principe, et de grâce, surtout pas par des enseignants autant hors sol que nos énarques, à ne jamais se demander d'où vient l'argent qui tombe tout seul chaque mois...
Réponse de le 29/04/2020 à 18:31 :
Mon activité pro principale est beaucoup plus dans le sol que ce que vous pourriez croire. Je suis même en cours de création de 2 applis où l'humain reprends toute sa place dans le digital. Il y a des abandons que certains d'entre nous ne voulons pas ! Remettons de l'humain dans le digital et dans nos socétés !!!
a écrit le 29/04/2020 à 13:31 :
un instrument de cette sorte aux mains d'un état suspicieux, fouineur, inquisiteur et sa manie de croiser les fichiers, me fait instantanément refuser, aucune confiance, aucune.
a écrit le 29/04/2020 à 12:53 :
VACCIN + TRAÇAGE = objectif à peine dissimulé
Il faudrait déjà refuser l'appli covid-traçage, comme le paiement sans contact et autres dispositifs soft pour nous accoutumer
Réponse de le 29/04/2020 à 16:13 :
Je ne comprends pas:si vous n'avez rien a vous reprocher,vous n'avez rien a craindre.c'est du bon sens ,non?
a écrit le 29/04/2020 à 12:49 :
Je ne suis pas fan des méthodes de pistage mais je pense qu'à circonstances exceptionnelles on peut tolérer des mesures particulières du moment que temporaires. et ce d'autant plus que là, l'usage est en vue de limiter la pandémie et non pas d'utiliser les données à des fins commerciales. Je suis surpris de la virulence de ce débat alors que pour la majorité des citoyens livrer en pâture sa vie privée à n'importe quel GAFA/BATX ne pose aucun pb. Chacune de ses sociétés dès que vous commencez à utiliser ses services sait avant tous vos proches quelles sont vos relations, vos déplacements, vos achats, vos tendances, vos évolutions, vos envies, vos fantasmes, si vous attendez un enfant, si vous êtes malade... et que l'on ne dise pas que l'on choisit. Quel choix avez vous d'utiliser un téléphone qui ne tourne pas sous Android (Google) ou IOS ? qui lit les clauses qui si vous les refusez vous interdisent l'accès à 95% des applications et fonctionnalités de votre téléphone ? Combien d'entreprises utilisent les services d'Amazon sans savoir où sont les données ? et en comprenant bien que le gouvernement américain y a accès sans réserve? personnellement j'ai moins de réticence à laisser pister mon téléphone pour limiter la propagation d'un virus que d'être dépouillé de toute ma vie privée par des sociétés qui ne sont là que tout asservissant leurs propres employés de surcroit. Et rien ne m'empêche de sortir sans mon smartphone si vraiment ça me pèse. Bientôt face à la faiblesse accrue des états sous les coups de pseudo spécialistes qui n'ont comme occupation que de critiquer et non de construire, ce sont ces grandes entreprises GAFA/BATX qui dicteront votre vie et ce ne sera pas plus rose...
Réponse de le 29/04/2020 à 18:28 :
Pseudo spécialiste !!! je prépare depuis 2 ans une enquête en profondeur sur les enjeux de cette dictature soft mais de moins en moins qui jouen sur nos faiblesses ... et que dire de sesame credit en Chine !
Vous n'êtes pas obligé d'insulter pour débattre. Allons au fond et dans les faits et vous verrez que ce qui est à l'oeuvre est à maîtriser !
a écrit le 29/04/2020 à 12:11 :
blablablabla liberté blabla dictature blabla traçage.... quand le gouvernement dit blanc faut forcement dire non. Vous n'utilisez ni apple ni google ni facebook ni aucun site d'achat ? Ils vous tracent mais vous vous en foutez car vous y voyez un avantage $$$$$$$$$$$
Réponse de le 29/04/2020 à 18:25 :
J'évoque et réprouve nos servitudes volontaires et nos vies en parties offertes aux GAFAM. Soyez-en bien certain !
a écrit le 29/04/2020 à 11:03 :
Une mise en place de surveillance sera toujours récupérer par de plus "malins"!
a écrit le 29/04/2020 à 9:47 :
Hors de question d’être encore plus fliqué, déjà c'est assez fort.
a écrit le 29/04/2020 à 8:21 :
Il n'est pas utile d'adopter un ton aussi hystérique pour passer votre message, c'est même contre-productif. Le traçage est mort-né dans la mesure où techniquement il conduit à contaminer numériquement la France entière sur le très court terme. Bluetooth oblige.
