Journée du 8 mars : l'égalité réelle, une nécessité ! (Agnès Pannier-Runacher)
Agnès Pannier-Runacher et un collectif des membres de Territoires de Progrès
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En cette Journée Mondiale des Droits des Femmes, nous célébrons une victoire historique pour l'égalité et la liberté des femmes en France et dans le monde : le droit à l'interruption volontaire de grossesse est désormais inscrit dans la Constitution française. Cette avancée majeure est le fruit d'années d'une lutte acharnée menée par les défenseurs, femmes et hommes, des droits des femmes. Des défenseurs de l'idéal dont nous, militantes de Territoire de Progrès, avons toujours accompagné les combats.
Pourtant, cette victoire ne doit pas nous faire oublier les obscurantismes conquérants.
En effet, partout, les droits des femmes continuent d'être remis en cause. A travers le monde, bien sûr. Mais également dans notre pays où les populistes et les fondamentalistes religieux mènent l'offensive. Il nous faudra donc tout le courage et la détermination d'une Simone Veil, d'une Gisèle Halimi ou d'une Simone de Beauvoir pour poursuivre leur combat pour l'égalité et la justice.
La lutte pour l'égalité des sexes transcende les générations et les frontières. Comme le rappelle Élisabeth Badinter : « Le féminisme, ce n'est pas un combat contre les hommes, c'est un combat pour l'égalité ». Cette égalité va bien au-delà de la simple reconnaissance des droits reproductifs. C'est une bataille pour l'autonomie, la dignité et la justice. Pour toutes les femmes, quelles que soient leurs origines sociales ou leurs parcours de vie. Car l'égalité ne se négocie pas, ne se moyenne pas, ne s'ajuste pas. L'égalité des droits est la condition première à tout. Il ne peut y avoir dans notre pays de demi citoyen ou plutôt, de demie citoyenne.
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Que dire alors des obstacles dressés dans les carrières professionnelles des femmes en raison de leur genre ? Que dire des discriminations salariales qu'elles subissent et que représente ce quart qui fait l'écart entre le salaire d'une femme et celui d'un homme ? Que dire de la surreprésentation des femmes dans les emplois précaires, aux horaires inconciliables avec une vie normale, sans sécurité financière ni protection sociale adéquate ? Que dire de leur sous-représentation dans les métiers scientifiques, techniques et numériques, ceux qui payent bien et assurent un emploi durable ?
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