Réponse de le 29/04/2020 à 11:05 :
@Frank
Le message est loin d'être hystérique, il est même en dessous de la vérité.
Fondamentalement, ce sont les valeurs, les libertés, la démocratie qui sont en jeu. L'hystérie est dans l'hypermediatisation médicale, sanitaire sur fonds d'enjeux politiques, d'egos, d'intérêts financiers.
Avec une économie par terre, les errements du gouvernement, le futur à moyen terme est sombre. Le contrôle des populations est une tentation de tous temps dont les conséquences ont toujours conduit au désastre.
Réponse de le 29/04/2020 à 11:09 :
@Frank
Le message est loin d'être hystérique, il est même en dessous de la vérité.
Fondamentalement, ce sont les valeurs, les libertés, la démocratie qui sont en jeu. L'hystérie est dans l'hypermediatisation médicale, sanitaire sur fonds d'enjeux politiques, d'egos, d'intérêts financiers.
Avec une économie par terre, les errements du gouvernement, le futur à moyen terme est sombre. Le contrôle des populations est une tentation de tous temps dont les conséquences ont toujours conduit au désastre.
Réponse de le 29/04/2020 à 18:24 :
Pas hystéro du tout ! Juste observateur de ce qui est à l'oeuvre !
a écrit le 29/04/2020 à 8:09 :
Faut-il sauver ceux qui refusent de se faire vacciner et refusent de faire des stocks de précaution (masques, médicaments, blouses, lits, réanimateurs...), et pour cela pénaliser tous les autres ? Surtout pour un "petit danger très relatif" comme celui que représente le covid19 par rapport à Ebola, à la variole ou à la peste... L'hygiénisme fait des ravages chez les personnes qui découvrent qu'il faut se laver les mains. Il faut arrêter de perdre notre humanité parce que nous avons peur. Naître, c'est avoir la certitude de devoir mourir un jour...
Réponse de le 29/04/2020 à 18:23 :
Vous écrivez la suite de mon texte ! Full ok avec vous !
a écrit le 29/04/2020 à 7:57 :
Camera de surveillance faciale, application smartphone de surveillance cela ne me gêne en rien si cela permet de vivre dans une société un peu plus sécuritaire.
Qui a intérêt à ne pas vouloir être « surveillé « 
Il ne faut pas tomber dans la parano ! Au lieu de perdre son temps à disserter et philosopher on ferai mieux de déposer des brevets pour être les premiers dans le domaine de l’intelligence artificielle.
a écrit le 29/04/2020 à 7:54 :
Un sain rappel: société de surveillance, nous y sommes, et société infantilisante, patriarcale, qui nous demande de faire des mots de sorties pour acheter une baguette de pain. L'Etat n'a pas confiance en ces citoyens, il estime qu'il importe pour nous protéger de prendre le contrôle de nos vies. Et que dire de ce déni de l'évidence: tous ne sont pas à même risque devant la maladie, 90% des décès étant des personnes âgées et des gens en fort surpoids.., même si évidemment, il y a toujours la possibilité d'un drame moins attendu. Pourquoi demander à tous les mêmes comportements? Société de un égalitarisme forcené, niant nos personnes aussi! Et ceci est aussi visible dans les interdictions sans fondement pratique au puisqu'un parisien génère plus de risque en allant se promener dans un bois qu'un habitant de la Creuse..
Réponse de le 29/04/2020 à 18:22 :
Vous êtes dans le vrai, mais nous sommes potentiellement à un moment de basculement vers la une suite très surveillée.
a écrit le 29/04/2020 à 6:52 :
D'accord avec vous, je vous conseille donc de quitter facebook, twitter, instagram sur le champs de cesser d'utiliser google map pour vous orienter. Non?
Réponse de le 29/04/2020 à 18:20 :
Servitudes volontaires ! J'en évoque aussi les dérives dans mon papier.
a écrit le 29/04/2020 à 1:03 :
C'est une réflexion intéressante mais on est en plein confinement quand même, nos libertés fondamentales ont été mises en suspens et il n'y a pas eu besoin de technologie pour cela. Je sais que ces mesures sont légitimes mais si nous voulons éviter autant que possible de nous retrouver dans cette situation alors les outils digitaux sont une option.
a écrit le 28/04/2020 à 23:52 :
je me permets de rappeler la toute fin du discours de Philippe.

"Je proposerai au Parlement d'adopter prochainement une loi qui, en plus de proroger l'état d'urgence sanitaire au-delà du 23 mai, peut-être jusqu'au 23 juillet, autorisera la mise en œuvre des mesures nécessaires à l'accompagnement du déconfinement......"

On est en train de prendre la route des dérogations permanentes à l'état de droit, sous prétexte d'une catastrophe naturelle.

Rappelons qu'on doit à LREM, le matraquage des manifestants et les condamnations judiciaires des opposants politiques, les assignations à résidence, la mise au chômage forcé, les ausweis, l'abus des procédures d'exceptions sous pretexte de terrorisme.

Et après le 11 mai, quel sera le sort des millions de chômeurs qui se retrouveront à Pôle emploi? Une forme de travail forcé?
Réponse de le 29/04/2020 à 18:19 :
Je suis full oki avec vous ! Ce papier dit très clairement ce qui se passe sous couvert de bataille sanitaire !
a écrit le 28/04/2020 à 21:45 :
Docteur en science politique. Ce n'est pas la première ligne, ni la deuxième, ni la troisième...

Ce monsieur est prêt à mettre en danger un nombre important de gens sous prétexte de ne pas vouloir la solution envisagé par le gouvernement avec un suivi TEMPORAIRE, OPTIONNEL (et en grande partie ANONYMISÉ).

Un article indécent sûrement écrit depuis un bureau confortable et sécurisé. Je suis en colère.
Réponse de le 29/04/2020 à 7:57 :
Votre colère n'a jamais gouté pleinement à la dictature, car elle s'orienterait différemment aujourd'hui ...
Réponse de le 29/04/2020 à 18:16 :
Pas depuis un bureau confortable et sécurisé ! Ne soyez pas en colère, regardez autour de vous et observez sereinement ce qui est à l'oeuvre ! Et que savez-vous de ma présence sur un terrain de première, deuxième ou aucune ligne ! Rien ne vous autorise à insulter. On peut débattre même en temps de crise.
a écrit le 28/04/2020 à 21:14 :
Corée du sud & Taiwan : aucun confinement massif de la population. Faible impact économique. Faible impact sur finances publiques. Confinement a l'arrivée sur le territoire, dépistage massif ET suivi géolocalisé des individus porteurs pour isoler et confiner les malades et les suspectés malades. Conclusion : Il est plus logique de confiner uniquement les porteurs et les personnes qui les côtoient que toute la population, car cela permet de rendre sa liberté à tout le reste de la population. Le gouvernement serait bien plus avisé de réfléchir en terme de moindre impact sur la majeure partie de la population de son peuple, donc viser à étanchéifier les frontières, mettre un sas de confinement aux portes du territoire, puis confiner chaque malade et chaque suspectés malades (et pour cela, il faut faire un suivi géolocalisé de chaque individu).
Réponse de le 29/04/2020 à 8:42 :
Dans nos démocratie, le succès passe par la confiance mère de l'adhésion, hors l'affaire des masques du gel des tests, Etc. a introduit une baisse de confiance. En outre une opération réussie passe par quelques idées et beaucoup de modalités d'application là il y a trop de bavardages..
a écrit le 28/04/2020 à 21:09 :
Trop tard !
a écrit le 28/04/2020 à 20:40 :
Bravo pour cette analyse pertinente et parfaite de la situation que nous vivons,on se demande mème si cette présentation de lutte technologique ultra sophistiquée n 'est la que pour masquer l'inaptitude complète a fournir une réelle solution de soins .Nous attendions une réponse médicale et nous avons droit a une réponse policière.
Réponse de le 28/04/2020 à 21:17 :
En terme de santé publique, comme dans toutes les sphères, la prévention est préférable à la réaction. Il est préférable de localiser les malades et les isoler pour éviter qu'ils contaminent du monde, plutôt que de laisser tout le monde se contaminer et leur administrer un malade. Chloroquine ou pas, le meilleur remède est d'éviter de tomber malade. Et pour cela, la technologie propose des solutions. faites une recherche de comment fonctionne Taiwan, c'est enrichissant.
a écrit le 28/04/2020 à 20:31 :
Cette société de surveillance dont vous ne voulez pas est celle à laquelle vous adhérez en vous connectant sur Google et avec Facebook, Twitter et autres... soyons cohérents !
Réponse de le 29/04/2020 à 8:10 :
Donc si on est entourés de mauvais choix, un de plus ne s'observe même plus - c'est ce que vous voulez dire ?
Bizarrement tous les partisans de cette application "miraculeuse" échouent à observer que l'adhésion à GAFA n'est pas obligatoire mais suite à un choix personnel (et les GAFA disposent de ressources infiniment plus spécialisées que l'état), alors que l'application en question est forcée contre le choix informé du citoyen, qu'elle est développée par des idéologues et non pas par des spécialistes, que l'approche technologique choisie est discutable et se base sur une énorme faille de sécurité (que des personnes mal intentionnées n'hésiteront pas à exploiter) et que la situation actuelle est issue de l'incompétence crasse de ceux mêmes qui aujourd'hui sont prêts à brader la liberté de ceux qui les nourrissent.
Libre à vous de faire votre choix, mais ne me l'imposez pas à moi !
Réponse de le 29/04/2020 à 8:58 :
@citoyen
Le commentaire de Michel prend tout son sens à la lecture de votre commentaire : deux poids deux mesures. L'utilisation des données privée ce n'est pas grave quand c'est pour du fric, quand c'est pour maîtriser une épidémie c'est une violation grave des libertés individuelles.
Réponse de le 29/04/2020 à 18:11 :
Je ne veux pas de celle que je décris aussi ! Ni celle des Gafam, ni celle des BATX ... lisez-moi !

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